‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 248 sur 614 · GIBELINS · texte numérisé non relu

GIBELINS

qoi, à l'occasion de leurs longues querelles arec les papes au sujet de la question des investitures, donnèrent lieu à l'introduction en Italie de ce surnom, dont on Gt Ghibellini, et qu'on ne tarda pas à employer pour désigner le parti hostile à la surprématie de l'autorité pontificale.

La lutte acharnée des deux partis, lutte dont la haute Italie Tut surtout le théâtre, et qui pendant si longtemps entretint entre les habitants des diverses villes des haines si .(. .lentes et si Implacables, qui les portaient tour à tour à s'cnti ■Vgorger, se prolongea, non-seulement pendant la durée de la domination de la maison des llohenstaufen, mais encore pendant le moyen âge tout entier. En vain le pape Hennit XII, en l'année 1334, prononça la peine de l'excommunication contre quiconque à l'avenir se servirait do ces dénominations haineuses ; elles se maintinrent en Italie longtemps encore après avoir cessé complètement d'être eu usage en Allemagne.

Comme symbole, les Gibelins avaient adopté la rose blanche et le lis rouge, et tes Guelfes une. aigle déchirant de ses serres un dragon bleu, dont la tétc, au lieu de couronne, était surmontée d'un lis rouge.

GIBÉOIV, c'est-à-dire montagne, nom d'une ville de la tribu île benjamin dont il est question dans l'Ancien Testament, et dont les habitants primitifs appartenaient aux lié lites, peuplade de la Terre de Canaan. Pour échapper à la destruction dont les menaçait l'approche de Josué, ils se travestirent en étrangers, s'introduisirent comme tels dans le camp des Israélites, et réussirent par cette ruse à gagner leur amitié. Quand on sut qu'ils étaient du voisinage, Josué, pour les punir, les partagea entre les lévites, pour fendre leur bois et porter leur armes. Cependant, il protégea leur ville contre une attaque des cinq rois de Canaan, qu'il délit en b'itaillc rangée.

Il ne faut pas confondre Gibéon avecGibéa, autre ville de la tribu de Benjamin, célèbre pour avoir donné le jour à Saul et avoir été sa capitale.

GIBET,instrument qui sert au supplice de la pendaison : ce mot est donc synonyme de potence et de four eh es patibulaires. L'Encyclopédie le fait venir de l'arabe gibet, montagne, parce que l'on choisissait pour dresser les gibets le sommet d'un monticule on tout autre lieu apparent.

GIBIER s'applique à tout ce qu'on a pris en chassant, quel qu'ait été d'ailleurs le mode de celte chasse, au fusil, avec des chiens, des oiseaux de proie, etc., quoique ce» derniers aient passé presque complètement de mode aujourd'hui. Les sangliers, les cerfs , les daims, et autres animaux semblables, sont ce qu'on appelle le gros gibier; le menu se compose des animaux plus petits, tels que lièvres, lapins, perdrix , etc.

Ou dit proverbialement : ce n'est pas là votre gibier, en parlant d'une chose qui ne vous regarde pas, dont vous ne devez pas vous mêler :

L«s auvre» de Clément M* rot fie font uu gibier tic drvot.

La même location s'emploie aussi pour les choses qui passent la capacité de quelqu'un , qui ne lui conviennent pas : on dit que ce n'est pas de son gibier. On nomme gibier de galère , de potence, des hommes qu'on présiuiio devoir expier tôt ou tard par un de ces supplices les habitudes vicieuses et criminelles de leur vie.

GIBOULÉE. C'est communément le nom qu'on donne à des pluies subites , et surtout aux neiges , grésil , etc., qui tombent dans les mois de mars et avril.

GIBRALTAR, dont le nom est dérivé de la dénomination arabe Gtbel-al-Tarik , c'est-à-dire rocAer de Tank, est un promontoire de nature rocheuse, d'environ 5,000 mètres de long sur 1,500 de large, situé à l'extrémité méridionale du royaume d'Andalousie (Espagne), à environ 433 mètres au-dessus du niveau de là mer, formant «ne forteresse rendue inexpugnable par la nature et par l'art, reliée au continent par une étroite langue de terra d'environ 900 mètres de longueur, et qui appartient aux

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