‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 293 sur 614 · JUS · texte numérisé non relu

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les poissons bomlir et se rejeter dans les flots. Curieux de connaître par lui-même la vertu de l'herbe particulière qui croissait eu cet endroit, il en goûta, et suivit l'exemple et le ctiemin de sa (Miche miraculeuse. Les humides berceaux des naïades lui plurent tant qu'il y resta. L'Océan et Téthys Toi gnirent d'ambroisie; l'immortalité lui entra par tous les pores, et il respire encore, do moins dans la table. Nérée, le dieu spécial de la Méditerranée, lui donna l'office de prédire, en sa place, l'avenir aux habitants des ondes. C'est lui qui apparut aux Argonautes pendant leur navigation. Les uns veulent qu'il ait appris d Apollon la science ues choses futures ; d'autres, que ce soit le dieu de la lumière qui IV ît tenue de ce dieu-poisson. Les Grecs lui élevèrent des temples dont les oracle* furent très-révérés des matelots. Il venait souvent s'ébattre dans la mer de Sicile : ce fut dans ces parages qui1 devint épris de la belle Scylla, qui en euî peur. L<e vindicatif Glaucus obtint de Circé qu'elle changeât cette nymphe, célèbre par ses charmes, en un monstre aboyant. Quant à Glaucus, jugez si la nymphe eut raison de s en épouvanter : voici le portrait <j«i'en trace un ancien : son corps est replet, quoique nerveux ; ses bras, larges et aplatis, ressemblent, par les extrémités, à des nageoires; au Peu de jambes, une queue de poisson se recourbe an bas de ses reins ; ses yeux sont bleu de mer, et mouvants comme les vagues; sa barbe longue dégointe d'eau salée; ses cheveux tombent épars sur ses fortes épaules ; ses sourcils touffus se touchent et n'en font qu'un ; des algues vertes llottent aqtour de son ventre, et des mouettes rasent les flots autour de lui ; enfin , à cela près du net épaté et d'une conque à la bouche, on dirait d'un triton. On montrait du temps de Pausanias le saut de Glaucus, 'orome le saut de Leiieade.

De la famille du dieu marin soi ut un homme historique, célèbre par sa force, par les palmes qu'il remporta et les statues qu'on lui érigea. Natif de l'Eubée, un de ses poings lui servit d'enclume et l'autre de marteau pour redresser le soc de sa d arrue. A la sollicitaUon de son père, Glaucus se lit athlète, hit une fois vainqueur aux jeux olympiques, ileux fois aux jeiii pythiens, et huit fois aux néméens et isthmiques. Une lie dans l'Archipel, on il fut enterré, porta longtemps son nom.

Un autre Glaucus, dont parle Virgile, vécut dans les temps héroïques. Fils de Sisyphe, roi u'Kphyre, depuis Corintbe, il fut mis en pièces par ses cavales furieuses d'amour, excitées par Vénus dle-meme, auxquelles il refusait des étalons. Il était père de Uellérophon , dont un troisième Glaucus, fils d'Hippolochus, fut le petit-fils. L'un de* Chefs lyciens, sous les on.iesdcSarpédoti, il vola à Troie, dict. ne la cosvi ns. — t. x.

Homère le peint plein de générosité , issu d'une famille si estimée dans toute la Grèce, qu'il avait partout le droit d'hospitalité. Diomède, qui le reconnut dans la chaleur d'une bataille , abaissa sa pique devant lui; ils se jurèrent de s'éviter l'un l'autre dans la mêlée, et ils échangèrent leurs armes. Celles du Lycien étaient d'or, celles du Grec d'airain. De là le proverbe chez les anciens, lorsqu'un échange était défavorable : « C'est le troc de Diomède et de Glaucus. » Ce généreux guerrier fut tué par Ajax.

Un autre Glauccs, fils et successeur d'Épytus, roi de Messénie, vers le dixième siècle avant J.-C, fut célèbre par sa piété, et releva le culte de Jupiter. Un autre, artiste & Chio, inventa le soudage du fer. Un autre , qui était médecin d'Alexandre le Macédonien, fut mis en croix par l'ordre de ce prince, pour n'avoir pu sauver les jours d'Éphestfon , celui de ses généraux auquel il portait la plus d'affection.

Dentie-Bamon.

GLAYEUL, genre de plantes de la famille des iridées. Son nom (en latin gladiolus, petit glaive) est justifié par la forme des feuilles de ces végétaux , assez semblable a celle d'un sabre. On compte plusieurs espèces de glayeuls , remarquables par l'élégance de leur port ainsi que par ta variété et l'éclat de leurs couleurs. Leurs caractères génériques sont : Racine bulbeuse; fleurs sessiles, disposées eu épi terminal, munies chacune d'une spathe lancéolée, persistante ; le tube de la corolle très-court, découpé en six divisions profondes, inégales, les trois divisions supérieures droites et souvent conniventes , les trois inférieures étalées et rabattues; trois stigmates; capsule trigone.

La plupart des glayeuls sont originaires do Cap de Bonne- Espérance. Cependant le glayeul commun (gladiolus cornmunis, Linné) est indigène dans les contrées méridionales de l'Europe. C'est en mai et juin qu'il montre ses fleurs roses, carnées, blanches ou rouges, suivant la variété.

Les espèces exotiques que recherchent les amateurs demandent de la terre de bruyère ou une terre légère mêlé» de bon terreau de feuilles. On les plante en pleine terre dan, le courant de mars ou d'avril. Leur floraison ? lieu en juil let ou eu août. On relève les oignons en octobre, et ou les conserve dans du sable fin et sec,' à l'abri de la gelée, jusqu'au printemps suivant. Parmi ces espèces, les p|us belles sont le glayeul cardinal (gladiolus cardinalis ), dont les épis donnent plus de quarante fleurs d'un écarlate vif et brillant, avec trois pétale* marqués dans leur milieu d'une grande tache blanche oblonge ; le glayeul tricolore {gladiolus versicolor), où le bas du tube de la fleur est jaune, les divisions rouge écarlate , ces deux couleurs étaut séparées par du pourpre noir; le glayeul magnifique (gladiolus pulcherrimus), à fleurs rose lilacé, à pétales inférieurs marqués au centre d'une tache blanche entourée d'azur; le glayeul rose (gladiolus blandus),Yan des plus hauts de.tous, puisque sa hampe atteint jusqu'à la,50 ; le glayeul perroquet (gladut lus psillacinus), aux nombreuses fleurs jaunes marquées de taches mordorées; le glayeul de Gond (gladiolus Guhdavensis), l'un des plus beaux de tous, à fleurs d'un vermillon brillant, nuancé de jaune, d'amarante et vie vert ; etc.

GLAYEUL DES MARAIS, nom vulgaire de l'iris pseudo-acorus. Cette plante commune orne les bords des rivières, des ruisseaux, des fossés, des étang», et de tous les lieux aquatiques en général : les feuilles, en forme de glaive, larges de 3 centimètres environ, s'élèvent à la hauteur de o»,«0 à t mètre. La tige, qui acquiert la même élévation , est feuillée et fléchie en zig-zag ; elle se termine par trois ou quatre fleurs d'un jaune vif et agréable. Il leur succède une enveloppe triangulaire , renfermant un nombre considérable de graines plates, appliquées les unes contre les autres dans trois divisions séparées par des cloisons. On attribue à la racine une propriété purgative, mais elle est inusitée. Le glayeul des mardis n'est aujourd'hui considéré que comme une décoration agréable des lo-

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