‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 212 sur 614 · GEOLE · texte numérisé non relu

GEOLE

gage officiel n'admet plut que des directeurs, des gardiens et des surveillants. On croit que ce mot vient d'un vieux mot, gayola, qui signifiait cage. On nomme encore aujourd'hui geôle le logement des gardiens de prison. Il ; avait aussi jadis un droit de geôlage, qui était dû au geôlier par chaque prisonnier pour le soin qu'il prenait de le garder.

GÉOLOGIE (de yij, terre, et).ay«, discours). La géologie est la science de la terre; elle embrasse plus ou moins directement toutes les connaissances qui ont rapport a ce globe. Elle se subdivise ordinairement en trois parties. Quand elle traite de la forme extérieure de la planète que nous habitons, de ses dimensions, de la position qu'elle occupe dans l'espace, des mouvements qui lui sont propres, de ceux avec lesquels elle se trouve en rapport, de sa densité et de sa division en liquide et solide, elle prend le nom deoéo graphie physique. Quand elle traite des matériaux qui corn, posent le globe, de leur position relative, de leur nature, des phénomènes qui se passent a sa surface ou dans son intérieur, elle preud le nom de g éo g n os i e. Enfin, quand elle combine les faits de la nature matérielle pour s'élever à leurs causes , quand elle veut trouver les lois qui ont préside à la formation des différentes parties de la terre ; quand , s 'appuyant sur les connaissances positives que lui fournissent la physique, la cliimic, la mécanique , l'hydraulique et l'astronomie, elle veut expliquer tous les phénomènes et même l'origine du globe terrestre , elle s'appelle géogénie.

La Genèse est le premier monument qui fournisse à la géologie des documents utiles ; et la science aurait fait îles lirogrès rapides si, au lieu de parcourir le cercle de toutes les possibilités avant d'être forcé d'arriver à la Genèse, on avait commencé par prendre la Genèse pour guide dans toutes les recherches géologiques. On se serait épargné bien du temps et des erreurs. On peut, sans sortir de l'orthodoxie religieuse et sans se mettre en opposition avec les observations que possèdent les sciences géologiques, considérer les jours de la création comme des alternatives de lumière et de ténèbres d'une longueur indéterminée, ou comme des époques dont la durée nous est inconnue. Buffon, De Luc, le père Bertier, ont été de ce sentiment : c'est aussi celui de tous les savants anglais qui ont toujours concilié leur amour pour la science avec leur respect pour l'Écriture.

A l'exception des idées vaguement répandues ches les anciens sur la création , le c h ao s, le déluge universel; a l'exception encore de quelques passages d'Hésiode, d'Ovide et de Virgile, on ne voit rien dans l'antiquité qui puisse faire croire que l'on s'occupât de la connaissance du globe terrestre. A la vérité, Tbaiès, le plus ancien physicien , regardait l'eau comme le principe constituant de la terre , et son opinion avait été renouvelée chex les Grecs par Épicure et ensuitepar Lucrèce; mais il y avait loin d'un système à de la science. Strahonestle premier qui fasse mention des fossiles, si généralement répandus. Pli ne, dont les connaissances sont si variées, a consigné dans son ouvrage un grand nombre d'observations qui appartiennent à la géologie. Depuis cette époque jusqu'à la fin du quinzième siècle, on ne trouve rien qui puisse nous apprendre ce que pensaient les hommes sur l'origine et l'architecture du globe terrestre. Au commencement du dix-septième siècle, Georges Agricola mit au jour deux ouvrages, dont l'un avait pour titre : De ReMetalltca, et l'autre : De Ortu et Causis Subterraneortm. Ces productions, qui ont servi ensuite à beaucoup de savants, commencèrent a montrer l'intérêt que peut offrir l'étude de la terre. Mais, au lieu d'étudier la nature, on voulut l'expliquer , et l'on vit paraître avec le dix-septième siècle la série des systèmes qui ont dès lors envahi et souvent étouffe la science. En 1681 Buroet publia en Angleterre sa Théorie du Monde. En 170» Guillaume Whiston la détruisit, pour en donner une autre. Schcuclucer, Bourguet, Swedenborg, publièrent leurs hypothèses, toujours en réfutant celles de leurs devanciers. Tous ces constructeurs de monde* avaient pris l'eau pour

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agent principal dans toutes les perturbations dont ils avaient besoin. Ce moyen commençant a s'épuiser, on eut recours au feu. Le fameux Leibnitz, dans son Protogœa, représenta le globe terrestre comme une masse vitrifiée par un feu ardent ; Buffon, en partant du même principe, lui assigna, dans ses Époques de la Nature, une manière d'agir différente. Stenon et Ray ctierclièrent dans les volcans la cause de toutes les révolutions du globe. Mais on ne tarda pas à revenir à l'eau : l'Anglais Whiturst et le Suédois Wallerius représentèrent la terre comme un dépôt aqueux et non comme une soufflure.

Tous ces édifices , conçus par l'imagination et renversés aussitôt qu'ils étaient construite, firent sentir la nécessité d'imprimer une autre marche à l'esprit humain. On comprit qu'avant de construire le monde, il fallait connaître les matériaux à employer, il fallait l'analyser et, autant que possible, examiner |nèce à pièce toutes les parties de sa structure. Bacon traça la marche à suivre dans l'étude de tontes les sciences , et une foule de savants se mirent à la suivre. Tandis que Newton jetait la lumière dans les sciences physiques et astronomiques , Bergman publiait sa Géographie physique, Fuchsel donnait à l'Allemagne son Hisloria Terrx et Maris, etc., qui serait encore un bon manuel de géologie. Pourtant, ce n'est qu'à la fin du dix huitième siède que les sciences géologiques sortent pour ainsi dire des entrailles de la terre, sous les immortelle^ investigations d'une foule d'hommes distingués. Saus sure étudie les Alpes , et va peser l'atmosphère au sommet du mont Blanc. Werner classe les roches, montre la placé que chaque substance minérale occupe dans Pécoree du globe terrestre, et par ses travaux nombreux mérite d'être appelé le créateur de la géognoste. Dolomieu interroge les volcans; Voigt décrit les basaltes; Spallanzani, le célèbre professeur de Pavie , descend dans les cratères de la Sicile, analyse toutes les laves, et, par ses expériences ingénieuses, mesure l'intensité des feux souterrains. De Luc, Pal las, Patrin, Ramond, enrichissent la science d'une foule d'observations utiles. Peu à peu, les différentes parties du globe se rapprochent, pour laisser voir leurs analogies et leurs dissemblances. Grâce aux nombreux voyages entrepris et exécutés depuis cinquante ans, chaque savant peut maintenant, sans sortir de son cabinet , examiner les sommités des Andes, le pic de Ténériffe, les feux du mont Ilecla, les pays de l'Auvergne, les rochers soulevés de la Westphalie et les cratères de l'Etna. Brochant de Villiers , Mohs, Escher, Ébei, ont analysé les Alpes, Ramond les Pyrénées, d'Engelhardt le Caucase; Omalius d*Halloy a décrit la Belgique et la France; Freiesleben, Heim, Voigt, de HofT, ont exploré la Franconie et quelques autres provinces du Nord ; de Rauroer la Saxe et la Silésie ; D'Aubuisson et Charpentier ont parcouru différentes parties de l'Europe ; de Buch a interrogé les montagnes de la Norvège , celle» de l'Italie et do plusieurs lies de l'Afrique; la Hongrie et la Transylvanie ont été décrites par Eamark ; la Suède l'a été par Haussmann , et l'Angleterre par une foule de savants anglais; Hu mboldt, le savant universel, la plus vaste intelligence du dix-neuvième siècle, a poursuivi la nature dans toutes les parties du monde, et, après avoir examiné les sommités des Cordillères, les mines des montagnes de la Sibérie et les volcans de l'intérieur de l'Asie , a livré aux savants une foule de matériaux capables de les étonner.

Ces études si multipliées ont donné lieu à la découverte d'un fait d'une grande importance pour la géologie, c'est l'existence de différentes espèces de fossiles dans différentes couches terrestres. Jusque là les débris de corp* organisés rencontrés dans les masses minérales n'étaient regardés que comme un accident qui accompagnait le de-pot général. Mais dès que les observations les plus multipliées eurent démontré qu'en s'enfonçant vers le centre de la terre on trouvait des restes d'animaux qui différaient des espèces virantes, ou même qui étaient entièrement disparues, OS

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cii conclut que la seule inspection d'un fossile pouvait servir à déterminer la profondeur du terrain dans lequel il avait été trouvé. Dès lors la connaissance de» fossiles est devenue nécessaire à tous ceux qui s'occupent de la connaissance de la terre. Cuvier et Alexandre Brongniart, qui peuvent être considérés comme les créateurs de cette nouvelle branche de la géologie, ont tracé la marche à suivre dans l'élude des fossiles, et Tout enrichie d'une foule de travaux importants. Blumenbach et de Schlottheim en Allemagne, Buckland, Mac-Culloch et Conybeare, en Angleterre, ont rivalisé avec leurs modèles. Bientôt nous posséderons les matériaux nécessaires pour compléter la zoologie et la botanique antédiluviennes. Sans parler des travaux géologiques auxquels on se livre en Angleterre , en Prusse, en Bussie, en Allemagne et en Italie , la France possède un urand nombre de savants uniquement voués à cette science. Férussac, Bouée, Bout, Jobert, Omaliu* d'Halloy, MM. Élie deBeaumont, Adolphe Brongniart et beaucoup d'autres ont travaillé avec autant de zèle que de succès à la propagation des sciences géologiques.

La masse de la terre n'est pas composée de parties homogènes; la chimie porte à près de soixante le nombre des substances simples et pondérables qui entrent dans sa composition. En se combinant astre eux , ces éléments premiers forment de petites masses qui , agglomérées entre elles , constituent les roches dont se compose le globe. La t liim i e remonte aux éléments , la géologie s'arrête aux roclies et aux terrains.

Les ntunta^utuconnucs, qui s'élèvent jusqu'à 5,900 mètres au-dessus du niveau de la mer , les mines, qui s'abaissent jusqu'à 414 mèlres au-dessous , ont fourni a l'honni»' le moyen d'observer une croûte du globe dont l'épaisseur équivaut à 5,900 -f- 41* = «,Jt4 mètres, c'est-à-dire à un millième environ du rayon terrestre. C'est trop peu jiour donner une grande conlianec aux jugements que nous portons sur la l*rtic inconnue. Kn étudiant la structure «le cette i rente terrestre sur le flanc des montagnes , dans les grottes, au milieu de* éboulemenU, dans les fentes des rocher», dans les vallées profondes , au fond du lit des torrents , dans les imnes et dans les substance» que Ton retire des puits artésiens, on a reconnu dans sa formation une régularité qui a permis de diviser cette croûte en plusieurs couches distim tes. Ces couches, qui diffèrent les unes des autres, ou par leur composition , ou par leur texture, ou par les êtres organisés qu'elles contiennent, ou par un âge évidemment di iïérent, ou entin par des principes générateurs qui n'ont pu être les mêmes, semblent se correspondre sur les différentes parties de la terre, et lui former chacune une enveloppe particulière. Quoique en général on puisse considérer ces enveloppes comme concentriques, il arrive souvent que, par l'effet des inégalités de la surface du globe, ces enveloppes se dépavent les unes les autres, soit en descendant, soit en montant. Ainsi, l'enveloppe granitique, qui est assez enfoncée dans la série des terrains qui forment la croûte visible, perce foules les enveloppes supérieures, et souvent s'éleve aux plus grandes hauteurs. Malgré cette irrégularité dans leur marche, on les a retrouvées placées dans le même ordre, partent oti les observations ont été faites sur une surface étendue. La reconnaissance de cette loi do la nature est extrêmement favorable aux progrès de la géologie ; elle fournil au géologiste le moyen de reconnaître avec rapidité la nature du terrain qu'il observe. Par-là même qu'il a déterminé une roche, il sait quelles sont les roches supérieures et celles qui doivent se trouver au-dessous. Pourtant il est bon d'observer que pour ce qui concerne les détails des formations géognostiques il serait téméraire d'affirmer que l'on ne se trompe point en assignant le rang que doit toujours occuper dans un groupe telle ou telle roche particulière. Les observations que nous possédons sont loin d'être assez étendues pour donner lieu à des inductions qui soient tout à fait à l'abri Je l'erreur. Quand on connaîtrait tous les continents, et ne serait encore que la plus pelile portion

du globe , et l'on sait que l'analogie tire sa force de la multitude des compa raisons-, mais il n'y a sur ces continents que quelques points qui aient été soumis à un examen complet; les parties les plus étendues n'ont pas été décrites, ou ne l'ont été que par peu de voyageurs , qui ont vu en général trop rapidement, et peut-être avec la préoccupation d'un système déjà arrêté. Cependant, font en portant la défiance dans la classification admise pour chaque couche , ou même pour chaque groupe , nous croyons qu'en se bornant à un petit nombre de formations, il n'est pas lacilc de se tromper en assignant l'ordre de leur sut>ei position. Les divisions générales ont des caractères frappants, et d'ailleurs se montrent sur des étendues assez considérables pour exclure l'erreur j mais il n'en est pas ainsi des subdivisions, dont les caractères sont souvent équivoques.

Kn partant d'un point quelconque de la surface du globe terrestre, et en descendant vers le centre, on trouve souvent une série de petites couches qui, quoique composées de différentes substances , paraissent cependant avoir été formées par le concours des mêmes circonstances, dans une même révolution on du moins dans l'une de ses crises. On juge de cette identité d'origine par le mode de formation , par la présence des mêmes corps organises , |>ar le parallélisme des couches , et quelquefois aussi par les alternances des diverses substances qui se retrouvent dans le même groupe. On a donné à ce-< séries de couches liées entre elles pai «les rapports d'origine les noms de Jàmutions, terrains ou groupes. Ces groupes ne sont pas formés par une même espèce de roches : s'il en était ainsi , leur étude serait facile; mais chaque groupe contient souvent de toutes ou presque tontes les roches qui entrent dans la composition de l'enveloppe terrestre Ainsi le gTOUjieliasique, par exemple, contient du calcaire, des marnes, du grès, des arkoscs, etc., et les cooehes de chacune de ces roches se montrent souvent plusieurs fois dans le même groupe , et dans un ordre qui n'est pas constamment le même. Ce n'est pas tout, la transition d'un groupe à l'autre, soit en montant, soit en descendant, n'est pas tellement marquée, que l'on puisse assigner le point précis qui les sépare.' Si l'on examine le point central d'un groupe, A, et qu'on le compare au point central du groupe B, qui vient h la suite , la différence peut être frappante par tous les signes caractéristiques ; mais à mesure qu'on s'éloigne de ces deux centres pour arriver au point de réunion , les différences s'effacent, les caractères particuliers à chaque groupe se mêlent, de telle sorte que sur une certaine étendue on rencontra alternativement des couches qui appartiennent aux deux groupes. On peut donc poser en principe que dans la partie solide du globe la transition d'un terrain à l'autre est insensible, à moins que des circonstances accidentelles n'aient interverti cette loi de la nature.

La partie la plus considérable de la croûte du globe terrestre est stratifiée ; les couches, strates, bancs ou lits, varient pour l'épaisseur et la position. Quoique les géologistes représentent les différents groupes géognostiques comme des enveloppes superposées, qui entourent le globe, il ne faut pas en conclure que les couches sont toujours horizontalement placées les unes au-dessus des antres. L'observation prouve, au contraire, que les strates, de quelque nature qu'ils soient , font le plus ordinairement avec l'horizon un angle plus ou moins aigu , et qu'ils arrivent quelquefois jusqu'à la verticale. De sorte que sll est possible d'assigner une loi à la position des couches terrestres, c'est qu'elles sont toujours plus ou moins inclinées. La position horizontale est si rare, qu'on peut la considérer comme un accident. C'est précisément le contraire de ce que l'on a cru jusqu'à présent Mais, il laut le dire, on ne s'est pas attaché à l'examen de ce grand fait géognostique. Si l'on avait des alla* bien faits, indiquant l'inclinaison des principales masses stratifiées du monde, le degré, la direction de cette inclinaison , ses rapports avec la nature des terrains et avec l'a\e îles principales chaînes de montagnes, nous regardons coihhw

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hiliiiimcnt probable qoe cette connaissant» donnerait lieu 41a découverte tle plusieurs lois importantes pour la théorie de la terre. L'inclinaison des 6trates a fait naître la théorie des soulèvements; et partout 06 Pon voit inclinaUoa, •on conclut qu'il y a eu| soulèvement; mais, quoique s» ir. certains points l'existence des soulèvements soit démontrée, qui sait si le phénomène de l'inclinaison , mieux examiné et mieux connu, ne servira pas'à démontrer l'impossibilité du soulèvement pour le plus grand nombre des montagnes?.... Ce Tait, l'un des plus importants des sciences géologiques, mérite toute l'attention das savants, et tant qu'on ne l'aura pas étudié sur le* différents points du globe , nous sommes persuadé que l'on doit regarder comme très- suspectes toutes les tliéories qoe l'on fera sur la formation de la terre.

Il arrive souvent que les couches de terrains sont coupées dans divers sens par des masses minérales auxquelles on donne les noms de filons, de veines, de d'y A e« ou même de couches, selon leur forme ou leur direction. Quelquefois aussi les minéraux sont comme parsemés dans la masse, et agglomérés avec la substance des couches rocheuses, et souvent même dans un état de combinaison chimique. Les nombreuses substances contenues dans les liions s'y montrent pour l'ordinaire a l'état cristallin. C'est la quel'on trouve tous les métaux qui sont d'un si grand usage dans les arts. Quoique les métaux ne se trouvent qu'accidentellement dans la masse stratifiée , cependant il en est qui ne se rencontrent pour l'ordinaire qu'avec certains groupes de l'écorce terrestre.

Les corps organisés qui se rencontrent dans l'envelop|ic solide de la terre, ces débris d'êtres vivants, dont un grand nombre ont été contemporains des révolutions qui ont changé plusieurs fois la face de la planète que nous habitons, semblent devoir être des témoins qu'il faut interroger sur Page et les vicissitudes du monde. Les êtres organisés qui sont mêlés à la partie solide du globe y forment une masse considérable.

Chaque géologiste a une méthode particulière pour étudier et présenter aux yeux la forme de l'écorce terrestre. Cette écorce se divise pour l'ordinaire en plusieurs tranche* ou étages pris dans son épaisseur; mai* comme les points de section ne sont pas parfaitement marqués dans la nature, il arrive que les divisions admises par les savants peuvent être différentes, et cependant assez justes, il est des auteurs qui ont pris [tout hase de leur classification Tordre purement chronologique, et d'autres qui se sont appuyés sur le mode de formation. Comme ces méthodes tiennent plus ou moins à des hypothèses, elles ne paraissent pas avoir des caractères de fixité. Avant de donner la division que nous avons adoptée, nous croyons devoir faire connaître celle de deux savants géologistes : ces comparaisons sur les différentes méthode* jetteront plus de jour sur l i forme de l'écorce terrestre que ne pourrait le faire une longue disuission sur le* motifs qui ont guidé ces auteurs. Commençons par celle de H. d'Omalîus d'Halloy :

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