GRAU A VI
I )> «le Rarossa ( 5 mare 1811), pour le gala de laquelle le parlement vota des remerciements pubbxs au général G rai wim. A la bataille de Vittoria, c'est lui qui commandait l'aile gaurhe; mais après le passage de la Bidassoa force lui (ut >1e quitter provisoirement Parmi*, par suite ilu mauvais état de sa santé. En janvier 1814, il débarqua à la tête de l O,000 hommes en Hollande, livra, avec le général prussien Tlmmen, le combat de Merxhem, qui fut heureux pour les coalisés; mais le 8 mare, ayant essayé d'enlever la place de Rerg-op-Zoora, il ne vit rc|>ous*er avec perte par la garnison française. Au mois de mai de la même année , il fut promu a la pairie sous le titre de lord Lynedoclt de Ralgowati, et rn 18-21 nommé général en chef. Il passa dès lors la plus grande partie de sa vie en Italie, et mourut à Londres, en décembre 1841, dans un âge extrêmement avancé.
Les Graham d'F.sk et Xetherby ont également produit un certain nombre d'hommes distingués.
Sir Richard Giuhan d'Esk, né en 1G48, envoyé de Charles 11 en France, obtint en 1080 le litre de vicomte Preslon, et remplit sous Jacques II les fonctions de secrétaire d'Etat. Apres la révolution de 1688, il fut enfermé à la Tour, et gracié en 1601, par Guillaume III, après avoir été déclaré coupable de haute trahison. Pendant sa captivité, il traduisit en anglais le livre De Consolât ionc Philosophie de Rnèce; et cette traduction lui fait, comme écrivain, le plus grand honneur. Il mourut en ÎG'JS. La pairie de cette famille «'éteignit en 1739, en la personne du troisième vicomte; mais, en vertu du testament laissé par lady Widdrington, fille de Richard, les biens des Graham d'Ksk passèrent aux Graham de Netherby, qui, en décembre I7»2, obtinrent le titre de baronet.
Sir James Robert George Ghaiiau, baronet, de Nelherby, dans le Cumberland, célèbre comme homme d'État et comme orateur parlementaire, naquit en juin 179*2, •|K»nsa, en 1819, la lillc de sir James Campbell, et succéda * son père, en 1S24, dans la possession du titre et des r»roprie|é* de SA famille. Il entra d'abord au parlement, en lualité de représentant de la ville de Carliste , en 1820; cl m 1830 il y fut élu par le comté de Cumberland, où il Ymporla sur la pissante et influente famille tory des .owlher; et peu après il fut appelé à remplir dans le canne t présidé par lord Grcy les fonctions de premier lord le l'amirauté. Il introduisit de notables améliorations dans 'administration de la marine, tout en réduisant d'environ m million sterling les dépenses de ce département. Comme dininistratcur et comme orateur, Graham fit preuve de r.m.ls talents, et | tassait alors pour l'une des colonnes du *rti whig. C'est ainsi, par exemple, qu'il fut pour beaucoup ans le succès du bill pour la réforme du parlement. Mais
II 1*34, ses collègues ayant annoncé l'intention d'opérer salement une n forme dans l'Eglise officielle d'Irlande, rahani, qui ne partageait point leurs idée* à cet égard, se '■para du |>arti vt hig pour se rapprocher dès lors de plus 11 plus du i.arli conservateur. Il perdit à cela, en IR37, son ég« dans le parlement comme représentant du Cumbernd ; mais dès l'année suivante l'appui des tories le faisait ire par le comte de Pemhrokc, après qu'il eut publié une ofession de foi politique dans laquelle il se déclarait le >«inpion de la religion protestante, l'adversaire de toute (tension nouvelle a donner au droit électoral, du vote f ret et de toute usurpation de la démocratie sur les droits ■ la couronne, enfin le partisan du système de protection 1 matières commerciales, tn septembre 1*41, il entra dans
cabinet présidé par Robert Peel comme ministre de l'inriour, et en cette qualité il contribua a introduire le sys- 1110 commercial qui en finit avec les droits protecteurs. 1 mesure qu'il prit en 1844 de faire saisir et ouvrir la corspoutlance de Mazzini, acte par lequel le gouvernement
Irictiien eut connaissance de l'entreprise des frères R an -
«• r a, provoqua les attaques les plus vives contre sir James •ah nu , qui, pour se Justifier, répondit qu'il n'avait fait
c ce que «es prédécesseurs avaient cru devoir faire en
— GBAIN 427
vingt circonstances analogues, et que c'était là un de ces menus services qu'on ne peut pas se refuser entre gouvernements qui sont en bons termes. \a dissolution du cabinet Peel, en 1846, amena la retraite de sir James Graham. Repoussé alors par les conservateurs comme libre échangiste, il réussit, lors des élections générales de 1847, et grâce à l'influence de lord Grey, à être élu député par la ville de Ripon. Depuis lors, et surtout après la mort de Peel, ses opinions politiques subirent de grandes modifications. Jadis protestant zélé, il combattit avec la plus grande énergie dans la session de 1 861 le bill des dîmes ecclésiastiques; et après l'insuccès d'une négociation entamée eu janvier Ibà2 par lord John Russell, ainsi qu'après l'arrivée aux affaires du ministère présidé par lord Derby, il se prononça, dans un discoure aux électeurs de Carliste, en faveur d'une nouvelle réforme électorale , et môme sous certaines réserves pour l'adoption du ballott ; aussi, en juillet 1862, la ville de Carlisle l'élut-elle pour son représentant au parlement. Le I 28 décembre de la même année , le ministère do lord Derby I ayant dû se retirer, sir Graham entra dans le cabiuct formé I par le comte Aberdeen, le vicomte Palmerston , lord John 1 Russell, etc. , en qualité de premier lord de l'amirauté, poste qu'il occupe encore (janvier 1855).
GRA1JLLY, nom d'une antique maison de Guyenne; celui de ses membres qui parait le premier dans l'histoire est Jean df, Ghailly, le fameux captai de Ruch qui suivit le I parti des Anglais peudant la détention du roi Jean. Il désolait les rives de la Seine, entre Paris et Rouen, quand Bertrand Dugucsclin lui offrit le combat à Cochcrel et le fit prisonnier. Plus tard C h a r I e s V, pour se l'attacher, lui rendit la liberté , et lui donna en même temps la seigneurie de Nemours; mais, à la reprise des hostilités, il renvoya cette donation au roi, et suivit de nouveau la bannière des Anglais. 11 assistait à la bataille de Navarette, où Duguesclin, qui commandait les auxiliaires français au service d'Henri de Transtamarre, fut fait prisonnier. Le captai de Ruch en eut la garde, et le traita avec une grande courtoisie. En 1371, il lut nommé connétable d'Aquitaine; tombé de nouveau, l'année suivante , au pouv oir des Français , il ne consentit jamais à abandonner la cause de l'Angleterre, et mourut au Temple à Paris, après cinq ans d'emprisonnement.
Son fils Jean IV, captai de Ruch, se voyant sans enfants de Rosed'Albret, légua tous ses biens a son oncle Archambault de Guully, qui devint comte de Foix. Jean V, son fils, comte de Foix, soutint Charles VI contre le comte d'Armagnac et contre les Anglais , fut nommé capitaine général dn roi pour la Guyenne et le Languedoc, essuya des revers et fit la paix en 1415. Ménagé par le parti du roi et par celui du dauphin, nommé à la fois par les deux princes leur lieutenant et gouverneur général en Languedoc, il fit avec éclat la guerre au prince d'Orange, prit une part active aux guerres civiles de l'époque , et finit par soutenir vigoureusement la cause du dauphin, devenu Charles VII, qu'il avait d'abord paru abandonner. Jean est comparé par les 1 istoriens à Ro^er Bernard, pour l'éclat de ses victoires, et à Gaston Phœbus pour la sagesse et la droiture de son administration ; il mourut en 1436. Son fils aîné, Gaston IV, fut le dix-septième comte de Foix. Le dernier de cette race fut Gaston de Foix, le héros de Ravenne.
GRA1.\. Ce mot, synonyme de graine, emporte cependant avec lui une signification tout à fait distincte : grain désigne tout à la fois la semence et le fruit d'une plante , comme du froment, du blé, etc.; graine, au contraire, désigne bien la semence, mais non le fruit lui-même qui doit en provenir : ainsi , l'on sème des graines de melons pour avoir des melons. Grain désigne le fruit de certains arbrisseaux : c'est ainsi que l'on dit : un grain de poivre, de moutarde , de sureau , de grenade , de raisin , de groseilles; par analogie, on le dit de choses à peu près faites en forme de grains ; les grains d'un collier, d'un chapelet, etc.
Grain désigne encore une partie très-minime de certains amas ou monceaux : un oroin de sable, de sel, de poudre