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GÉOLOGIE 245
Nous avons cherché les caractères de h division que nous avons admise dans 1rs formes extérieures, dans la position, la manière d'être des substances, en un mot, dans des modifications purement descriptives. Nous avons divisé la croûte terrestre qui nous est connue en cinq enveloppes, entre lesquelles les transitions nous paraissent assez bien marquées. Comme la géologie doit s'occuper de tout le globe, notre tableau commence par l'enveloppe des fluides, qui forment une partie si considérable de l'écorce du globe. Les produits volcaniques ont toujours embarrassé les divisions géognostiqnes, et pour deux raisons, parce qu'en même temps qu'ils se trouvent a la surface, du globe, où ils se forment encore chaque jour, ils se retrouvent à toutes les profondeurs de la masse, et appartiennent A tous les Ages et à toutes les révolutions; c'est pour cela qu'un certain nombre d'auteurs en ont fait une classe à part. Pour nous, sans nous inquiéter de» différence* d'Age de ces produits, ni même de leur élévation ou de leur profondeur dans la masse géognostique, nous les avons tous placés audessus de tous les produits modernes, et c'est IA en effet qu'on les retrouve le plus habituellement. Il en est des tourbes et des madréporites, qui tiennent temps aux terrains modernes et A presque tous les i des premières enveloppes terrestres. Pour donner une idée des rapports qui existent entre la /.oologie et la géologie, nous avons placé dans notre tableau une colonne où sont indiqués les fossiles qui accompagnent ordinairement chaqua enveloppe de l'écorce du globe.
La seule inspection de la série des élément* qui entrent dans la composition de l'écorce terrestre suffit pour montrer qu'il ; a progression de densité en allant vers le centre : depuis l'étber jusqu'au porphyre, qui est la dernière limite de nos connaissances dans l'intérieur du globe. Cette progression est h peu près constante, de telle sorte que si tous les éléments qui forment cette masse avaient été mêlants dans un liquide, le dépôt se serait formé dans l'ordre qui nous est connu. N'est- il pas bien probable que la progression de densité continue jusqu'au centre de la terre? N'est-ce point par l'effet de cette densité que les éléments fluides sont maintenus à la surface? S'il y avait un vide intérieur, les eaux y parviendraient par les fentes, les fissures, les ouvertures des tremblements de terre et les conduits volcaniques.
Quoique, dans le tableau qui précède, comme dans tous ceux des autres géologistes, les éléments soient superposés dans le sens du rayon terrestre, il ne faut pas en conclure qu'ils sont ainsi disposés dans la nature. Peut-être n'est-il pas un seul point «le la terre où l'on put retrouver la série tout entière; mais on les voit pour ainsi dire affluer, chacun A son tour, à la surface du globe, et y occuper des espaces plus ou moins étendu». On suppose que l'ordre naturel a été détruit par les cataclysmes et I*» perturbations que la terre a éprouvés. Les indinaisons des couches stralitiées, les éboulis, les corrosions, les dépôts de tous les Renres, ont altéré la forme qui semble la plus analogue aux lois connues de la nature, et ce n'est qu'A force de travaux et d'examens attentif* que les savants parviennent à rétablir l'écliellc géognostique en assignant A claque pays le degré qu'il doit y occuper.
Quoique la paléontologie soit la partie la plus conjecturale de la géologie, cependant il est impossible de ne pas admettre une chronologie relative des diverses formations. Quand on se borne A diviser l'écorce du globe en un petit nombre de groupes , comme nous l'avons fait , l< ur différence d'Ane saute aux yeux. On ne peut mettre en doute qu'il ne s'opère sur le globe une révolution constante, qui renouvelle sans cesse la dernière croûte de la terre. Si l'on passe de la troisième enveloppe A celle qui suit, c'est-à-dire du terrain appelé diluvien au terrain ammonéen (d'Oma- Uus) , la différence est tout aussi frappante. Dans le premier, on trouve un mélange désordonné de toutes les substances qui apparaissent A la surface de la terre, et l'on voit aussi ' qu'avant d'avoir été déposées, ces
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