GRAMONT
anées du règne de Louis-Philippe, ia présentation officielle lu duc de Guicbe, son fils aîné, à la cour intruse des Tnleries , fit scandale parmi les fidèles de la branche atnée ; candalc d'autant pins grand, qu'il fut en même temps foremeni question d'un mariage d'argent négocié pour ce jeune lorome par Louis-Philippe en personne avec ta Bile d'un tanquier juif des plus influents. Mais longtemps avant la réolution de Février on ne parlait déjà plus de ce projet natrimonia), dont la réalisation n'ent sans doute pas pen ontribué, par le fumier dont il ent engraissé ses terres , à élever Téelat de la maison de (îramont. Le duc de Guicbe, ion moins dévoué aujourd'hui û l'empire qu'il l'élait avant 844 à la royauté des barricades, est depuis Ig53 ministre le France à Turin. Il s'était rallié à la république, qui l 'emblée l'avait nommé son envoyé a Stuttgard.
GRAND, GRANDS. Habitués que nous sommes à ra- «tisser toutes choses à notre taille exiguë , nous avons rouvé extraordinaire, majestueux, distingué, tout ce qui lépa&se les dimensions étroites que notre esprit a données iux objets comme aux idées : le mot grand a été employé ar nous pour indiquer cette supériorité, et nous l'avons apiliqué à tout ce qui dépasse la hauteur, la largeur, la proondeur moyennes avec lesquelles nous sommes familiarisé*.
choses ne sont donc grandes à nos yeux que proporionnellement à d'autres qui le sont beaucoup moins, et 'on peut dire qu'il en est de même pour les personnes : les :aU'gorics qu'on pourrait établir pour les grandes choses omuoe pour les grands hommes varieraient A l'Infini.
Grand s'emploie aussi quelquefois pour magnanime, gtnêeux, noble : c'est en ce sens qu'on dit un grand cœur, une irande résolution. 11 s'emploie encore pour principal , immrtant , pour désigner ce qui ressort dans une chose : Le irand point de celte affaire.
La position de l'adjectif grand, soit avant, soit après le uot nomme, influe beaucoup sur sa signification. Un homme trand est un Itomme de taille colossale, un grand homme *t un homme célèbre Placé devant un pelit nombre de nota féminins, grand perd sa voyelle, que remplace nne ipostrophe : ainsi, l'on dit grand 'mire , grand' tante, TanfTcroix. Quel est le motif de cette élision ? est-ce que on aurait craint qu'en prononçant grande mère, grande ante, on ne blessai des oreilles habituées à plias d'haruonie dans les roots ? on dit bien cependant grande mer, rande tente, grande croix : c'est donc un vieil usage, resecté jusqu'à nos jours, et rien de plus. Appliqué à un peuple, à une nation, l'adjectif grand inique en eux quelque chose de remarquable, de hors ligne. « n'eat qu'aprè» avoir bien pesé tous ses mérites qu'on peut ire d'un homme qu'il est grand homme : le grand homme a effet est une exception rare, apparaissant de temps à utre, pour nous rappeler la petitesse originelle de notre esrit et de nos facultés; il doit réunir d'autant plus de capaité, de prudence, de pénétration, de magnanimité, de ertua et d'amour de l'humanité, que tous les regards sont xés sur lui. Celui qui n'a jamais dévié du droit chemin où jùl d'un peuple tout entier l'épiait , celui qui a bien mêlé de la patrie par la marche qu'il a imprimée aux arts , ix sciences, à l'agriculture, celui qui t'a servie d'une ma- •ère éclatante dans les combats, et a exposé vingt /ois sa ii |»ur ses concitoyens, ne sont-ils pas en droit d'espérer ic l'histoire les classera un jour parmi les grands hommes? or* de là , il peut bien y avoir des hommes puissants qu'on qjollera les grands ; mais jamais la patrie reconnaissante s consacrera leurs noms (Uns ses fastes. Les grands (pris substantivement) ont longtemps formé »e clause a part : les aristocrates étaient les grands de la rèce, les patricieus ceux de Rome. En France, sous régime féodal, le peuple, voyant dans les ducs, bains, comtes, châtelains, qui le tenaient sous le ug, des hommes d'autant supérieurs qu'ils étaient plus lissants, leur décerna le titre de grands, si propre à dter leur orgueil en même temps qu'il constatait l'abaisse-