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pas à entreprendre le voyage de Bavennc pour aller la demander lui-même à YalenUnien 111. L'accueil bienveillant qu'il recul de ce prince lui faisait espérer le succès de sa médiation, lorsque les Armoricains se révoltèrent pour la seconde fois. Lui-même mourut peu de jours après, à Mayenne, le 31 juillet 44S. Son corps fut ramené pompeusement a Auxerre, aux frais de l'empereur. La vie du saint a été écrite par Constance, prêtre de Lyon, qui était presque son contemporain. L'abbé C. IHkdbville.
GERMAIN (Saint), évéque de Paris, naquit à Autun, vers Tan 496. Un saint prêtre, Scopilion, lui donna, avec 1rs leçons de piété, la connaissance des lettres. Agrippin, son évéque, le fit entrer dans le clergé, l'ordonna diacre, prêtre, et le successeur d'Agrippin lui confia la direction du monastère de Saint Symphorien d'Autun. Euscbe, évéque de Paris, étant mort, on lui donna Germain pour successeur, en 555. Simplicité de mœurs, austérité de vie, piété fervente, zèle prudent, fermeté sage, charité sans bornes, libéralité inépuisable, telles furent les vertus du nouveau prêtât Elles le firent aimer de Childcbcrt, roi de Paris, qui le chargea de la distribution de ses aumônes. « Ne cessez point de donner, lui disait te prince ; j'espère que la Providence me four nira des fonds dont la source ne tarira pas. » Il s'occupait aussi avec ardeur du rachat des captifs. H fit pour les funérailles de Childebert la délicace d'une église que celuici avait fait bâtir, sous l'invocation de saint Vincent, et qu'il avait décorée avec magnificence pour y placer l'ctole du saint diacre, qu'il avait obtenue dc-l'étêquc dcSaragosse. Pour desservir cette église, le même prince avait fondé un monastère, qu'il avait doté d'une assez vaste étendue de terrain : ce monastère et la plus grande partie des terres qui en formaient la dotation devinrent plus tard l'abbaye et le faubourg de Saint-Germain. Le saint prélat Tut également vénéré de Clotaire, qui régna à Paris, après Childcbcrt. Mais sous les successeurs de Clotaire ses avis étaient trop sages pour être écoutés. 11 fut obligé d'excommunier Carihert pour ses honteux débordements ; il s'interposa vainement entre les deux frères Sigebert et Chtlpérir, pour faire cesser leurs dissensions et prévenir la guerre civile ; il essaya tout aussi inutilement d'arrêter le premier, qui courait assiéger le second à Tournay. « Si vous pardonnez, lui disait-il, vous reviendrez vainqueur ; mais si vous voulez ôter la vie à votre frère, la justice de Dieu vous frappera, et la mort vous empêchera d'exécuter votre dessein. » En effet, lamortde Sigebert, assassiné dans sa route par ordre de F ré dégond e, délivra Cbilpéric de sa rivalité. Saint Germain, après avoir assiste à plusieurs conciles, mourut en mai 576, et fut enterré près de l'église de Saint-Vincent, où ses reliques furent transférées en 754. Dom Martènc a publié, d'après d'anciens manuscrits un ouvrage de saint Germain , qui a pour titre Explication rte la Liturgie, ouvrage plein de détails curieux sur les cérémonies qui étaient alors en usage.
L'abbé C. lKrmEViLLf .
GERMAINS. Voyez Germasie.
GERMANDRÉE, genre de plantes de la famille deslabiées. Ce genre est composé d'herbes, d'arbu<tcs, et même d'arbrisseaux, dont les feuilles sont opposées et les fleurs axillaircs ou terminales ; ces dernières ont un calice monophylle persistant, a cinq dents, une corolle monopétalc à «Unix lèvres, l'une supérieure, fendue profondément, l'autre inférieure, a trois lobes, dont le moyen est plus grand que les deux antres ; les étamines sont saillantes, didynames ; au centre des ovaires, qui sont au nombre de quatre, comme les étamines, se trouve un style filiforme de la longueur de ces dernières, terminé par un stigmate bifide; dans le fond du calice, on voit quatre graines nues. On en connaît plus de quatre-vingts espèces, qui croissent dans les lieux incultes, pierreux et montagneux de l'Europe méridionale. Les principales sont . U germandrée d' Espagne (teucrium /ruticans), que l'on cultive dans les jardins comme plante d'ornement; la germandrée mmqure ou icette musquée (hic crium ien), remarquable parce <| ne toute la plante pos-