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GRÉGORY — GRÊLE

venant à emporter un des nnages, la grêle, r>dant a «on

propre poids, se précipita sur le ml.

Cette théorie est sans doute fort ingénieuse et à%ne sous tous les rapports du savant qui l'a conçue, mais elle n'est pas sans objections : parmi les principales, rons d'abord pourquoi il ne grêle pas plus souvent en été, puisque l'effet de la chaleur sur les nnages est de former de la grêle par l'evaporation qui la produit ; quelle est ensuite la puissance électrique capable d'enlever un bloc *r glace d'une demi-livre (car on voit très-aoti vent des grêlon* d'un tel poids ). Comment se fait-il que la décharge électrique n'ait pas lieu a l'ascension des gréions, puisque ceuxci forment une chaîne de communication entre les nuace*. 1 Quelques physiciens, pour répondre a l'objection faite a Voila sur sa théorie de l'évaporation par l'intensité des rayons solaires, ont dit que ce qui empêche réchauffent, nt des nuages lorsque la grêle se forme, c'est la vents d'inspiration, â l'influence desquels elle est

Les observations faites par M. Leeoq sur le Puy-de- IMme lui oui suggéré quelques raisonnements qui m« tlil>cni presque en entier la théorie de Voila , et qui ont sur efte l'avantage d'être le fruit d'observations, et non d'uue mu ginalion ingénieuse et savante. Ainsi , M. Lecoq a rcraar qué que la grêle se forme pendant les venta d'impulsion , et non d'inspiration ; qn'il faut deux couche» de nuages superposées et deux vents différents pour produire le météore ; que les grêlons ne vont pas d un nuage à l'autre, comme le supposait Volta, mais qu'ils sont animés d'une grande vitesse horizontale , et qu'ils voyagent poussés par nn imt très-froid; qu'il est probable que le nuage supérieur soutient par sa puissance électrique le nuage inférieur, preaque en liérement form« de grêlons, qui éprouvent à l'extrémité antérieure du nuage un phénomène de tourbillonnement très-remarquable ; que le brait que l'on entend dans l'atmosphère au moment où il va grêler , et que le* physiciens comparent à celui d'un sac de noix fortement secoué , ne vient point du choc des gréions les uns contre les antres, mais bien de la vitesse avec laquelle ils traversent l'air ; que ces grêlons sont tous animés d'un mouvement d e rotation très-rapide ; que l'eau qui provient de la grêle n'est pure, mais qu'elle contient des chlorhydrates et des i enfin, pour déterminer les causes de la formation du météore, de sa course, de son tourbillonnement et de sa chute . M. Lecoq pense, comme Volta, que son accroissement est dù à l'évaporation de la surface des grêlons , évaporai*» qui les refroidit considérablement , et qui est augmentée par leur vitesse ; l'extrémité du nuage pénétrant dans un air chaud condense une partie de l'eau qui s'y trouve en volatilisant l'autre , et forme ainsi des couches successives autour du noyau. Le nuage gréleux répète plusieurs fois cette opération sans tomber , parce qu'il eat soutenu par l'affinité électrique du nuage supérieur et par la résistance de l'air Peu à peu le nuage inférieur augmente, il occupe un espace plus considérable, ses bords s'éloignent du nuage olecliW ; et lorsque l'équilibre électrique est établi , les grêlons se repoussent mutuellement, parce qu'ils ont alors une électricité de même nature : ils offrent ce tourbillonnement qu'on aperçoit et qui chasse dans tous les sens les grêlons, que le vent réunit en leur imprimant sa direction.

On a remarqué que la grêle est plus petite lorsqu'elle tombe sur les montagnes que dans la plaine, fait qui n'a pas besoin d'explication ; qu'elle es t encore élcelriséo après sa chute ; que chaque coup de tonnerre la fait redoubler; qne lorsqu'elle est petite , elle tombe presque toujours mêlée de pluie; que lorsqu'elle est grosse, elle précède toujours cette dernière , effet du à la différence de densité ; qu'il grêle pins souvent le jour que la nuit; mais qu'il grêle la nuit, isit bien prouvé, et qui dément l'assertion de quelques physiciens célèbres, qui avaient prétendu qu'il ne grêle que le jour: telle est par exemple la grêle qui tomba à Montpellier, le 30 janvier 17*1, à neuf heures du soir, et en ouanlitr telle, qu'elle mit vingt-quatre heures à i

GRÊLE -

«le la ville, qu'elle avait couverts a la hauteur de plusieurs | centimètres : elle fut accompagnée de violents coups de tonnerre. La forme de la grêle varie beaucoup : ce sont tantôt I des coho* arrondis, tantôt des parallélipipèdes, quelquefois des polyèdres irreguliers. M. Lecoq a observé des cristaux ) dans la grêle qui a une forme ovale ; et il a remarqué qu'il \ n'y a de cristaux régulier» que ver» les pôles des gréions , tandis que vers l'équateur il n'y a que des couches de glace sans forme régulière : il attribue cet effet à ce que la vitesse du mouvement étant moindre aux pôles qu'à l'équateur, les cristaux produits ne se sont pas fondus comme ceux de l'équateur , qui ont probablement éprouvé une fusion ou n'ont pu se former à cause «le leur extrême vitesse.

Pour empêcher les ravages de ce terrible météore , on a imaginé des puragréles, dont l'invention, quoique fort simple, ne laisse pas que d'offrir de l'intérêt : ils consistent dans une perche de huit à dix mètres, année d'une pointe métallique à l'une de ses extrémités, et à laquelle est attaché un conducteur de même nature , qui descend jusqu'à la partie inférieure de la perche : on la prévient encore ou on l'apaise par de grands feux , et même par des explosions ; on s'en est parfois préservé en soutirant de l'électricité aux nuages noirs et comme déchirés qui la portent, avec des ceri s- volants armé* d'une pointe aimantée, on avec des ballons captifs, munis de paratonnerres. C. Favaot.

On a évalué à près de quarante millions les dégâts occasionnés rl vaque année par la grêle depuis 1K03; et ils s'élevèrent à deux cent cinquante millions dans la seule année XHZ'J. Afin de porter remède à de tels sinistres, il s'est formé eu France depuis quelque vingt ans de nombreuses sociétés d\issiirances mutuelles contre la grêle.

GRÊLE (Intestin). Voyez I\tej>t!*.

lïRELIX, cordage formé de plusieurs aussières, et ne différant du câble que par sa grosseur, qui est plus petite. Sa fabrication diffère de celle des aussières en ce que celles-ci sont faites de torous, et qu'il n'est formé que île ces aussières. Les grelins, comme les cables et toutes les manoeuvre* des bâtiments de l'Etat, contiennent un fd de couleur destiné à les distinguer des mêmes objets appartenant a la marine marchande. On fait particulièrement usage à bord de grelins pour alïourcher le vaisseau après le mouillage , dans le but de l'empêcher de déraper sous l'effort de la man e et du vent.

GREM1L, genro de la famille des borraginées, composé de plantes herbacées ou sous-frutescentes, dont les plus remarquables sont : le gremil officinal, appelé vulgairement herbe aux perles, à cause de la couleur et du luisant de ses fruits; et le gremil tinctorial, plus connu sous le nom d'orcanette.

GR i:\IILLET. Voyez Myosotis.

GRENACHE (Vin de). Vin fabriqué suivant un procédé particulier avec une espèce fie raisin originaire du midi de la France, qui porte également ce nom. Ce procédé c onsiste à écraser le grenache, à eu exprimer le moût qu'on fait bouillir pendant une heure , à le verser dans de» tonneaux, à y mêler un seizième d'eau-de-\ ie île vin et à le bien clarifier. C'est à Maxan (Vauclusc) que se fabrique le vin de grenache, destiné a la consommation de l'aria, et inconnu presque partout ailleurs. Dans d'autres contrées du midi de la France, dans le Gard, dans les Pyrénées- Orientales, à Narbonne surtout, il se fait par le procédé ordinaire. Le meilleur est le grenache blanc de Rode» et de Contient en Roussillon. LÀ croit aussi un raisin grenache noir, qui donne un vin parfumé doux et spiritueux à la fois. Celui de Banyols-sur-Mcr, de Port- Vendre, de Colliourt, de Rivesaltes, est velouté et délicat. Au lieu d'en faire opérer la fermentation sur le marc, on le laisse fermenter dans les futailles, ou si l'on a recours au premier procédé, ou l'y soumet une quinzaine de jours ; mais il faut bien attendre dix à dou/o années pour qu'il se dépouille entièrement Alors aussi, il devient délicieux, et on l'exporte à l'étranger sous le nom de Kanclo. Le grenache est un des

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vins de France dont la réputation remonte aux époques lea

plus reculées de notre histoire, et dont il est le plus souvent question dans nos vieux fabliaux.

GRENADE (Botanique). La grenade est le fruit du grenadier. C'est une baie globuleuse très-grosse, à écoree coriace, couronnée par les découpures du calice , partagée intérieurement par un diaphragme transversal en deux cellules inégales, la supérieure plus grande, divisée en cinq à neuf loges, et l'inférieure, plus petite, en trois ou quatre; graines nombreuse* dans chaque loge, entourées d'une pulpe acide, rafraîchissante et un peu astringente. Dans le midi de la France, on distingue les grenades en douces, mi-atgres et aigres. C'est en général un fruit assez agréable, mais qui n'a rien de bien nourrissant.

GRENADE (Art militaire). La grenade de guerre a reçu ce nom , au dire du Dictionnaire de Trèroux, de ce qu'elle est pleine de grains de poudre, comme le fruit du grenadier est plein de pépins. File n'est en quelque sorte qu'une petite bombe, de 500 grammes à 2 kilogrammes, se composant d'un petit globe de 1er creux, (qu'on remplit de poudre par la lumière, et où l'on met le feu, comme aux bombes, avec une fusée de composition. Lorsque la fusée est bien allumée, on lance la grenade à tour de bras, et la poudre en s'enllammant la (ait crever comme une bombe. Autrefois, ou les lançait au moyen d'une espèce de grande cuillère dans laquelle on les plaçait ; mais aujourd'hui on tes jette a la main , ou avec des fusées , ou quelquefois encore avec de l'artillerie. On connaissait les grenades avant 1023, puisque Baptiste Délia Valle enseignait, à cette époque, la préparation des grenades à la main. Les Français en firent usage pour la première lois au siège d'Arles, en 1536. Au siège d'Ostcnde , en 1602 , on jeta dans la place &o,ooo grenades, et 20,000 furent lancées de la place sur les assiégeant*. Au siège de Candie, en 1669, les assiégés consommèrent 100,1)60 greuades a la main et 4,874 grenades de verre. On fuit entrer aujourd'hui Itahiluellement 40,000 grenades à la main dans un approvisionnement de siège, et 3,000 grenades de rempart, avec 20,000 grenades à la main, dans celui d'une place assiégée.

On s'est servi de grenades en carton , en verre, en métal de cloche , en bronce et en fonte de fer. On n'en fabrique plus que de ce dernier métal. Les grenades à la main ont varié dans leurs dimensions ; on n'en coule plus que de 0m,09 de diamètre, pesant un kilogramme environ. Les fusées dont on les munit ont 20 secondes de durée. Les hommes exercés les lancent à 2â mètres, et a 100 mètres au moyen d'une ficelle imprimant à la grenade un mouvement de rotation comme une fronde. On jette des masses de grenelés sur uu même point avec un mortier, des pierriers, des obusiers, etc., et avec un seau en l»is cerclé en ter. « Comme les pierres et les grenades, a dit Vauban, font plus de mal encore que les bombes et qu'elles tuent et blessent beaucoup plus , il faut s'en précautionner. »

Le jet des grenades occasionnant souvent des accidents graves parmi les soldat* qui les lançaient , on y exerça, |»our les prévenir, des hommes eboisis, quon nomma grenadiers. Mais dès que les grenadiers formèrent des compagnies et devinrent l'élite de l'infanterie, ils ne furent plus exercés au jet de la grenade, qu'ils ignorent aujourd'hui. Les troupes du génie seules lancent maintenant ce projectile.

GRE.VADK, jadis royaume de l'Espagne, qui relevait de la couronne de Castille, d une superficie de 336 myriamètres carrés, avec un million d'habitants, dépendait autrefois de la capitainerie d' A n dalo us ie , et (orme aujourd'hui les provinces de Grenade ( 372,000 liabitanta), A'Almeria ( 330,000 habitants), et de Stalaga ( 392,000 bab. ). La première confine au nord à celte de Jaen , a l'est à celle d'Almeria, à l'ouest à celles de Cordoue et de Malaga, et au sud à la Méditerranée. Mais les limites de l'ancien royaume de Grenade étaient bien autrement étendues à l'est et à l'ouest, et allaient jusqu'à Se ville et à Murcie. Sous la domination romaine, Crenado taisait partie de la Ré tique. Quand les

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