GÉODÉSIE
raboteuses , arrondies , sont tellement moulées dans la pale du calcaire compacte, qu'elles y laissent une empreinte bien dessinée, quand on est parvenu k les extraire. La cavité Intérieure contient des cristaux de chaux , tantôt cubiques , tantôt métastatique*. S'il n'y a pas de chaux , le quartz est terminé par des cristaux, ou passe à la calcédoine ou à l'opaline.
Beaucoup d'auteurs ont cru trouveT des traces d'organisation dans les géodes des couches crayeuses , et les ont regardées comme un fossile, en attribuant le vide intérieur à la disparition de la substance animale. Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de faire ressortir tout ce qu'il y a d'invraisemblable dans ce système, mais seulement d'assurer que dans les centaines «le géodes quartzetises que j'ai examinées, brisées et vues dans toutes leurs parties, je n'ai pas trouvé la moindre apparence d'organisation animale. Quant au mode de leur formation, voici l'idée que je m'en suis faite, en ne l'appliquant cependant qu'à celles dont je viens île donner la description. Les strates jurassiques de la montagne sont d'un calcaire légèrement argileux. 11 contient assez de silice pour rendre des étincelles sous le fer des tailleurs de pierre. Sa couleur est le gris jaunâtre ; les fossiles qu'il contient en abondance sont la gryphéc, les bélemnites, les nautiles, les oursins et les ammonites. C'est pendant que le dépôt était récent, et les substances dans un état de mélange à |>eu près liquide, que se sont formées les géodes. Trois causes ont simultanément concouru à leur formation : le dessèchement, le retrait d la loi puissante de raasimilation. Par l'assimilation , les parties identiques répandues dans le fluide se sont recherchées dans leur sphère d'attraction , comme on le voit dans un grand nombre de produits chimiques, et se sont unies plus intimement a mesura que le prindpe humide a disparu. Le retrait a produit le vide intérieur. La portion de calcaire qui s'y est trouvée renfermée , de même qu'une portion de cdle qui a été repoussée par la substance qnartzeuse de la géode, a formé les cristaux de chaux qui tapissent pour l'ordinaire l'intérieur des géodes. Je ne vois pas pourquoi cette théorie ne pourrait pas s'appliquer aux géodes siliceuses qui se rencontrent dans les couches crayeuses de l'ouest de la France, d même k beaucoup d'autres.
L'abbé Rendu , érèqoe d'Annecy .
GÉODÉSIE (de vil, terra, d 8aU», je divise )- An siède dernier, ce mot était encore généralement regardé comme synonyme d'orpen/ace. La science moderne l'emploie dans un sens beaucoup plus étendu : la géodésie est aujourd'hui cette partie de la géométrie pratique, qui a pour objet la mesure de la terre d de ses parties, la détermina- Uonde sa forme, cdle des arcs de méridiens, de parallèles, de. « Les opérations gtodésïques, dit Puissant, sont donc celles par lesquelles on détermine les positions respectives des principaux lieux d'un pays dont on se propose de lever la carte. L'ensemble de ces opérations forme ce que l'on appellé un canevas trigonométrique, parce que les positions dont il s'agit représentent les sommets des angles des triangles qui, prieur enchaînement, composant un réseau continu dans tous les sens ■ ( voyez Tau.tcuiATtoN ).
Les progrès des méthodes trigonométrique* ont eu une grande influence sur la géodésie : on peut eu donner pour exemple la belle théorie donnée par Legendrc pour la résolution des triangles sphériques très-peu courbes. L'invention du cercle répétiteur d le perfectionnement général de nos instruments d'optique permettent d'obtenir des résultats de la plus grande exactitude. Avant même que les méthodes de calcul d les instruments que noua venons de signaler fussent connus, Bouguer et les autres académiciens français cliargés de la mesure des trois premiers degrés au Pérou avaient trouvé seulement 0", 6S de différence entra la mesure et le calcul, sur la dernière base déduite d'une série de M triangles étendus sur un arc de plus de swj.ooo mètres. Delambre dMéchain n'ont pas trouvé une différence de 0-.33 dans la longueur de la base de Perpignan,