‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 397 sur 614 · GRAVELLE · texte numérisé non relu

GRAVELLE

Les causes Je la gravelle sont les même» que celles des calculs : une alimentation trop azotée, remploi fréquent de l'oseille dans les aliments, le défaut d'énergie, l'habitude de conserver longtemps l'urine dans U vessie, de boire peu, ete. On peut donc prévenir la gravelle par des soins hygiéniques. Quand clic est déclarée, on lavoriso l'expulsion des graviers vu augmentant la quantité de l'urine : il suffit de boire beaucoup île boissons aqueuses. L'analyse chimique des graviers expulsés indique aussi quel acide ou quel alcali le malade doit ingérer pour dissoudra ceux qui restent dans la vessie (voyez l.iTnoNTwmQO»}.

GRAVES (Chute des). Voyez Chute des ooaw.

GRAVES (Vins de). On appelle Graves les terrains graveleux qui entourent la ville de bordeaux de trois côtés, entre la rivière de Jale au nord-ouest, Castres au sud-est, et s'étendent à 10 kilomètres dans les terres à l'ouest. Les meilleurs vins de ces crus sont les vins rouges de Talence, de Mérignac, de Pcssac, de Château-Haul-Urion, et les via* blancs de lllanqucforl, d'Eysuies, de Talence , du Taillant, de Villeneuve d'Ornon.

GRAVESAKDE (GuiXAUua-JACoa van S'), philosophe et mathématicien célèbre, né le 27 septembre 16»», à Bois-Ie-Duc, en Hollande, d'une ancienne famille patricienne de Delfl , étudia d'abord le droit à Leyde , et bientôt se consacra exclusivement aux sciences physiques et mathématiques. Son premier ouvrage, intitulé : Essai de Perspective, qu'il publia à l ige de dix-neuf ans, fit tout aussitôt sensation , et lui valut les plus flatteurs éloges de la part de Jean liernoulli. En société avec quelques jeuues savants de son pays, il pubua, de 1713 à 1722, le Journal IUUraire , continué ensuite à Leyde jusqu'en 173t> sous le titre de Journal de la République dès Lettres. Ce furent surtout les articles de S'Gravesande qui contribuèrent à son succès ; car ses dissertations inatliématiques n'olfraienl ps moins d'intérêt aux mathématiciens que ses considérations philosophiques sur la liberté aux phikisoplies. Après avoir été nommé en 1715 secrétaire de légation a Londres, il fut appelé en 1717 à occuper à Leyde une chaire de mathématiques et d'astronomie, et plus tard aussi une chaire de philosophie, et mourut dans celte ville, le 28 février 1742. Par patriotisme , il avait refusé à diverses reprises des offres séduisantes qui lui étaient faites pour aller remplir à l'étranger des fonctions analogues. Il était doué d'une rare sagacité et d'un merveilleux don d'application et de compréhension : c'est ainsi qu'il pouvait s'occuper de la solution des plus difliciles problème» de mathématiques pendant que plusieurs personnes causaient autour de lui. (tien qu'il eût pour Newton une haute estime, il ne laissait pas que d'approuver Leibnitz sur les points où ses opinions différaient avec raison de celles de l'illustre physicien anglais. En philosophie, S'Gravesande s'attacha surtout à combattre la doctrine fataliste de la prédestination, développée par Spinosa et par Hobbes. Ses ouvrages les plus renommés sont : Physices Elementa malhematica experimentis conjirmata (2 vol., La Haye, 1720) et Philosophie iïewtontunas InsMuUones ( 2 vol., Leyde, 1723 ). Un choix de ses Œuvres philosophiques et mathématiques a été publié à Amsterdam (2 vol., 1774).

GRAVEUR. On donne ce nom à tous les artistes qui dessinent sur une matière offrant quelque résistance cl dans laquelle on ne peut pénétrer qu'à laide d'outils tranchants; tels sont les graveurs sur bois, les graveurs sur métaux, etc. (voyez Ghavorb). Mais certains graveurs, tels que les graveurs en bijoux, les graveurs de cachets, les graveurs de lettres, ceux qui gravent les cartes de géographie, etc. , ne font souvent de la gravure qu'un métier.

GRAVIER^ espèce de sable à gros grains, tenant le indieu entre lesableellegalet. Les fragments de roches ordinairement siliceuses qui forment le gravier ne doivent pas être plus gros qu'une uoix ; autrement un donne le nom de galet a leur amas. Le gravier, comme le sable , est charrié par le» rivières, et le galet est transporté par les torrents.

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