GORILLE
dition, parcourut encore les plus prochains parages de la
Libye : aussi place-t-on encore les Gorgones aux bords du lac Trilouis, lac de Minerve, <pii leur fut associée, en ajoatant pour épouvantai! à son égide la tète de Méduse, qu Hmcule et Agauieuinon portaient aussi sur leurs bouchers.
Le nom de Gorgones parait avoir élé affrété à tous le monstres enfaiils de l'Afrique. Hannou, général carthagi nuis, en prit deux, dit-on, doot le corps était velu, et dont les peaux furent pendues dans le temple de la Junou Phénicienne. C étaient sans doute des femelles d'orang-outang, c* qui est d'autaut plus vraisemblable que le mut Y&pyoç «s grec signifie prompt, actif. Dans la guerre de Marius contre Jogurtlia, les soldais louiains tuèreut unegorgoue, mab de loin et avec leurs javelots, car ils croyaient sou regard einpoUouuti : ce n'était pourtant qu'une énorme brebis d'Afrique , dout ils prirent les flocons de laine qui peuUak»! sur ses yeux pour des serpents.
Voici encore une explication de la fable des Gorgone», qui toujours se rattache aux courses célèbres de Perse*: dan> la Méditerranée : Homère parle d'un port d'Ithaque dniic au dieu marin Phorcys C'est lui qui le premier jeta dr> colonies phéniciennes dans l'éphalonic, Ithaque, Corcyrt. dans les Iles Ioniennes. Selon quelques auteur», le ro»J pirate Persée lui aurait pris trois de ses navires «lu nom de Méduse, Sthéno «4 horyale, a\ec lesquels ce chef corumnçait jusque sur les cotes de la Guinée d'aujourd'hui ; et connu ces navires étaient ordinairement cliargi'S, par éeltangf, «k dents d ehphautset d'yeux «l'hyène, voila l'échange iuer\e.l leux, entre les Gorgone», «l'une dent et d'un uul quelle» -, prêtaient tour à tour. Mais le reste «les accessoires de f:u> toire des (^jrgones ne coïncide pas avec les Gorgones ru» > res. La seule découverte de l'Afrique, s«* monstres, t* trifications, ses lies, l'extrémité occideulate de sou <••*tinent, si bien assigné i»ar Hésiode à la demeure de <t» êtres allégoriques, ne permettent aucuu doute sur noir* pnluière explication. Laissous doue. Diodore de Sicile nou> o>s ter que les Gorgones étaient des femmes guerrières, i.*l tantes «les bords du lac Trilonis, rivales des Amazone» et o terminées par Persée ; liéradide nous assurer qu'eut- L rent des filles d une beauté merveilleuse, mais hideuse- }^ le trafic honteux qu'elles faisaient de leurs charmes; ïj*b\« les faire morfondre en Scythie, et d'autres les reléguer daV. les brumes de la mer d'Éiosse, aux Orcades, où elles *raieut nées, et où, si l'on veut, les navires phénicien» qu commerçaient, dans les temps les plus reculés, avec la Graa tV Brelagite les auraient rejetées, comme des bêles fauves
Dev*i.-B*jio.v
GORILLE» singe au thropomorphe , que l'on rvnconcr au Gabon, où les naturels le nomment gina ou enyi.™ RufTon, «pii uen avait pas vu d'individu complet. iconfond avec le chimpanzé. Mais aujourd'hui qu ou •■■ a rapporté plusieurs en France, on a reconnu que le rille forme une espèce bien distincte, a laquelle M. S* vage a imposé le nom de troglodytes gorilia. La bantA du gorille est celle d'un homme de moyenne taille ; muses membres postérieurs étant relativement trèvoonrK le corps est beaucoup plus long et en même temps J a diamètre beaucoup plus considérable que celui d'un bomr-r: Voici les mesures que donne M. Isidore Geoffroy Sar V Hilaire d'un des individus envoyés en France : Haubv: Im,(i7 ; circonférence au col, Om,75 ; circonférence à ta p»»trine, t™,3i>; envergure, 2B,,1S. Les bras du gorille plus longs que ceux du chimpanzé. Ses canines et ses a» laires sont bien plus développées. Ce qui distingue sort < le faciès du gorille de celui du chimpanzé, ce sont »»naseaux, qui approchent plus de la forme du nez bustui et ses oreilles , qui , au lieu d'être étalées comme ceKe> * chimpanzé , sont petites et bordées à peu près comme c!^. l'orang-outang.
Les tuteurs du gorille offrent certaines analogies celles du chimpanzé. Cependant il semble plus sast^ • Les indigène* «lu Gabou, dit M. Richard Ovten, k rr-
GORILLE — GORTSCHAKOFF
«Joutent plus que le lion. Ses canines sont si grandes et ses mâchoires si puissantes, que les Mesures qu'elles font sont très-dangereuses et souvent mortelles. Mais la principale force de ce géant des quadrumanes réside dans l'étreinte de ses longues mains, avec lesquelles il étrangle rapidement son ennemi. •
Les zoologistes n'ont pas encore exactement déterminé la place que doit occuper le gorille dans l'échelle ait.u.de. Par l'ensemble de ses caractères organiques le gorille semble être le second des primates. Cependant certains traits tendraient à le faire mettre le premier. Si, par exemple, on ne consulte que l'organisation de la main, on constate que celle dti gorille se rapproche plus que tonte autre de celle «h* I homme par sa largeur, par la forme aplatie des oncles et par l'existence de huit os carpiens. Au premier aspect, on croirait voir In main d'un géant, comme l'a fort bien dit M. Duvernoy, et les différences qu'un examen plus approlondi lait ensuite apercevoir sont d'un ordre très-secondaire relativement a celles que présente le chimpanzé luimême.
GORITZ. Poye* Gontm.
tîORJU (Oiuujot). l'oyes OuiuoT-titiiuii.
GORKUM ou GORINCHEM, ville et place forte de la Hollande méridionale, a l'embouchure de la lange dans la Mcrwe, compte 9,ooo habitants, est le centred'un commerce fort actif de grains, beurre, poisson* et chanvre. La pe- • lie, notamment celle du saumon, constitue l'industrie principale d'une partie de sa population. Indépendamment de vastes casernes et d'un bel hôtel de ville, Gorktim possède un collège ainsi qu'une église remarquable par son architecture , el oii se trouve le tombeau des seigneurs d'Arkel, qui autrefois jetèrent les fondements de cette ville en transphnlant sur le sol qu'elle occupe les habitants de Wolfori, petit village de pécheurs.
<;OROSTIZ.\ (Don Msmf.i. Kih khoodk), diplomate < t poète comique espagnol, est né le 13 novembre 1790, à la Vera-Cruz, o-t son |tere, général espagnol de distinction, était gouverneur. Il débuta on istr» comme écrivain dramatique à Madrid, on «?s comédies, devenues plus tard si o-lcbres tndalyencia para todos, Don DteguHo, /au c<>*f ambres de antaHo, et Tal mal para cttal, se succédèrent à peu de distance, rt furent accueillies avec un succès toujours croissant. Partisan «été de la constitution de 1 ni * , il .lut en IHM se réfugier en Angleterre. Ses compatriotes, h- Mexicains, vinrent l'y chercher pour ronfler a ses talents la conduite des négociations avec les cours européennes par lesquelles ils désiraient voir reconnaître leur indépendance. M . de Gorosli/n se chargea en effet de la défense de leurs intérêts avec tant de talent, en Prusse, en Hollande et dans d'autres contrées, que quelques années après on le nomma ,un!i:t>*a leur à Lond.-e*, et qu'on l'envoya avec le même ti- Ire deux fois à Paris, où II conclut avec le gouvernement (tançais un traité «l'alliance et un traité de commerce. An milieu de ces grav es occupations, il employait ses heures rie loisir à composer une pièce nouvelle, Cnntigo pan y ce- Imllit, qu'on regarde comme son meilleur ouvrage, et a la- -1 11 elle M. Scribe a emprunté l'idée d'un de ses plus charmants vaudevilles, f 'ne chaumière et son cœur. Plus Uni il retourna a MexU-o, oh il fut nommé conseiller d'État et chargé de la direction du tltéalrc de cette capitale, pour lequel il a coni|K<sé depuis un grand nombre d'ouvrages. Ou a publié, sous k titre de Tentro escooitto, un choix de ses premières productions dramatiques (2 vol. in-12, Bruxelles, 1825). 11 a pris pour modèle Moratin le jeune, qu'il surpasse en verve et en esprit, et qu'il égale sous le râpant d,« la langue et de la versification, classiques chez l'un et l'autre écrivain.
r.ORTSCHAKOFF, famille russe, qui par saint Mieliel de Tscbernis«'rt ' (né en 1246) lait remonter son origine ju^ju à Itoiitil» el .\ Wladiimr le Grand.