‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 338 sur 614 · GOUGES · texte numérisé non relu

GOUGES

distillant le goudron en vases clos. Le goudron sert aussi à enduire les cordages , atin de les rendre plus durables a

GOUDRON ( Eau de ). Voyez Ku or Gocmok.

GOUDRON MINÉRAL* Voyez Pmbaamultk.

GODET. Voyei Amie. <->*"

GOUFFÉ (AnuAim), célèbre chansonnier, naquit a Paris, le 71 mars 177», et mourut le 19 octobre 1845, dans la ville de Beaone (COte-d'Or) , qoll habita vingt ans, quand il eut obtenu sa retraite , près de sa tue, mariée à un notaire de cette ville. Son père, Lotns • Charlemagn r GoevrÉ m BixunecxRD, gentilhomme, lui fit donner une éducation distinguée; et le collège d'Harcourt, I Tans, retentit chaque année' des succès éclatants du Jeune lettré, qui devait plus tard sfUnstrer en abordant de te littérature le côté qui voit, peint et raille les ridicules. "Vaudevilliste et chan son nier plein de verve et d'esprit, Il mérita d'vtre surnommé le Panard du dix-neuvième siècle: Parmi ses meilleures chansons, on cite Saint-Denis et le Corbillard. Comme Béranger, il répand quelquefois nue agréable teinte de philosophie sur son enjouement. Quelquefois ses plaisanteries rappellent l'entrain et la verve de Désaogiers, avec qui il fonda le Caveau moderne. Il recevait tes visites de la muse dans le moins poétique de tous les ministères, ectui des finances. Encouragé par de gai* et spirituels amis, il réunit ses premières chansons en un volume, qu'il intitula : Ballon d'Essai (Paris, 1801). L'aecoeil que reçut ce petit livre engagea l'auteur à publier tes Ballons perdus, qoé tout le monde retrouva, pins Encart vn ballon, qni tut, comme ses aînés, accueilli par le public avec faveur ; ce qui engagea l'auteur a donner Le dernier ballon (Paris, 1811), où se trouve la fameuse chanson : Plw on est de fous, ptus on rit. Auteur et coltebnratmr d*u» grand nombre de vaudevilles, parmi lesquels il fhut cîter /.es Deux Jocrisses, ljf. Chaudronnier de Seanf-Ttonr, t* Eowffe et le Tailleur, Le Duel et le Déjéûner, etc. , etr Armand Goulfé termina sa carrière littéraire par la eotrrposltion de Contes-charades, pleins de grâce. On peut dire qu'il s'éteignit avec toute la fraîcheur de son talent de conteur, aime et respecte d'une population qui le voyait avec plaisir au milieu d'elle. On a «Ht que Wsaugiers faisait des ponts^neu/s , Béranger des ode» et Armand «outré des chansons. Job» Pxctbt.

GOUFFRE. Voyez PnÉeieict.

GOUGES (Jean de). Voyez CoMrxciui» (Grandes).

GOUGES (MAïiiF..Oi.rsn»B nn), bas-blets qui a laissé un nom famenx dans l'histoire de notre première révolution, était née en 1755 a Montauban. Fine d'une revendeur è la toilette, elle avait épousé nn sieur Aubry. Ce mariai ne parait pas avoir été heureux , et de bonne tiexire Olympe de Gouges s'en vint è Paris, où sa beauté ne tarda pas k la faire remarquer, et oh, après avoir traverse tes aventures réservées d'ordinaire aux jolies femmes qtu savent se mettre an-dessus des préjupés, elle Huit, comn* tant d'autres, quand elle eut atteint la trentaine, par se Jeter dans les hasards et les luttes de la vie littéraire. Rte débuta en 1785, au théâtre, par une petite comédie intitulée : Le Mariant de Chérubin ; l'année suivante rte donna L'Homme généreux, drame en cinq actes; en 17*7, Molière chez Ninon, gracieux petit acte épisodique, et te Philosophe corrigé. Dans rfntervalle, elle avait publie un roman épistolaire (genre alors à la mode), intitulé) : Mémoires de M™ de Valmont. En 178* te chose publique était si malade, que c'était k qui proposerait des renoe.** pour la sauver : Olympe de Gouges fut du nombre de ceux qui, k partir de ce moment jusque longtemps après la réunion des états généraux, ne laissèrent point passer un lait important sans l'élucider et le commenter a Pesage des masses. Elle rêva l'émancipation des femmes, disant qrf cites avaient bien le droit de monter k la tribune, putsqti*e«>* avaient celui de monter à rechafaud.

Avoc la mobilité d'idées particulière à son sexe, Olympe

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