‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 32 sur 614 · FRUGIVORE — FRUIT · texte numérisé non relu

FRUGIVORE — FRUIT

> et oiseau** correspond à ce genre d'alimentabM. Loirs intestins n'ont ni l'extrême longueur et dilatation det races herbivores, ni l'étroitesse de ceux des carnivores. Leur instinct n'est nullement féroce comme dan* ca derniers, ni si atupide ou amorti que celui des brutes paissant la verdure ou rongeant le liois. An contraire, ces frugivores, singes, perroquet*, sont intelligents, imitateurs ou mime*. Il* vivent déjà en une sorte de société : ils déploient <le« (acuités perfectibles; unis par couples en monogamie, tor eiistence est longue, leur cliair sèche et tenace; ils aitcrnt U chaleur, et se tiennent naturellemeut entre les tro-

1* la on a clierché si l'Itomme de la nature sauvage, sans être ira singe, n'avait pas quelques qualités qui l'en rapprochaient. U parait évident, d'après les instincts même de l'estant, qu'il préfère les fruits à la chair, nourriture trop putride et trop échauffante, qui souvent le rend malade. De même, U vie indépendante au milieu des bois, le charme qui y retient les sauvages, les habitudes imitatrices, moqueurs grimaçantes, du jeune âge, offrent des traits mervcilkv vement analogues à celles des quadrumanes. Les perroquets représentent, dans la classe des oiseaux, les principaux illribnU des singes parmi le» mammifères. Les uns comme le autres manifestent le plus de développement de leur •nerplule et le plus d'intelligence, ce qui les rapproche enfort de la race humaine. On peut même soupçonner, d'après ur drploieumnt cérébral concomitant de la vie Irugivore, que celle-ci est plus favorable à l'étude que des nourritures trop lourdes ou ag^ra\antes, comme la chair et la graisse. Les gy wno sophistes de l'Inde on les brachmanes, les jjtbagoriciens, se contentaient , les uns de bananes, I» autres de fi g u e s ou d'autres fruits doux et légers. Ainsi p*vvreut de longs siècles de contemplation et de bonheur ces premiers sages de la terre, à l'ombre des palmiers et du ù^uier des pagodes, trouvant leur nourriture et leur abri tut» travail, comme dans YEden ou le paradis terrestre. U vte frugivore est en effet toujours tempérée; elle n'extite ni les bouillonnements des passions, ni cette colère yiariere qui anime les races du Nord , gorgées de chairs «aglantes, enivrées de boissons spiritueuses. Les doux entab.<k liraluna ont toujours été opprimés, sans doute; mais il- <wl sans ces».) enseigné à leurs vainqueurs les vertus pacliques et les premiers éléments des sciences comme du vrai t- iili«ur. J.-J. VintY.

FRCGONI (Cablo-^socbmo), célèbre poète italien, aea Gène», en 1692, fut destiné à l'état ecclésiastique. En 1716 il avait déjà réussi a se faire un nom, lorsqu'il fonda i ftrescia, sons la désignation de Colonie arcaditnne, une <»pèce d'académie dans laquelle il reçut le nom de Cornante Egmetico. A partir de 1719, il fit des cours publics sucecs- (.(ement à Gènes et à Bologne. La protection du cardinal fcotivogiio lui valut une réception des plus flatteuses à la r «i de Parme. Ses Mémoires sur la maison Faritèse , publie* en 1729, furent récompensés par le titre d'historio- Srapht: officiel. A la mort de son Mécène , le duc Antonio , Frugmii revint a Gènes, oii, s'apercevant que son état Mail ncocnpatifcle avec la tournure de son esprit, il parvint à se faare relever de ses vœux par le |»ape Benoit XIV.

Son grand canzone sur la prise d'Oran pa' le* troupes 'TNpagnoles aux1 ordres du comte Montemar, et d'autres poèmes qu'il adressa à la même époque au roi Philippe V et à la reine d'Espagne,- curent un succès immense. On l'appela alors de nouveau à Parme ; mais la guerre qui éclata sur ces entrefaites, en Italie, entre l'Espagne et l'Autriche, fc réduisit à un état voisin de la misère. A la paix «T Aix-la- Chapelle, il put revenir à Parme, pour désormais se vouer 'vdu^iveinent à la poésie, jusqu'à sa mort, arrivée en 1769. U existe diverses éditions de ses rruvres; la plus complète à Lneques, en 1779 ( 15 vol.). On en a aussi imprimé à Bresein ( 4 volumes, 1783).

FRUIT (do latin fructus). Pour le botaniste, (e mot A«*f désigne Tovaire fécondé et développé. î/nrtc de la

fécondation a peine achevé, le* sucs nourriciers se dirigent vers l'embryon, et se partagent entre son enveloppe et lui-même ; alors la fleur change d'aspect : les organes maies (éfamines)te flétrissent et disparaissent, la couche nuptiale (corolle) se dessèche et tombe souvent ; souvent aussi les styles et le calice ont le même sort. La conséquence naturelle de ce changement dans la direction des sucs élaborés est l'accroissement du jeune sujet. Le fruit, de quelque végétal qu'il provienne, se compose toujours de deux parties phis ou moins rapprochées, le péricarpe et la qra i ne. Dans la poire, la pomme, le melon , la pèche, etc., elc, le péricarpe est tellement distinct de la graine, que l'ombilic seul (hite) établit le contact; dans le froment, l'orge, l'avoine et une foule d'autres semences, ces deux parties adhèrent à tel point qu'on les a crues longtemps déjmurvucs de péricarpe. Les différentes formes du péricarpe, sa structure intérieure et extérieure, sa consistance, les rapports et le nombre des graines , ont jusqu'à ce jour servi de hase à la classification des traits : sont simples ceux qui prov iennent d'un pistil renfermé dans une fleur; multiples, ceux qui proviennent de plusieurs pistils dans une fleur ; secs, ceux dont le sarcocarpe est mince et peu fourni de sucs ; chai nus, ceux qui l'ont très-dé velnppé ; déhiscents ou capsulahes, ceux qui s'ouvrent à l'époque de la maturité : fiidrltiseents, ceux qui restent fermés; enfin, on apj«rlle fruit composé celui qui résulte de la fécondation distincte de plusieurs fleurs.

Les principales formes auxquelles peuvent se rap|K>rter tous les fruits sont : Pour les fruits simples, secs et indéhiscents : 1° le gland (fruit du chêne, noisette, etc.); TV akène (grand soleil ) ; 3° le polakènr (graine de persil, de cigué ) ; 4° la cariopse (blé , mais ) ; S° la samare ( fruit de Térable). Pour les fruits simples, secs et déhiscents : 1" la gousse ( hari cots, pois) ; 2° le follicule (laurier- rose, pieds d'alouette); 3" laji/içur (choux, rayes); 4° la capsule (pavot). Pour les frtiits charnui: f le drupe (pèche, cerise ); 2° la baie (raisin, groseilles); 3° lanoijr (amande, noix); 4° la balauste (fruits du lierre, du sureau ); 5° la peponide (melon); 6° Ykespéridie (orange, citron); 7° la mé- Umkte (poire, nèfle). Pour les fruits composés : i" le cône (fruit du pin, du sapin); 2° le sorase ( m û r e ) ; 3° \tsfc6ne (ligue). Cette classification, qui comprend la plupart des fruits, laisse rependant beaucoup à désirer; entre autres défauts graves, elle a celui de confoudre les familles naturelles.

Les fruits sont alimentaires à des degrés fort différents, selon la nature et le nombre des éléments qui tes constituent Les premiers sous ce rapport, ceux qui forment la base de l'alimentation chez tous les peuples civilises , sont les fruits féculents, composés, en proportions variées, de fécule, de sucre, de gluten, d'albumine, de mucilage, de résine et de sel. Les principaux sont le blé, le seigle, l'orge, l'avoine, le ni, le maïs, les haricots, les pois, les fèves, le» châtaignes, les lentilles, etc. ; pour les rendre alimentaires, on les soumet à différentes préparations. Leurs éléments sont d'une digestion plus facile et plus prompte que les substances animales ; mais ils nourrissent moins et produisent un chyle moins stimulant. Ceux qui viennent ensuite sont les fruits mucoso-sucrés : beaucoup moins alin>cntaires que les précédents, ils ne suffiraient pas seuls pour nourrir l'homme, surtout dans nos pays tempérés et dans les pays plus froids. Ils sont d'autant plus nourrissants que le sucre et le mucilage y sont plus abondants, plus condensés. La prune, l'abricot, le raisin, la figue, etc., se mangent crus ou desséchés, ou cuits en marmelades, en gelées, en conserves, etc. La plupart sont acides avant leur maturité. Les fruits olcngtnoféculettx, tels que les amandes douces, la noix du cocotier, les noix, les noisettes, etc., plus riches en principes d'assimilation que le; précédent*, ne peuvent Être mangés qu'en petite quantité, et sont d'une digestion difficile, à cause de l'huile qu'ils renferment he* fruits acides mucilaaineux,

Page 1