‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 26 sur 614 · FRONTIGNAN · texte numérisé non relu

FRONTIGNAN

Fmn'fgnan n'apparaît guère dans l'histoire avant te douaême siècle, époque où on château fortifié s'élevait sur son noptacetnent En 1WJ2 les calvinistes assiégèrent inutilement h vit le. En 1629 Louis XIII y établit on siège principal d'atiiiranté. Frontignan était alors une place Importante pour le commerce maritime de la province.

FRONTIN, personnage comique. Héritier du Dore de la comédie ancienne, successeur du Scapin et du Merlin 4t la scène du dix-septième siècle , Frontin est nne création de» iwëtes comiques du dit-huitième. Valet pins impudent fourbe, plus audacieux que rusé, son nom indique as- « qu'il a un front à l'épreuve de tout, mil ne rougit et i an ne paHt Jamais. (Test tui qui est le maître véritable de reW qu'il veut bien appeler son maître, qui le dirige dans ; sa affaires, ses inlrignes, ses plaisirs ; c'est lui qui éconduit, ; mi même, au besoin , chasse les créanciers ; c'est Frontin qui, toujours amant sans cérémonie de quelque vive et gentttte Marton, ta fait agh* pour Damis ou Florville, près de quelque beauté tendre ou ingénue ; c'est encore lui qui, tas IVftraskm, se placera entre son patron et un père ou nn oncle irrité, dont II bravera les menaces et la canne. Quelques années avant ta révolution, la Comédie-Française possédait nn acteur dont le physique et le talent étaient une personnification parfaite dn Frontin de notre tliéâtre. Il se nommait Aupé. Dorât , dans son poème de la Déclamation intairait, i a caractérise

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Après la retraite d'Augé, Du gazon reproduisit en partie ce type de valet effronté , qui depuis a disparu de la scène , comme presque tout l'emploi dit de la grande U ne représentait plus ce qui se passe dans la société, ou H y a bien encore des valets insolents, mais teulemeat «lans le* classes ou l'on ne porte pas ta livrée. Olrhy.

FRONTIN ( Scirus J tares FiKwmmrs ). La maison Juin se divisait en plusieurs familles, dont les unes étaient Patricienne», les autres plébéiennes. Il est probable que la branche i laquelle appartenait Frontin était au nombre de ces dernière», et ne tenait point par des rapports de parenté aoi Juhus qui comptaient parmi eux César. Frontin vivait au temps de Vespasleo. Quant à lui, il était devenu patricien par les charges qne ses pères avaient occupées sous le* empereurs- La première mention qne nous ayons de lui est due a Tacrte , qui dit qu'il convoqua le sénat en qnalité de prrteur de la ville ; on ne sait d'ailleurs oh il naquit ni en quel temps ; on croit qull abdiqua la préturc pour faire place a Domitien, qui l'ambitionnait, et qu'il gagna ainsi les bonnes grâce* de Vespasien ; (1 parait que ce fut en l'an 74 de notre ère. Il devint ensuite consul subrogé (suf/ectus). C* n'est, Il est vrai, qu'une conjecture, mais elle est bien fondée . d'abord, il est certain qne Frontin fut consul, car LhVn, dam un ouvrage de stratégie, l'appelle consulaire. Puis, on n'envoyait guère en Bretagne que des consulaires, et ce commandement lui fut confié. On a lieu de croire qu'il obtint le consulat en l'an de Home 82* de l'ère de Variât! ; on croit même qu'il fut le collègue de Domitien. Tacite le traite de grand homme : il dit que non-seulement il triompha du nombre, mais encore de la difficulté des lieu». C'était dans la guerre de Cereahs , dont H parait avoir été le successeur Lui-même eut pour successeur Agricola, dont Tacite a «mli vie.

Frontin soumit les Silures. A son retour à Rome , Il écrivit le* stratagèmes et ses autres ouvrages militaires. On croît qu'ils lurent rédigés avant les guerres des Daces , mais ■ipre* celles de Germanie, Domitien y étant nommé cinq fols, et toujours appelé Germanicus, nom qu'il porta depuis M. Frontin avait déjà écrit sur la science militaire des livres que nou* n'avons plus. Il s'était aussi occupé de la tactique au temps d'Homère, et Éhen loue ses ouvrages. Sous le rè- », Il vécut retiré près de Rome, où il venait - souvent, car PUne dit dans une de ses let-

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