E — GENTILS
quarante-cinq , réduits à vingt-quatre par Henri IV , |>orté* par Louis XIV à vingt-six , remplissant leurs fonctions par semestre. Leur nombre devint plus tard illimité. Ils étaient chargés d'apporter aux parlements , aux élats généraux , aux cours souveraines , les compliments du roi, ou les marques de dignité qu'il leur réservait. Ils devaient assister au lever «t au coucher du monarque, pour lui rendre compte des ordre* qu'ils avaient reçus de lui et en recevoir de nouveaux, ils étaient envoyés quelquefois dans les cours étrangères, . -.ce le titre de ministre extraordinaire, pour y notifier les naissances, les mariages ou les décès des princes de la famille royale, ou pour y remplir des missions secrètes. Aux funérailles des enfants «le France, quatre gentishommes'ordinaires tenaient les quatre coins du poêle , et le corps était porté par quatre autres. Ils avaient ce qu'on appelait bouche à la cour, et ne prêtaient point serment de fidélité. Cette charge n'était pas interdite aux simples roturiers : Malherbe, Racine et Voltaire reçurent le titre de gentilshommes ordinaires de la chambre du roi ; mais ces titres, qu'ils anoblissaient par leurs talents, étaient purement honorifiques. \a Restauration n'eut garde de ne point rétablir les ! gentilshommes de la chambre et leurs importantes attributions ; c'était même là un titre fort recherche sous Louis XVIII et sous Charles X , et qu'ambitionnaient vivement tels et tels hommes politiques, transformés plus tard en austères et incorruptibles républicains. Le costume officiel de* gentilshommes de la chambre était des plus galants : Frac à la | française , couleur bleu barbeau , brodé or sur toutes les ! coutures ;ciilotteet gilet de casimir blanc; chapeau a plumes ! blanches. Dcfet (d<> l'Yonoe).
GENTILLY, village situé au sud de Paris, en partie 1 dans son enceinte continue, sur la Bièvre, avec I3.S77 habitants, nn hospice de la vieillesse (hommes) et d'aliénés a B icètre, une exploitation de pierre , des glacières , des blanchisseries , des fllatnres de laine et de soie , une imprimerie sur étoffes , des fabriques de cuirs et cartons vernis, de souliers , de tissus de soie pour chapeaux , de noir animal , de sel ammoniac, de colle-forte , de semoule de riz , de maïs , de farine de légumes cuits, salep, manioc, sagon, arrow-root ; ilyexisteun puits artésien. Une partie importante de la commune de Gentilly porte le nom de la Glacière. Les rois de la première race y avaient lenr résidence d'été. 11 s'y tint un concile sous Pépin en 767.
GENTILS (en latin gentes, en hébreux gotm). Ce nom, par lequel les Hébreux désignaient tous ceux qui n'étaient point Israélites, avait d'abord été employé comme dùtinctif des païens adorateurs des idoles. Dans l'histoire et dans le droit romain, on le prit pour synonyme de barbares , alliés on non à l'empire, d'étrangers . en opposition à provinciales ( habitants des province* ), et enfin , après l'établisement du christianisme , on l'appliqua aux infidèles qui n'étaient ni juifs ni chrétiens, (tien de plus commun dans l'Écriture Sainte que l'opposition de Gentil à Juif on à 1U- ' breu : ce sont constamment deux peuples séparés , dont l'un, , exclusivement composé d'Israélites , est choisi , (>ar une prédilection toute gratuite , pour recevoir la loi sur le mont | Sinai, tandis que l'autre, formé de diverses nations, ne semble persévérer dans son aveuglement et dans son opposition à la loi que pour faire éclater le magnifique triomphe du christianisme. On a ern pouvoir attribuer à plusieurs ! causes l'origine de la haine des Juifs contre les Gentils. Ce j qu'il y a de plus naturel, c'est de la faire remonter a la dé- { vastation de la Judée par le* rois d'Assyrie, à la persécution ! d'Antiochus et aux vexations des soldats romains. { Les préjugés nourris par les dissensions politiques, et fomentés |ar l'orgueil dont le peuple privilégié n'avait pas I su se détendre, avaient tellement effacé de la mémoire des j Juifs toutes les anciennes prophéties annonçant clairement la vocation des Gentils, qu'ils se croyaient pour toujours ex • clusivement en possession des privilèges dont ils avaient joui jusqu'à la naissance de J.-C. Aussi les voyons-nous, quand saint Paul, autant par humanité que pour désigner