‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 337 sur 614 · IIS S · texte numérisé non relu

IIS S

conquérait le reste de l'Italie el la Sicile , il réusMt a se maintenir jusqu'en 493 à Ravennc, où il finit par capituler et où il fut assassiné. Théodoric exerça alors aussi sa souveraineté dans la plus grande partie des contrées riveraines du Danube , et que son frère Honulf administrait en son nom ; de sorte qu'indépendamment de la Sicile et de l'Italie, son empire comprenait la Pannonie, la Sa vie (la contrée . riveraine de la Save), la Dalmatie, une partie du Noricum, la Rbétie supérieure et même la Provence à partir de l'an 507. La souveraineté nominale de l'empereur, que reconnaissait Théodoric, ne l'empêchait pas d'exercer dans ses États une autorité entière et illimitée. Sa gloire et son influence s'étendirent au loin dans les régions germaniques. H prit le litre de roi des Goths et des Italiens , et habita tantôt Ravennc et tantôt Vérone; dans le gouvernement intérieur de ses États, il fit preuve de sage modération, ne toucha point aux institutions existantes, et en même temps veilla attentivement à ce que les Goths , dont deux cent mille guerriers avaient nblenu le tiers du sol de l'Italie a titre de dotation, conservassent intactes leur foi arienne , leurs mœurs germaines et leur valeur. Sous sa domination , l'Italie vit refleurir son ancienne prospérité ; l'agriculture même y fit de nouveaux progrès; et pour la décision des discussions judiciaires qui survenaient journellement entre Goths et Italiens, parut en l'an 500 YEdictum T/ieodorici. Après la mort de ce prince , arrivée en 526 , sa fille Amalasuinlha gouverna pendant la minorité de son (ils Athalarich; mais celui-ci étant venu a mourir, en 534 , son cousin Tukodvt la fit assassiner. C'est à ce moment que l'empereur J ustinien envoya Bélisaire reconquérir l'Italie. Quand celui-ci pénétra dans la Basse Italie, Théodat fut dé|H>sé et tué par son armé*;, après qu'elle eut proclamé roi Vmcis en 536. Les Italiens catholiques firent cause commune avec les Grecs ; les Goths perdirent Rome el Ariminum, que Vitigês assiégea inutilement; en revanche Vraias, son neveu, s'empara, en 539, de la ville de Milan, qui avait fait détection, et y commit les plus affreuses dévastations. En cédant la Provence aux Franks , Vitigès s'était créé là des alliés sur lesquels il ne pouvait compter, et qui , sous les ordres de rAustrasicn Théodcbert, parcoururent l'Italie el finirent par s'établir sur h versant méridional des Alpes. Une tentative ayant été faite pour déterminer le roi de Perse, Chosroes , à envahir les contrées orientales de l'empire Byzantin , Justinien, effrayé, offrit de traiter; mais Bélisaire refusa d'y consentir. Il dédaigna aussi la couronne que les Goths lui offrirent, contraignit Vitigès a se réfugier dans les murailles de Ravennc , et après .s'êlre emparé de cette ville, en 5'»0 , le ramena avec lui captif à ConstanUnople.

Les Goths, qui jusque alors n'avaient point encore été entamés dans la haute Italie, élurent pour roi iMmun, et après sa mort, le généreux Totila, qui commandait à Trévise. Ilscurcut bientôt reconquis la péninsule; toutefois, les grandes villes résistèrent. Rome, assiégée pendant longtemps par Totila, tomba enfin en son pouvoir, a l'aide d'un stratagème, en l'an 54G; mais Bélisaire ne tarda point à la reprendre. Envoyé en Italie en 546 avec des forces Insuffisantes , il ne put que s'y maintenir jusqu'en 549, sans rien faire de décisif. Cette mission était réservée à Nar sès que Justinien , après avoir rejeté les ouvertures de paix de Totila, envoya en Italie, en l'an 552, à la tête d'une immense armée, composée surtout de Huns, d'Hérules et de Lombards. On en vint aux mains à Teginaj, enlre Gubbio et Nocera , dans les Apennins , et Narsès sortit victorieux de cette bataille, où Totila trouva la mort. T< jas , que tes Goths lui donnèrent pour successeur, descendit dans la basse Halte pour occuper f : mua, où se trouvait te trésor de Totila ; et, de Rome, reprise pour la sixième fois pendant cette guerre des Golhs, Narsès marcha à sa rencontre. Il corrompit le commandant de la flotte des Golhs; de sorte que Téjas, faute de recevoir ses convois, dut abandonner la forte position qu'il avait prise sur te Vésuve et s'enfoncer davantage dans les montagnes. Téjas mourut les armes à la main ; mais

GOTHS — GOTTSCHED

ses soldats continuèrent à se battre ; le troisième jour, ce qui en restait encore obtint par capitulation libre retraite. Alors, de Pavic où elle se trouvai! , l'une «le leurs bandes appela à son secours deux durs des Aleiiyms, qui ravagorr>nt encore une foi* l'Italie, jusqu'à ce que Narsès, après s'être successivement rendu maître de toutes les places fortes , les vainquit en 5ô», sous les murs de l apouc F41 5V», sept mille Goths qui se trouvaient à Conta se livrèrent a lui. Vidin, autre chef gotli , fut encore battu en ; et ce dernier désastre mit lin à la guerre des Goths. tleaucoup de Goths prirent alors du service militaire a Byzanre; d'autres émigrèrent, et allèrent se fixer dans la Rlu tie et dans le Noncum; ceux qui restèrent, en Toscane notamment , se confondirent bientôt avec le reste de la population.

Des Oslrogoths , désignés sous le nom de Golfis tetraxitiques, étaient demeurés, depuis une époque extrêmement reculée, sur les bords de la mer Noire, en Crimée et sur le Kouhan, où à l'époque de Jiistinten un les trouve allies avec les Hun* outoiirgouriques ; et quelques débris semblent s'en être conservés jusqu'au seizième siècle dans les montagnes de la Crimée. Plusieurs autres nations orientales avaient les plus grandes affinités d'origine avec les Goths; aussi les comprend-on ordinairement sous l'appellation de peuples Goths. De ce nombre étaient incontestablement les fiastarnes, los Peuctus, les Gepides, les Rugiens, les Hé ru les les Avions, les Vandales, qui tous ont disparu comme les Goths, et ne se sont pas même continués sous un autre nom. Ce sont des Slaves et des Hongrois qui les ont remplaces, du Pont-Euxin à la Baltique, sur les bords1 de la Vistule cl du Danube, ou ils habitaient autrefois.

La tradition qui veut que les Goths de la Scandinavie (où l'on trouve une tribu de Goths qui donna son nom a U province de Suède encore aiqtolée aujourd'hui G ni hl mal ou Cirthalaud } aient aussi pénétre dans les régions du Sud ne repose sur aucune espèce <L- document historique.

tiO'l J LAX1L, la l'Ius giauùo des lie • de la lia I i iq ;i e proprement dite , distante de 6 a 7 ni) 1 uinelr es de la coie de Suè le, et séparée de l'Ile d'ŒIand par un bras de mer de 4 à & tuyriaiiiclres de large, avec une profondeur de au brasses au plus , Ibrme avec les Ilots qui l'avoisinent un évèché et un bailliage particulier portant le nom do W'isby on de Gottland, dont la superficie est de 40 inyriamèlres

carrés et lu population tie 45,000 âmes. C'est uu plateau sociétés littéraires destinées à la propagation de ses calcaire, avec une liautcur moyenne de 30 à 165 mètre» d'élévation au-dessus du niveau de la moi- et des cotes généralement fort escarpées , dont le climat tempéré permet la culture du noyer et du mûrier. Le sol en est fertile, mais mal cultivé, produisant des piaule* qui lui sont propres, et couvertde vastes forêts de sapins justement célèbres par la grosseur et la dureté de leur bois. Oii> a-colte de* bles.de* légumes et surtout des pommes de terre. L'horticulture y est trèsrépandue ; mais l'éducation des bestiaux , sauf l'élève des moutons, y est peu importante. La poche, l'exploitation des carrières de pierres à bâtir, et les ebaufonrs y sont des industries importantes ; le commerce et la navigation y sont an -i très-actifs, tandis que l'industrie y est démeuiée fort anierée. Les mœurs, les coutumes, l'organisation administrai \e et militaire, diffèrent complètement de celle des Suédois. Ou ne trouve pas de grandes fermes dans ce pays ; la plupart <!. . maiâons, et jusqu'aux simples habitations de paysans, ur. \ construites en pierres. L'Ile a pour chef-lieu Wisby, vi.i • commerçante, située sur la cote occidentale. Depuis un tei.i>>> immémorial elle appartient à la Suède, et fait partie de la contrée qu'on désigne sous le nom de G ot h al and. Longtemps elle eut des rois particuliers et un code île lois à elle; plus tard elle porta le titre de comte. De 1361 à 164.», sauf de courtes interruptions, elle fit partie des États des rois de Danemark. En 13'Ji, une partie de l'Ile de Gottland, et notamment Wïsby, fut conquise par les ['italiens, aux pirateries desquels elle offrait un sûr refuge. Quand le mi

Albert de Suède et son fils trie , qui avaient été faits prl- I ques et littéraires, voilà ce qui nevenalt à Prdée de sonriiers en 13vj par les Danois, recouvrèrent leur liberté, Pour opérer la cure radicale d'un si déplorable ^

en 1394, ils s'efforcèrent de faire rentrer l'Ile sous Irar obéissante. Éric y débarqua a la tête d'une année, et réussit 1 s'y maintenir. Ce fut lui, dit-on, qui vendit l'tle entière au çrjml iiKiitre de l'ordre Teutonique, lequel en expulsa les vitaliens en 1308. Plus tard, la reine Marguerite la racivla de l'ordre. Après la dissolution de l'union de Calmar, Charles Mil chercha à l'enlever aux Danois, qui s'y nwintinrent cc|>endant jusqu'en I6i5, é|H>que où ils 1j vendirent a la Suède, en vertu des stipulations du traité de Bruiiiscbro. Le Danemark s'en empara cependant encore pin» tard , et la garda de 1676 à 1679. Depuis elle n'a plus cessé d'appartenir à la Suède.

GOTTORP ou GOTTORF (Caslrum Got Itonm }, di teau féodal, qui domine la ville de Schlcswlg, est situe dans une lie formée par la Schley, entre les doux quartier* de cette v iue désignés sous les noms de Frieilnchsbtry 6 de Lolf/uss. Il fut reconstruit de llitfà 1161, pour vrvir de résidence à l'évéque, qui jusque alors avait habité un vient château appellé Grostijottorf, à deux kilomètres plus lois; et les evèques de Sclile-vvig en demeurèrent en pos«cs-ioa jusqu'à l'an l '.'.Cs, époque où, eu vertu d'un échange, le duc Lrich l'érigea en place forte. Plus tard ce manoir fèmbl fut habité par les dm- s de Holdein-Gottorp ( voyez Ilots- Ttix / depuis I iii jusqu'en 1713, époque où le roi de Danemark Frédéric ||[ en prit possession. Le souvenir * nombreux faits de guerre se rattache, dan» l'histoire dv moyen Age et dans l'histoire moderne, auchAteaudeG<>ltorç. En I7VJ le roi de Danemark en lit transférer a Copeuliaa* la précieuse hibîiotiièqnc, fondée en 1606 parle iluc Jean- Adulphe île iî il-li :n-(,i tt«irp.

v.G l'iSCHED ;.ti VN-Cnnis-nieiiK), savant , qui, mal- -r services incontestables qu'il rendit à la litlératare

allemande, devint ridicule par son pédantîsme et «ifaJw Il était né en 1700, près de Kirnigsberg. Afin dYfli.ipper» l'obligation du service militaire, H se réfugia en t7"4 1 Leipzig, où il fut chargé d'une éducation partVitli^T- Uientot après il ouvrit dans cette ville des cours piiMtfs.oi il combattit le mauvais goût qui dominait alors dan* » littérature allemande, recommandant l'imitation des anciens, et par suite celle des auteurs français continuateur», suivant lui, do la tradition classique. Notre critiqoe chreb ensuite à agrandir sa sphère d'influence en fondant nlvei»*

" vn de ses H*-

tn'nes en matière de goût. Dès 1730 l'université de i.eiptî l'avait admis dans ses rangs comme professeur agré^ poésie et de philosophie. Quatre ans plus tard.il y devenait titulaire de la chaire de logique et de métaphys^iten mourut le t '2 septembre 1765, doyen de la faculté île r»- Insophie.

Gottsc hed est considéré aujourd'hui en Atletnagne roiniK la personnification du pédant isme ; cependant ceux q«i une connaissance exacte de l'état on se trouvait alors la Sléi ature allemande ne laissent pas que de rendre justice à v* mérite. Iloffinannwalsdau , Lotienstein et leurs succewww avaient fait de la poésie allemande le type de l'enflure.* l'exagération, et en même temps de la trivialité; quant a« prose , il serait difficile de dire ce qu'ils en avaient Wt et de la reconnaître dafts leur jargon, tout tard non-seule»"* de mots et même de phrases entières empruntés an* lanp"* étrangères, a la langue française surtout, mais encore A* plus intolérables grossièretés ; jargon iju'ils avaient réa* à mettre à la mode, et qu'ils plaçaient même dans la bond* de ce digne Hanswurst , l'arlequin national, dont le était jadis si important , et dont ils faisaient consister ui> quement le comique dans la gloutonnerie et dam de «*• gaires équivoques, le tout rehaussé par force coups de H et coups de poing reçus et distribués avec nne nvwo'01* prodigalité. Retrouver dans les modèles antiques le» re0es du goût , revenir aux productions de l'ancienne littvrati * allemande , comme source inépuisable de données hmWf"

GOTTSCHED — GOUDOULI

il fallait un homme instruit, posrtil, sans imagination, mai» doué d'un grand bon terni pratique uni à un esprit naturellement critique. Personne mieux que Goltsched ne convenait a un rôle pareil. Son mérite est donc d'avoir introduit dans la littérature allemande la critique et la polémique de la raison, du gros bon sens; s'il ne lu» fut pas donné île pouvoir relever et ennoblir le goftt, il réussit «lu moins à détruire les principaux obstacles qui s'opposaient en Allemagne à son épuration.

GOUACHE (de l'italien guaizo, flaque d'eau), espèce de peinture en détrempe , qui exige plus de soin et plus de prévision que les autres. On y emploie de même des cou- . leurs broyées et délayées à l'eau gommée. Kllc «Mlère de l'aqu are II e en ce que les couleurs sont en pale et se po- ! sent |iar roucties successives comme dans la peinture a l'huile, j On doit modérer l'emploi «le la gomme ou de la < olle de | peau de gants , épurée , doot on peut aussi se servir ; autre- j ment, la peinture sécherait trop vite cl nuirait par s'écailler. L'emploi «le la gouache donne de la douceur à la peinture et au coloris : elle est fraîche, éclatante, et charme la vue par le velouté qu elle reçoit de la lumière qu'elle absorlic. On l'emploie ordinairement à l'éxecution «le* tableaux de moyenne proportion , soit du genre historique ou familier, soit des paysages, «les fleurs ou des fruits. On s'en sert aussi pour peindre les décorations de théâtre. Les religieux, qui ornaient les manuscrits qu'ils taisaient de sujets lire» du l'Arxien , «hi Nouveau Testament, ou de la Passion de Jé»ns- Christ, les peignaient à la gouache. Ces productions des cloîtres du moyeu Age sont très -recherchées. Nos grands peintres ont quelquefois employé ta gouache, à de petits ouvrages , soit à des esquisses qu'il* roproeustiilc «lans un format plus grand. On voit an Musée deux tableaux allégorique* i>eiuUàla gouache, remarquables autant pBr le mérite et la beauté de l"e\é< ution «pie par leur dimension extraordinaire : rc sont les plus grands que nous connaissions', ils ont i™*,05 de haut, et sont sous ?errc. Ce* deux tableaux d'Auloine Convge, représentent lt\ vertu victorieuse des Ytces,e\L' Hommesensuelattaché au l'taisir par l' Habitude. J eau-Guillaume Bawr, né a Strasbourg, en 1610, a peint le paysage, la perspective et l'architecture à la gouache, dans laquelle il excellait. On voit au Must'-edeux jolis tableaux «le cet arli de, désignés sous les n'ftitt «le Cavalcade du Pape et de Marche du Grand' Seigneur. Bawr s'était acquis une grande réputation auprès «lu duc de Braccianoeta la cour de l'empereur Ferdinand III.

Les Persans, les Chinois et les Indiens ont aus-d parfaitement réussi dans la gouache. A la Bibliothèque impériale se trouve une suite de portraiU en pied «les empereurs persans «tu indiens, d'une gramlo fiuesse de dessin et d'une rare perfection de peinture. Ou y voit également des sujet* familiers, peints par le* Chinois, dont l'exécution a quelque ehose «Je *»rpre»nnt.

Nos peintres français ont produit de liés belles gouaches. On cite Baudoin , tendre de Boucher, premier peintre de Louis XV, comme le plus li:d;ilc en ce genre; il fut reçu à l'Académie de Peinture, et produisit «lans le genre libre et familier une suite de tableaux d'une grande beauté : Le Coucher de. la mariée est regardé comme son chef-d'u-nvre. Noël a peint a la gouache des marines «lans le genre de Vernet, qui sont tres-eatiinées. Cher Alexandre Lf-xoir.

<JOI l>A,en 1k>I

amiais

Ter Gouwe, ville Italie sur les

rives du Gouwe , «lans la Hollande méridionale , ne compte pas moins do ir.,000 habitants. On y voit la plus grande place de marché qu'il y ail en Hollande , et son église de Saint- Jean est célèbre par les belles peintures sur verre que Philippe If et Marguerite d'Autriche y firent exécutée par Dirk et Wouter Crabcth. La principale industrie des habitants «non i sic dans la fabrication «les pipes enterre; et quoiqu'elle ait beaucoup perdu de nos jours de son ancienne importance, elle n'y occupe encore pas moins de deux cents fabrique^, qui tirent leurs matières premières des environs de I.iége, Cologne et Cobtentz. Il y a aussi dans le voisinage

de Gouda , notamment au vidage de Moor, des briqueteries considérables , qui tirent leurs matières prendre* du lit de . l'Yssel et de celui de la mer «le Harlem.

GOI7DEMN. loynGorootii.

OOLTDIMEL (CtunK), compositeur français, dont le nom aété transfiguré en Gandiomell, (înudimel, Gnudincl, Gukiomel, Godmel, Gudmrl, Gond i me l. naquit vers \ W).0, en Franche-Comté, «-t fut vraisemblablement l'un «les élève* du célèbre Josquin Des pré s. Bruni affirme que ce l'ut lui qui initia l'alestrina a la connaissance «le la musique. Il avait fondé, en 1 ,S40, une école de musique à Borne 11 périt a Lyon, dans la nuit «le la Saint -Barthélémy, virtime de la fureur |iopnlairc soulevée contre les huguenots. Les airs qu'il composa pour tes psaumes «le l'église reformée, traduits en français par Ma rot et Théodore «le Ht zc ( Paris , 1>65), sont remarquables. Plusieurs «les mélodies chorales en usage encore de nos jours dans l'église protestante sont de lui. Une partie de ses chants à plusieurs voix ont été publiés avec «Vautres d'Orlando Tasso, son* le litre «l«> /.« Fleur des Chansons ( 1576). Ses lettres «-crites en fort bon latin , et publiées par Paul Melinus a la suite de ses poésies, témoignent de l'éducation littéraire qu'il avait reçue. Il a laissé, un grand nombre d'ouvrages sur la musique, et «m lui en attribue tout autant qui ne lui apparlimnent pas réellement. On regarde cependant o mine authentiques les suivants : Quinti f/omtit Flacci nd.r ad rh'jfhmns musleos reduet* ( Paris, 1555, in-V' j ; Chansons spirituelles de Marc-Antoine de Muret, mises eu musique ( tbid.) ; Les Psaumes de David mis en musique; Les Psauthcx mis en rimes françaises par Clément Ma rot , mis en musique; enfin <l«-s Messes, «les Mottets et «les chansons

GOl'DJERATE ou GOl D/.F.B.VT. Voyez Ci/uuTt.

GOITDOrLI ou GOCOKLIN ( Piwibf. m.l , le plus célèbre d«*s justes languedociens, naquit, en 1 .«79, a Toulouse, étudia la jurisprudence et fut reçu de bonne Iw-ure avocat ; nuis une irrésistible passion pour la poésie , accrue encore par la lecture «les poètes latins, ne tarda pas à le détourner des travaux de sa profession. Quoique deja «le son temps la langue d'Oil, ou «Kalecte du nord de la France, lut détenue langue écrite , sa suprématie n'était |vas encore complètement «h'eidée dans le midi de la Fiance; et comme la langue d'Oc, dialecte populaire dans ces contrées, était plus sonore, plus harmonieuse, plus riche en voyelles, Pierre île Goudouli la choisit pour composer ses poésies. On y re marque quelques clinnts d'amour d'une fraîcheur exquise, des idylles pleines «le grâce , «les épigramines spirituelles et montantes, un chant roijal en ver* français qui remporta le prix aux jeux floraux, enfin une ode sur la mort de Henri IV, regardée à bon droit comme un clief-.l'.i u vie, et que l'auteur «lu Prxdium ftusttcum, le père Vanière , traduisit en latin. Kllcs ne furent pas seulement accueillies avec faveur par ses c«>mpatriotes; on les traduisit plusieurs fois en italien et en espagnol. Comme , dans sa jeunesse, Pierie de Goudouli avait «lissipé son patrimoine «lans une vie de plaisirs, il en vint, vers la lin de ses jours, à se trouver dans la misère ; alors le conseil municipal «le Toulouse, prenant en considération le glorieux reflet que sa grande réputation projetait sur sa ville natale, dérida qu'il serait a l'avenir nourri et entretenu aux dépens de la cité. Lorsqu'il sentit la mort s'approcher, Pierre de Gotide.uli entra dans un couvent de carmes, où il voulait Cire enterré, et y mourut, le 16 septembre K.'i9. Apres la destruction de ce couvent, ses restes mortels furent, en ISOS, translérés dans l'église «le la Daurade. La première édition de ses «ruvn s parut à Toulouse, sous le litre de Las obros de pierre Goudeli, avec un «lictmnnaire «les mots languedociens les plus diflicilcs a comprendre (16'«9, in-4°); celle qui a pour titre : Kamelet moundi, ou la flmnrto noubrln del rnmetet mnundi (3 vol. in-15; Toulouse, 1693), est plus complète, ainsi que celle qui a été publiée en 1700 a Amsterdam, sous le titre de : l/ni trionfo de la lengouo

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gascono, laquelle contient aussi le* autres de quelque* autres poêle* du midi de la France. La dernière édition est celle de LXellwy (Toulouse, 1843).

GOUDRON, substance oleo-résineuse noirâtre que l'on rétire de certains végétaux on minéraux. La distillation* à une très-haute température , des bois résineux est toujours la méthode d'obtenir le goudron végéta! ; le goudron de houille se retire de la distillation du charbon de terre lorsque l'on veut en (aire simplement du coke ou faire du gaz pour l'éclairage. Quant au poudron uiiaéral , c'est »m bitume connu sous le nom de pissasphalte. De ces trois espèces de goudron, celui qu'on obtient des substances résineuses est le seul auquel on applique ce nom générique , «an* addition explicative : on le prépare aujourd'hui à j*u près de même quejadi», ni mieux ni plus mal que les anciens. C'est le pin maritime «ml fournit la plus grande partie du goudron du commerce ; pourtant , on fait servir aussi à cet tisane les pins sauvage, cembro, imighn, d'Ecosse, austral, et le pin d'Atep. •

Habituel lemenl, pour retirer le goudron, on recouvre un trou (ait en terre, d'an ptenclier légèrement creusé en formede cOiie renversé, au centre duquel on perce on trou de manière que tout liquide qui viendrait à tomber sur ce plancher pût s'écouler vers cette goutière et se rendra dans le caveau. Ce plancher étant ainsi disposé, et formant alors une espèce de soie , on bouche le trou central avec une perche ; puis on amoncelle obliquement et par rangées , autour de cette perche, toutes les bàcheltes et copeau* provenant des arbres qui ont fourni la térébenthine. Lorsque ces bûchettes sont élevées à la hauteur liabituelle d'un fourneau k charbon , on recouvre le tout avec du gazon; on retire la perclie dont l'absence Tonne un tuyau de cheminée, et on allume ce las de bois en six ou huit endroits. Dès lors l'habileté de l'ouvrier consiste a régulariser, comme le font les charbonniers, te chaleur, et à la distribuer, suivant le lie-oin , sur tel eu tel point de la masse , en ouvrant un trou ou évent au dessus de ces endroits, dans te couverture, ou bien eu fermant les trous qui s'y trouvent. Le diflicile est d'arriver à obtenir un inate degré de cliatear, car trop de chaleur décompose le goudron en gaz et en charbon , tandis qu'une trop basse température uc relire pa* du bois tout le goudron qu'il pourrait fournir. La mise en fou d'un fourneau ordinaire dure soixante à soixante-douze heures; mais toutes les quatre ou cinq txflircs on descend dam le caveau, et Ton. ouvre k trou central, qui bisse alors tomber dans un envier le goudron que la chaleur a fait se distiller et s'amasser sur la soie du fourneau.

Cette méthode grossière, employée dans les Landes , et que dans le Valais on a perfectionnée en couvrant le fourneau d'un chapeau métallique mobile, a subi aussi en Suède quelques améliorations. L'on pourrait remplacer la construction îles anciens par la distillation en vases clos cl p< r dc<ice»SKiH plus ou moins analogue à celle dont on se sert pour l'extraction du goudron de Pecorce de bouleau, propre à la préparation du cuir de Russie. Mais il ne faut pas croire que ces améliorations soient aussi faciles à apporter dans cette fabrication que l'on pourrait d'abord se l'imaginer : l'indépendance , le préjuge, l'inUïrét mal entendu, l'ignorance et la pauvreté de la plupart des ouvriers fabricants de goudron , sont autant de causes qui empêcheront d'ici à longtemps ces |>erfectionneinents d'être adoptés dans nos forets; car en France c'est le temps qui seul peut les importer dans les mains de nos paysans.

Quelle que soit la manière dont le goudron sort obtenu , H sert dans les ports de mer à enduire les carènes des vaiv seaux ; mais pour cette application, appelée calfatage, on a besoin de faire chauffer le goudron , d'en faire évaporer une partie de rhnilo essentielle qu'il contient, et de le réduire, en le desséchant ainsi, en une substance qui porte alors le nom de brai gras, substance que l'on fait souvent plus vite en ajoutant au goudron chaud un peu de résine ou brai sec ; quelquefois mène on le fabrique directement en

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