‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 290 sur 614 · GLASGOW · texte numérisé non relu

GLASGOW

facturière dépasse celle de toutes les autres villes de la Grande Bretagne. Kn effet, on rencontre réunies dans les mors de celte ville les filature* de coton et les fabrique* de cotonnades de Manchester, les fabriques d'impression sur calicot du Lancasbire, les fabriques de lainage de Norwich, les fabriques de cliales et de mousselines de la France, les filatures de soie et les fabriques de soieries de Macclesficld, les filatures do chanvre de l'Irlande, les fabriques de tapis de Kidderminstcr, les forges et les fabriques de machines de Wolverhamplon cl de Birmingham, les fabriques de poteries et de verreries du Staffordshirc et de Newcastlc , et la construction de navires de tandres. On y trouve en outre d'immenses distilleries et brasseries , de grandes manufactures île produits chimiques, des teintureries , des blanchisseries , des tanneries , des papeteries, etc : , etc. C'est à Glasgow que, en 1793, Cartwright essaya pour la première fois d'employer la vapeur comme force motrice pour les métiers à tisser. En 1845 on y comptait 1,800,000 broches et 25,000 métiers à la méca nique, produisant en moyenne 025,000 aunes de cotonnades ; plus 5,000 métiers allant à la main , tant dans la ville que dans ses environs. On estime à 22,500,000 kilog. pesant la quantité de coton brut nécessaire chaque aimée pour alimenter les diverses manufactures de Glasgow. Le développement magnifique qu'y ont pris le commerce et l'industrie depuis une quarantaine d'années explique l'accroissement presque incroyable du nombre de ses maisons et du chiffre de sa population. Tandis que ce dernier n'était encore en lsoi que de 77,345, il s'élevait déjà en 1850 à 367,000 àmes.

Glasgow peut d'ailleurs s'enorgueillir à bon droit des importants établissements scientifiques qu'elle possède. Son université , fréquentée chaque année par environ 1,400 étudiants , fut fondée en 1450 par le roi Jacques II d'Ecosse et par l'évéque Turnbull; comme celle d'Edimbourg, son organisation est la même que l'organisation des universités d'Allemagne. Dans ces derniers temps, elle a été considérablement acente par les testaments de John Anderson et de \V. Hunier. Dans rétablissement académique créé en 1796 par Anderson, et auquel il légua sa collection de livres, son inusée et toute sa fortune, des cours publics d'histoire naturelle ont lieu à l'usage des dames et de ceux qui veulent avoir une idée générale des sciences sans pour cela avoir la prétention de les culliver spécialement. Un cours particulier de ces mêmes sciences y est fait aussi pour les ouvriers. Hunier légua à l'université sou musée, qui ne renfermait pas seulement des échantillons en minéraux, des préparations anatomiques et des médailles de toutes espèces, mais encore toule sa bibliothèque, remarquablement riche en livres et en manuscrits et contenant une foule de tableaux originaux des premimmaltrcs.Oneslimeù 1 50,000 liv. sterl. (3,750,000 fr. ) l'importance totale du legs de Hunier, qui a été placé dans un édifice de bon goût, construit à cet effet Glasgow possède en outre un séminaire où sont instruits cinq cent vingt jeunes gens, une académie des beaux-arts, un grand établissement typographique, exclusivement consacré à l'impression île la Bible, et depuis 1 8 19 un magnifique jardin botanique.

GLATZ (Comté de), situé dans la Silésic prussienne, où il forme aujourd'hui les cercles de Glatz et d'Habelschwcrdt, de l'arrondissement de Breslau, comprend une superficie d'environ 21 myriamètres carrés et une population de 144,000 habitants, professant pour la plupart la religion catholique. Il changea jadis fréquemment de maîtres, parmi lesquels on voit figurer des rois de Hongrie et de Bohême. Kn U53, Ladislas, roi de Bohême, permit a Georges I»o I ebrad, qui en était alors gouverneur, et qui plus tard devint roi, de racheter la seigneurie de Glatz à Guillaume de Lcuclitenberg; et en 1462, l'empereur Ferdinand III l'érigea en romté en faveur des lils de f'odichrad. Ci* derniers ayant partagé l'héritage |otcriicl, le comté passa rapidement d'un seigneur à un aulre jusqu'en l'année 1501, vil l'empereur Ferdinand le réunit à la couronne de Bohême,

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