‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 421 sur 614 · GRENIERS D'ABONDANCE — GRENOUILLE · texte numérisé non relu

GRENIERS D'ABONDANCE — GRENOUILLE

Francs mérovingiens au sixième siècle. A' l'époque d« r*. lovingiens, elle tomba sous la domination de Lolhaire;pu*, après la mort de Charles le Chauve et de louis le Bepie, elle appartint à lloson, et enfin à Rodolphe 111, dit U IÂche. Les comtes d'Albon et de Graisivaudan ea redamèrent ensuite la souveraineté sous le titre <k daupkua, elle finit par appartenir aux dauphins da Viennois. Humbert U la transmit aux premiers nés des rois de France, avec la province entière du Dauphiné. Le parlementa: Grenoble se rendit fort célèbre avant la révolution; et Toi n'a pas oublié les éloquentes allocutions de l'avocat tfnénl Servan. Ce parlement avait été créé par le dernier dauphin de Viennois. Il se composait en dernier lieu de éi présidents, cinquante-cinq conseillers, trois procureur généraux et un avocat générai. Grenoble possédait eoem une chambre des comptes et un bureau des finances.

Erigée en 1 833 par le général liaxo en place forte de primer ordre, Grenoble est divisée par l'Isère en deux parte inégales : l'une, construite entre le coteau et la rive drofa de cette rivière , se nomme Saint-Laurent ou La Perrière : a quartier, très-resserré , ne compte guère que deux m»; 1» second quartier, qui est au contraire assez vaste , et donf la rues sont grandes et bien percées, se nomme le quartier * Bonne. La se trouvent le palais de justice, la préfecture, l'hôtel de ville, le palais éplscopal, l'hôpital général, et les principaux édifices. Les promenades qu'on appelle lr Cours et le Nuril sont agréables. En 1823, une statue y i * érigée aBayard. La ville est commandée par une fortes-* qui porte le nom de Bastille; l'arsenal, très-complet, passer aussi pour une citadelle.

Le commerce de Grenoble est considérable. Ses ntufactures de gants, de liqueurs, de parfums, ont de la imputation; ses soieries sont recherchées; sa mégisserie s estimée, ainsi que les cuirs que l'on tanne dans ses fanbomp on y fait de grandes affaires dans les grosses draper«. ûi y compte cinq typographies.

Celte ville possède une académie universitaire, des facol* de théologie , de droit et de» sciences , un lycée , une ««* d'artillerie, une école secondaire de médecine et unecc** dessin; il y existe encore un grand et un petit «émisa": on y trouve une bibiiollaèque publique riche de 00,000 '«lames ; un musée de tableaux et un jardin botanique. A laques kilomètres de Grenoble on trouve le village de Ch vitreuse, célèbre par un monastère fondé par saint Bru» et d'où l'ordre des chartreux à tiré son nom.

Grenoble fut une des premières villes de France <f adoptèrent les principes de 1789. C'est la première 'il' itniMirtante qui accueillit Napoléon à son retour itht d'Elbe. Plus tard, d'épouvantables tragédies poliliqueicv plantèrent son territoire. En 1894 Grenoble paya enenre a part à l'insurrection d'avril. Consultée Champoluon-Fus*. Antiquité de Grenoble (1807); Pitol, Histoire de Grt*>H< et de ses environs (1829). H— de Rotwa.

GRENOUILLE, genre de reptiles, de l'ordre des traciens. Les pattes postérieures des grenouilles sont p*4 longues au moins d'une demi-fois que le corps ; die* n«a" point de pelote visqueuse ni d'empalement au bout doigts, et leur corps est uni. La grenouille est en •pp*** tellement semblable au crapaud, que le sentiment **■ pulsion qu'on éprouve en voyant ces animaux s'est rte*4* jusqu'à elle ; cependant c'est à tort qu'on enveloppe d* cette juste aversion un être dont la taille est si * mouvement si preste, l'attitude si gracieuse. Le roux" * la grenouille est plus pointu que celui du crapaud; «s corps est plus long que large , couvert d'une peau luisait gluante, garni quelquefois de tubercules gros et unt>; I* pattes de derrière ont cinq doigti réunis par unDiBeabn*'' celles de devant n'ont que quatre doigts, non réunis d sont infiniment plus courtes. Les muscles de cet a*"* sont d'une force considérable proporlwnneilemcol J ** volume : c'est la ce qui lui donne cette élasticité. kgèreté, qui président a tous ses mouvements. U cri de a

grenouille ou c o as se m en test d'une monotonie fali) les femelles ne font entendre qu'un (aiblc grognement.

Les grenouilles rirent de larves d'insectes aquatiques , de Ters, de jeunes coquillages et d'insectes rivants ; on a même prétendu que le dilatabilité de leur gosier leur permet d'égaler des animaux quelquefois plus gros qu'elles, tels que de petits oiseaux, de petites souris. Les grenouilles muent souvent pendant l'été, mais elles ne perdent que leur épidémie et non leur peau membraneuse. Cher ces animaux, l'accouplement a une durée extraordinaire : il se prolonge depuis quatre jusqu'à vingt jours , selon que le température est pins ou moins élevée : le mâle , durant la fécondation ,

le femelle si étroitement qu'il ne peut plus s'en séparer que lorsque la ponte est assurée. L'oeuf de la grenouille (et chacune en pond annuellement de 600 a 1,200) consiste en un globule, non* d'un coté, blanchâtre de l'autre, placé au centre d'un autre globule gélatineux, transparent, serrant de nourriture à l'embryon : celui-ci se développe au bout de quelques jour», et se nomme alors têtard; M conformation intérieure et extérieure, dans cet étal, ne ressemble en rien à celle qu'il prendra plus tard : il a la tète au milieu de la poitrine, le corps en forme d'oroide, qui dans la grenouille mugissante de l'Amérique septentrionale acquiert quelquefois la grosseur du poing, et une longue queue. Ce n'est qu'au bout de deux ou trois mois que sa transformation en grenouille est complète. En Europe on mange les grenouilles, que l'on regarde

un mets très-délicat; la médecine les pour des bouillons rafraîchissants. I^es espèces les plus répandues de ce genre sont la grenouille commune (rana eseulenta) et la grenouille rousse (rana GRENOIILLETTE. Voget Bbochet. GREX VILLE ( Famille ), l'une des plus races aristocratiques de l'Angleterre, établie dès le règne de Henri 1er dans le comté de Buckingham, resta néanmoins plusieurs siècles dans les rangs obscurs de la gende prorince jusqu'à ce que le mariage de Jïichard G au» ville, membre du parlement pour la ville d'AndoTer(et mort le 17 février 172i), avec Estlier, fille de sir Richard Temple, lui eut donné de grandes richesses avec l'importance politique qui s'y rattache. A la mort de son frère, Richard Temple, vicomte Cobham, en 1749, la veuve de Richard Grenville hérita de ses titres et de ses propriétés (entre autres du château de Stowe), et fut créée comtesse Temple. Elle mourut le 6 octobre 1752. Son fils aîné, Mehard Grenville, comte Temple, fut nommé en 1757 ganle des sceaux, et se signala dans les luttes politiques de cette époque, d'abord comme ami et plus tard comme adversaire de Chatham, qui avait épousé sa sœur. Il mourut sens laisser d'enlants, le 1 1 septembre 1779.

GRENVILLE (Geoece), frère du précédent, ministre de Georges III, né le 14 octobre 1712, fut élevé à Cambridge, où il se distingua dans l'étude des mathématiques, et débuta avec succès au barreau à l'âge de vingt-cinq ans. Après une longue et honorable carrière parlementaire, dans laquelle il ne montra toujours dévoué au gouvernement, il entra dans le conseil d'amirauté en 1744, fut créé en 1747 lord de ta trésorerie, et, lorsqu'il eut franchi le* divers degrés de la hiérarchie administrative, premier lord de l'amirauté. A l'avènement de Georges III, Grenville parvint k un r&le politique important. En août 1763, il succéda à lord Bu t e. Dans cette position, et vraisemblablement sous l'influence que Bule continuait encore a exercer, il introduisit la taxe <lu timbre, dont l'établissement provoqua les premières résistances des colonies américaines. Ce fut aussi sous son administration que fut rendu le bill relatif aux élections contestées ( Grenville aet). Par suite de ta tournure que prirent les affaires d'Amérique, il céda, en 17*5, son portefeuille au marquis de Rockingham. Ses adversaires euxmêmes étaient obligés de rendre hommage à son activité et à sa capacité, k sa probité ainsi qu'à ta loyauté de son carac- II a écrit, pour justifier son administration : Consuie-

Page 1