‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 419 sur 614 · GRENADILLE — GRENIERS D'ABONDANCE · texte numérisé non relu

GRENADILLE — GRENIERS D'ABONDANCE

nadilles : non» nous bornerons à indiquer le* principale* : 1* la grenadille bleue : celle-ci est la plus commune; la corolle a jusqu'à 8 centimètres de diamètre ; le* fleur», solitaires, sont ombragées par des feuille* d'un vert fonce, lisses et palmées ; leur existence est éphémère , mais elles se succèdent longtemps et promplement ; 1" la grenadille incarnai , originaire du Brésil , et qui joint à sa beauté l'attrait d'une odeur agréable ; 3° la grenadille écarlate , originaire de Rayonne; 4" la grenadille pomi/orme, dont le fruit est comestible comme celui de la grenade et dont on fait , en outre, des tabatières; 6° la grenadille quadrangulnire , commune à l'Ile de France; le fruit a un arôme agréable et est aussi comestible. Il est une autre espèce, dont la forme est bizarre ; elle offre quetquc ressemblance avec la chauvesouris. Enfin , il en est encore une, remarquable en ce que la tige est couverte d'une écorce analogue au liège.

Les grenadilles, quoique originaires de latitudes très-chaudes , vivent pour la plupart dans le midi de l'Europe et plusieurs même dans celui de la France. On |»eut les employer à former des berceaux ou tonnelles -. avec les capucines et les cubées, ellesconcourent à former une tapisserie des plus agréables aux yeux . Dans les climats froids, il tant rentrer ces plantes dan* les serres ou les garantir de la gelée par des abris et des couvertures. On les multiplie aisément par marcottes, par boutures ou par graines ; cette méUiode est la meilleure, parce (pie 1rs sujets qui en proviennent fournissent des fleurs en beaucoup plus grande abondance. f)r CiiA»norunr.n.

GRENADILLE ( Bois de ), bois d'ébénisterie que Ton nomme encore ebène rouge.

GRENAILLE. Voyez Grakci.ation.

GRENAT. On a souvent confondu sous ce nom un grand nombre de substances minérales , mais maintenant on les a éliminées en partie; maigre cela, l'espèce grenat renferme encore plusieurs sous-espèces. Dans le commerce, on a mis les grenats au rang des pierres précieuses , quoiqu'ils ne doivent occuper environ que la huitième place après le diamant. Les lapidaires les distinguent en grenats orientaux ou des Indes , et en grenats occidentaux : ces derniers sont de beaucoup inférieurs aux précédents. Parmi les grenats des Indes, on remarque les grenats syriens, de Syrian, capitale du Pégou : leur couleur est pourpre; la vermeille, de couleur orangée, et Vescarboucle , è'xm rouge foncé. Le volume et la dureté des grenats sont très-variables : les uns sont de la grosseur d'un grain de sable, les autres vont jusqu'à celle d'une pomme; les uns sont assez durs pour rayer le quartz, les autres sont, au contraire, rayés par lui. Leur couleur n'est pas moins différente; cependant, le grenat rouge est la variété dominante -. les uns sont transparents, les autres sout opaques. Le grenat a un poids spécifique considérable , dû au rapprochement de ses molécules, et non à la petile quantité de Ter qu'il contient , comme on le croyait autrefois. La forme primitive du grenat est le dodécaèdre thoinboidai, et ses formes secondaires sont an nombre de six, mais toutes dérivées de la forme primitive.

Depuis longtemps, les minéralogistes allemands ont distingué les grenats en nobles et commune ; ils ont voulu désigner sous le nom de grenats nobles les grenats de Hohènie, qui différent des autres sous plusieurs rapports , et surtout parle gisement. Les grenats se rencontrent souvent disposés en filons dans tes roches primitives, ou même connue partie constituante de ces roches; on '.es rencontre aussi dans la chaux laibonalée, le jasjK?, le grès et les schistes. On les trouve également dans les terrains d'allnvion, formés aux dé|tcns de roches préexistantes. Enfin , on les a également rencontrés dans des ten tins volcaniques , comme ceux de la Somma, de Frascati, du Vésuve ; ils ont pour gangue de la lave. Les grenats de Ikiliéwe ont aussi pour gangue, comme les précédents, une sorte de lave, et c'est précisément pour les priver de ces impuretés qu'on est obligé de les ctit ver pur-ûessous avant de les tailler en cabochon : t'est celle espèce de grenat que Weriicr désigne sous le nom de pyrope. 11 se distingue des autres en ce qu'il contient de la ma-

gnésie, que Vauquelin n'a pu trouvée dan* le< autre* urrtfe

Le grenat exposé à la flamme du chalumeau se fwultrtv facileroent en un email noirâtre. Les substances qui romtituent cette pierre sont : la silice, l'alumine, Po\jd? * fer, et quelquefois la chaux et la magnésie; mais ces dm oxydes ne sont pas indispensables à sa constHulioa.

Quand les grenats jouissent d'assez de transparente et it dureté pour être susceptibles d'un beau poli et (Fincertut jeu de lumière, on les taille, soit S facettes, soit es nk chon, pour la bijouterie. Quant aux grenats impurs, m i» emploie avantageusement comme castine , qaaad «a k trouve dans le voisinage des fonderies de 1er : ils bâtai la fusion du minerai , et augmentent le produit de loutr t; quantité de fer qu'ils contiennent. Le grenat était m * cinq fragments précieux employés autrefois par b n**cine. C. Eavujt.

GRENAT BLANC, foyes Aaraictire.

GRENIER. C'est l'étage le plus élevé (Tune non» celui qui est immédiatement sons le comble. Dsns te f1ploltations rurales, il est destiné à serrer les fburagKrll» grains. Le grenier d'une ferme employé à ce dernier sur reçoit le nom de chambre à blé. Mais le eeawwra i besoin de greniers plus vastes, qni doivent répondre ir mêmes exigences. Le grenier perpendiculaire, inventrpr l'agronome sir John Sinclair, semble être celui qniotfrtl' plus d'avantages. Il consiste en un bâtiment carre, d*** hauteur égale deux fois la largeur. Le grain y est iittrotrf par une lucarne supérieure. Le plancher sur lequel % t«* est pourvu de neuf trémies en entonnoir, coowtiMiqsi: toutes à une seule toémie , munie inferieuremeot (Tu»f s» pape à coulisse. Sous cette dernière trémie esl une tfr» bre pour la livraison du blé; on place le sac que l'os remplir sous la soupape ; celle-ci étant ouverte deaw (* sage au grain, dont la totalité se trouve remuée, q«i?' petite que sort la quantité que l'on fasse sortir. Oa ed 4* ainsi dispensé du pellage qu'exigent les greniers ont»»» Quand a t'aérage des grains, il est assuré par des Im» a losange pratiqués dans les mors ; ces irons onl de lîs » centimètres de coté ; fls correspondent à des condi-rti & rieurs formés simplement de deux planches clouées de ■»• nière à former un angle dont l'arêle s'api»li<]w i I* f** supérieure du trou. Si l'on rentre do grain dans le gra* il reste sous chacun de ces conduits un espace vis* fJ laisse pénétrer l'air dans la masse du blé. Seulement te* vertures doivent être munies de toiles métalUqae* <i«* interceptent l'entrée aux animaux granivores, et ftme* qui les garantissent de la pluie.

GRENIERS D'ABONDANCE. Vastes édifie** l'on amasse et où l'on conserve des grains pour w>" aux besoins publics en temps dediselte. Ce n'est que dans les capitales et dans les villes populeuse* «r*1* construit des greniers d'abondance. L'un des prenne*** de toute société constituée est île s'assurer d'aluni le* •* cessités premières : aussi les greniers d'abomlw*!^6 sout un moyen naturel et simple, sont-ils d*on omC**' que et universel. Cependant , il s'en faut que cet dient soit pratiqué dès le berceau des nations : non» w)* presque tous les peuples de l'antiquité et du nwj" ^ subir une foule de famines et de disettes crueHe» aT*| d'arriver même à ce degré impartait de prévoyance «c" comme si en toutes choses renseignement et k humain dussent se faire par des souffrances f^°'^\,

L'Egypte, déjà si vieille au temps deJo«epl». avoir dû le premier usage des greniers d'abond***1 ' conseils et à l'administration de ce patriardie. T«* monde a pu lire dans la Bible l'explication des sooee Pharaon. Joseph avait remarqué que les snné» et les années fertiles alternaient périodiquement m . bonis ilu Nil. Il amassa pendant sept ans la cinq»it**r des grains d'Egypte, et les resserra dans les ville* en chaque ville les vivres d'alentour; » et quand TI"!rV années de famine, • il ouvrit tous les greniers », ri dj5'n %J

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