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GORÉE — GORGON

suri de!

du eap Vert par un canal de trois kilomètres, et dont il n occupe guère que les deux tiers. Un rocher peu élevé couvre le reste de sa surface et le domine au sud. C'est une petite ville on l'on comptait en 1837 ?23 maisons et ISI cases. La population de l'Ilot tout entier était évaluée à la même époque è près de 10,000 Ames! La ville ne présente d'autre édifice un peu remarquable qu'une caserne, pouvant contenir trois cents hommes. Les rues sont droites, mais peu larges, d'ailleurs toujours d'une gran.le propreté. Les seuls lieux de distraction qu'offre Gorée sont le jardin du gouvernement et lé débarcadère.

Corée est l'entrepôt d'un commerce important d'or et d'ivoire avec Tes indigènes des contrées environnantes, qui la nomment Kir. Le nom qu'elle porte est une altération de celui île Goeree (Gourée, Ile de la Hollande méridional**), • pii lui lut donné par les Hblfandàis lorsqu'ils l'occupèrent au éommencement du dix-septième Riècle. En 1607 , elle leur fut' enlevée par l'escadre de l'amiral d'Estrêes,' et la possession en fut confirmée à la France par le traité de Nimègue. Les fortifications qu'on y a élevées en ont fajt Te point principal de nos possessions dans ces régions.

Aux termes d'un décret impérial du 1** novembre 1854, le commandement et l'administration de Gorée el dés établissements français au sud de celle Ile sont confiés à un commandant résidant à Corée et placé sous les ordres du commandant de la division navale des côtes occidentales d'Alrique. Un sous-commissaire de la marine et le magistrat chargé du ministère public dirigent le service administratif et ju-

les affaires déterminées par le rcgleinent et qui slatiie comme conseil decortentjenx administratif. Dans ce dernier cas le commandant vy nrljoint un magistrat.

(.OHf.E. Ce 'root sert à désigner vulgairement et tout à la fois la partie antérieure du cou, amsl que l'ai rière-bouclic. Dans spn acception scientifique, il dénomme, seulement la tavUê forcée par lepharynx. .Ainsi compris, le mot gorge est s> pou) rnè de go: '

gosier. La destination de la #orge

cli« ( hpuiBie c*t des plus importantes. Cette cavityS admet d'abord l'air nécessaire pour ta respiration, et concourt pour beaucoup ^ ja ^o^u^lion ; ensuite, elle livre passage aux substances, ajjinéhlaires et aux boissonsqui servent à la nutrition : devant remplir des fonctions aussi variées, elle à une organisation tres-complexo et douée d'un haut degré d'irritabilité. Cv sont dp» causes qui la disposent à plusieurs maladies, Ainsi »cu>, est souvent lésée par l'air que nous, aspirons,, qui peut l'irriter m h température excessive, soit en ebaudj soit en, Jj\rùii,,et en putre. être chargé de principes < orro.nh. JUIepant ffNre aussi mécaniquement et chb miqueroent par. Je* substances alimentaires solidos et liquide» dont nous faisons usage : aussi les, inflAuimalions de cet le partie sont-elles communes et donnent-elles lieu à 4 les ulcérations, des abcès et diverse», affections chroniques. Mais c* n'est pas seulement epV raison de son organisa^ c| de sa «. lisibilité exquis* q,uc la gorge est souvent affectée» «Ile l'est encore par ses nombreuses sympathies avec diUjcnints viscères : c'est souvent sur ce. lieu que les affections de, Tu*sophagc se manifestent. Voi>ine de l'orifice supérieur de J estomac, elle reflète souvent le mode de rirritabiUté dépravée de ce principal organe de la digestion. Celte même cavité est aussi le siiue de la sensation pénible que cause la s o ifP quand elle est extrême, comme dans plusieurs maladies. Souvent aussi ses fonctions sont ^perverties ou abolies par les affections de l'estomac, du cerveau et du rachis. La dysphagie ou difficulté d'avaler est un exemple assez commun. Il suffit de considérer les changements qui s'opèrent dans la voix a l'époque de la puberté • quel lien symjwthiqu-; unit cette pi! lie avec

DK LA COMVEUS. — T. X.

pour effet principal une constriction extrême dans la gorge. Il en est de même de divers miasmes, celui de la petite vérole, par exemple, et surtout celui de la scarlatine.

Le mot gorge est aussi employé pour désigner le sein, et surtout celui des femmes.

En parlant des animaux , le mot gorge a souvent la môme acception que chei l'homme ; il indique l'arrièrebouche. Cependant, pour les oiseaux, il désigne su veut la partie autour du cou , d'où sont d< s différents noms spécifiques, tels que ceux de rouge-gorge, de gorgeblanche ( fauvette grisolle, et mésange uonelle) , de gorgejaune ( le figuier trichas ), de gorge-nue (une espèce de perdrix ).

Les botanistes emploient aussi le mot gorge pour signaler l'ouverture d'unecorolje tubulée ou d'un calice ayant la même /orme, etc.

En termes de fortification, la gorge d'un bastion ou d'une deiui -bine, est l'entrée du coté de la place. Les gorges des Pyrénées, des Alpes, sont des passages entre deux de ces montagnes. Celle dénomination est encore employée au liguré dans di verses locutions, comme rendre gorge , dégorger. On dit aussi se gorgtr, pour indiquer une intempérancedans l'acte de manger et de boire, ou une accumulation d'or ou d'autres richesses. Prendre à la gorge siguilie une action violente exercée envers quelqu'un; se couper la gorge est synonyme de, se battre en duel ou de se suicider ; rire à gorgç, déployée, c'est donner, quand on ril, au pharynx toute la latitude possible; faire des gorges chaudes. c'est *'jrri,ter,j>ar conséquent s'échauffer le pharynx a force de parler de quelqu'un pour s'en moquer.

, ifjUJLj p'CHAIlWmiMI.

, ' GOUGE (Mal de). Voyez Esqci^ancif.. ' GOKGEIlI.\, partie de l'a rrou rc des anciens chevaliers cl hommes d'armes, tenant au heaume ou salade, en foisaut même souvent partie, et destinée à proléger la gorge contre les coups ou les traits de l'ennemi. Elle se composait d'une ou de plusieurs pièces mobites, alin de ne pas gêner les moiivements du cou-

I En termes d'architecture, c'est la petite frise du chapiteau dorique, entre l'astragale du baut du fût de la colonne et les annelcts.

GORGIAS naquit vers le milieu du cinquième siècle avant J.-C, a Leontium (aujourd'hui Lentini), en Sicile, d'où il a été surnommé le Léontin, pour le distinguer d'un autre Gorgias, général syrien du onzième siècle avant J.-C, et du riche Gorgias, l'ami d'Alcibiade et l'Apicius d'Athènes, Lorsqu'au milieu de la guerre du Péloponnèse, quelques villes de Sicile demandèrent aux Athéniens du secours contre la tyrannie de Syracuse, Gorgias le Léontin fut député par ses concitoyens. L'effet de sa parole fut prodigieux : non-sculemeut on lui accorda par acclamation l'objet de sa demande, mais on le supplia de rester dans la ville où il avait conquis tant <f admiration. C'est ainsi que Gorgias fut enlevé a ,sa patrie et h la tribune : dans les écoles des philosophes, aux jeux publics de la Grèce, il se soutint à la hauteur de son début, par sa facilité à improviser sur tous les sujets. Il eut pour disciples I soc rate et Esc h i ne. On lui reproche toutefois de l'emphase et de l'cxagératiou. Il prolongea sa carrière au delà de cent ans. On trouve dans les Orateurs grecs de Reiske deux discours quilui sont attribués, V Apologie de Palamède et Y Éloge d'Hélène. Platon a donné, sous le titre de Gorgias, un dialogue où il se moque des sophistes et des orateurs, en se montrant grand orateur lui-même, ainsi que le remarque Cicéron. F. Hatuv.

GORGON, espèce de genre antilope. Le gorgon («nttlope gorgon) a les cornes semblables par la courbure a celles Mu gno u, mais dirigées latéralement, en sorte que les pointes se rapproclient l'une de l'aulrc. Un peu plus grand que le gnou, son pelage est de couleur gris-bron, avec des

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taches transversales noires, dans le genre de celle» du zèbre, mais moins régulières. Sa barbe est noire. Une crinière de la même couleur s'étend jusqu'au milieu de son dos.

GORGOXE, genre de polypiers, dont les espèce» avaient été regardées comme des plantes par les anciens naturalistes, qui les avaient décrites sous le nom de keratophytes, coralloides, lithophyles, etc. Ces polypiers, ou loges de polypes, ont pour caractère une tige branchue ou flabelhforrne, épatée et fixée à sa base, formée d'une substance cornée, pleine et flexible, striée à sa surface et recouverte, ainsi que ses rameaux, d'une enveloppe rorticiforme, charnue, friable dans l'état sec et parsemée de cellules polypifèrcs. Le* gorgones ressemblent à des arbrisseaux. Elles adhérent aux rochers cl autres corps solides par leurs bases épatées en forme de racines. Les I>raticl>cs en sont quelques fois distinctes et divergentes, et d'autres fois anastomosées au point de former comme un filet. Ces dernières se nomment ('veutail de mer. Mlles diffèrent «les coraux en ce que leur in térienr est formé d'une substance cornée et Ilexible, au lieu de l'être d'une substance calcaire cassante. L'ecorce, quand on la brûle, répand une odeur semblable a celle de la corne. Si on l'examine attentivement, on la voit parsemée de pore» rangés régulièrement, qui ne sont autres que les loges des polypes qui l'ont formée. On a vu des gorgones qui avaient jusqu'à trois et quatre mètres de liant. Nous n'en détaillerons pas ici les variétés, qui sont trèsnombreuses. Lamouroux, dans son Traité des Polypiers ça rail t gènes, en décrit cinquante-deux espèces.

GORGONES, trois Meurs, tilles de Phorcys, dieu marin, et de Céto : leurs noms étaient Sthéno, Euryale et Méduse. Les deux premières étaient nées immortelles ; Méduse, au contraire, était tributaire de la vieillesse ©t «le la mort. Les Gorgones ne sont pas moins connues dans l'antiquité que Pallns elle-même, qui portait en relief sur son égide et sur le plastron de sa cuirasse la tète coii|<ce de In plus horrible des trois srturs, de Méduse. Le surnom de Gorgonicnne lui en est resté chez les poètes. Les Grecs, de concert avec leurs poètes, nous ont laissé de ces filles un tableau plein d'épouvante. Selon eux, elles avaient un regarl effroyable, qui lancé dans leur courroux pétrifiait hommes et végétaux ; une chevelure de serpents .sifflait hérissée sur leurs têtes; leurs mains et leurs ongles étaient d'airain ; leur bouche était armée d'une dent longue et trauchante comme la défense d'un sanglier, dent unique, qui, avec un œil unique, leur servait tour à tour ; enfin, de courtes ailes frémissaient horriblement sur leur dos. Virgile les place, avec les Harpies et autres monstres, à la porte du jwilaU de Plntoo. Les Gorgones sont liées a la fameuse excursion du roi pirate Fer sée dans la Méditerranée jusqu'aux bords de l'océan Atlantique. Hésiode, qui vivait près de cette époque, l'imagination pleine du bruit qui courait encore dans la Grèce de ces expédition.1' maritimes, nous apprend que les Gorgones habitaient au bout de la terre, non loin du jardin des Hespérides, près des royaumes de la Nuit, oit les astres se couchent. Les cotes occidentales de I Afrique et de la mer Atlantique ne peuvent être mieux décrites et déterminées. Persée, après avoir écumé toute la Méditerranée, depuis l'Argolique jusqu'aux bords de la mer d'Atlas, découvrit les régions littorales de l'Afrique, où il trancha la téte de Méduse.

Phorcys de Cyrène, son père, fut mis depuis au nombre des dieux de la mer, parce qu'il possédait dans l'Atlantique trois fortes lies, nommées Gorgades, qui toutes trois ont sans doute passé pour ses filles, à cause des soins et de 1'alïection qu'il leur portait. Persée s'empara de la plus considérable d'entre elles, de Méduse, dont le nom grec «ignifie la commandante; et parce que les deux autres Iles ne furent point soumises , on les crut douée* de l'immortalité. Leur nom a rapport à la mer : celui d'Luryale veut dire au large dans les flots, et celui «le Sthéno, la fortifiée. Elles avaient pour tueurs aînées les Grées, ou vieilles , qui naquirent avec les cheveux blancs. Pera-e, <lan> sonexpé-

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