‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 422 sur 614 · DICT. DE IA COSVEBS. — T. X · texte numérisé non relu

DICT. DE IA COSVEBS. — T. X

rations on the commerce anc dres, 1766). n mourut en 1770.

GRENVILLE (Tuoias), flls cadet dn précédent, né en 1755, entra fort jeune k ta chambre des communes, et, s'écartant de ta ligne que suivait sa Camille , s attacha au parti whig, dont Fox était le chef. Déjà on parlait de lui pour la place de gouverneur général de l'Inde ; il avait été envoyé a Paris dans le but de négocier avec Franklin et Vergennes le traité qui devait mettre un terme k une guerre peu heureuse pour l'Angleterre . un changement de ministère le fit rappeler, et il rexta même pendant sept ans éloigné de la chambre des communes, où il ne rentra qu'en 1790, époque où les whigs le firent élire k OMborough. Effrayé toutefois de ta marche de la révolution française et des périls dont elle menaçait l'ordre social en Europe, il fut du nombre des whigs qui abandonnèrent le parti de Fox, et qui crurent devoir renforcer le pouvoir, placé dans des circonstances nouvelles et critiques. Dans l'hiver de 1795, il fut envoyé k Berlin, afin d'essayer d'engager le roi de Prusse à continuer la guerre aTec la France ; le bâtiment qui portait Grenville se brisa contre les glaces, et le diplomate dut son salut k une sorte de miracle. Sa mission échoua ; ta Prusse craignait de se brouiller avec la république, dont les armées triomphaient alors sur tous les champs de bataille. Rentré au parlement, Grenville sVloigna peu à peu de Pitt, et lorsqu'en 1806 les whigs reconquirent l'ascendant, il se joignit décidément k eux, et fut promu au poste de premier lord de l'amirauté. C'était un emploi de ta plus haute importance k une époque où le pavillon anglais faisait d'incroyables efforts pour rester maître de toutes les mers. An bout de sept mois, une nouvelle révolution ministérielle lit perdre k Grenville le portefeuille qu'il avait a peine eu le temps d'examiner; dégoûté des fonctions publiques, il resta dès lors k l'écart, se bornant k contempler les luttes des partis. Il avait toujours eu un goAt décidé pour la littérature ; il se forma une bibliothèque , qui fut k bon droit regardée comme l'une des plus riclies et des mieux choisies que possédât l'Angleterre. Il mourut le 17 décembre 1846, et légua au liritish Muséum sa bibliothèque, composée de 20,?39 volumes qu'il avait mis environ soixante-dix ans k former et dont ta valeur était évaluée k plus de 16,000 liv. st. (400,000 f.). Ce legs, disait-il dans son testament, avait pour but de dédommager jusqu'à un certain point la nation des sinécures dont il avait joui de sou virant.

GRENVILLE ( William WYNDHAM, lord), troisième fils de Georges Gnotvnxc, naquit le 25 octobre 1759. Entré au parlement en 1792, Pitt lui fit obtenir l'année suivante ta place de payeur général de l'armée. La connaissance approfondie qu'il possédait de la tactique et des précédents parlementaires le fit choisir en 1789 pour orateur (président) de ta chambre basse. Quatre mois plus tard il fut nommé secrétaire d'État de l'intérieur, en remplacement de lord Skiney. et élevé k ta dignité de baron. En 1791 11 accepta le portefeuille des affaires étrangères, position dans laquelle il manifesta la plus violente antipathie pour ta révolution française. Après l'exécution de Louis XVI, il donna ordre k l'ambaasadeur français, Chauvelin, de quitter immédiatement l'Angleterre, et ne permit même pas k Marct de remettre les dépêches dont il était chargé. La déclaration de guerre du gouvernement anglais et ta politique implacable qu'il suivit depuis lors contre ta France furent peut-être pluslunirre de Grenville quedePitt, son collègue. Il fut l'instigateur de toutes les lois d'exception qui rinrent à cette époque peser sur la constitution anglaise. Ce fut bien moins parce que le roi s'opposa k l'émancipation des catholiques, que parce que l'opinion publique se prononçait complètement contre sa politique, qu'il quitta le ministère avec Pitt en 1801. Quand celui-ci y rentra en 1804 , lord Grenville obtint une riche sinécure, par suite de son refus peremptoire de faire partie de l'administration nouvelle. Après la mort de ritt, il se rapprocha des whigs avec les autres

ait, il t'était

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lié arec Foi, dont naguère il détestait les doctrines. Ce l'ut lui qui le détermina à faire partie du célèbre ministère de coalition de 1606, auquel son nom a»l morne demeuré dans l'histoire. Mais tout de suite après la mort de Fox la désunion éclata dans ce cabinet, compose d'éléments si disparate», à propos des négociations entamées avec la France. Lord Greuville s'éUnt en outre déclaré avec lord Howick ( voyez. Grby ) pour l'abolition du serment du test et l'émancipation des catholiques, il s'ensuivit, en 1807, une désorganisation complète de l'administration. Après avoir refusé à diverses reprises d'entrer dans des combinaisons minislériellee, sa participation à la vie politique se borna dès lors à siéger dans la chambre baute, où, sans être précisément un orateur, U ne laissait pas que d'exercer une grande influence. En toute occasion U se montra l'avocat chaleureux et convaincu «le la canse des catholiques irlandais ; mais il s'abstint sur la question de la réforme parlementaire. Il mourut le ta janvier 1834, sans laisser de descendance, dans sou château de Drapmore, comté de Uuckiu^Uam.

fcn 1800, il *vait fait imprimer à Oxford, à ses frais et à ceux de ses frères , une édition d'Homère, enrichie de notes et d'observations critiques, et à laquelle, dans les dernières années de sa vie, il donna pour pendant une édition d'Horace, qui n'est point entrée dans le commerce, bu l»04 il publia les lettre* du comte Cbatamàaou neveu Thomas Pitt; on a aussi de lui, sous le titre de A'wyav metrwac, des traductions de poésies anglo-saxonnes, italiennes et grecques. Son érudition non moins que ses opinions essentiellement coiiMirv atrices déterminèrent l'université d'Oxford à lui conférer en 1809 la dignité de chancelier. A celte occasion il 8t paraître un ouvrage dans lequel il justifiait cette école d'avoir expulsé de son sein le philosophe Locke, et publia en même temps sa fameuse lettre circulaire sur l'émancipation des catholiques.

GRENZER. l'uses Vroktibhm miutajkks.

GHÉOUX, village du département des Basses Alpes, près de la rive droite du Verdon, avec 1,374 habitants et des eaux thermales trèa-fréquenlées. « La constitution des eaux de Greoux, dit M. le docteur Donné , a de l'analogie avec celle de la célèbre source des Pyrénées; ces eaux sont sulforeuses comme les Faux-Bonnes, elles contiennent <lus sels île même uature, une forte proportion de chlorure de sodium et une matière organique onctueuse ; elles conviennent aux tempéraments lymphatiques, aux enfants et aux jeunes filles foules. » Le climat de Gréoax est délicieux, et les malades, qui vont y chercher la santé trouvent un établissement confortable, des distractions suffisantes et des promenades pittoresques.

GRÈS (du celtique ernig), roeoe formée de grains de quartz agglomérés , et agglutines par une suintante insaisissable. Oo trouve ordinairement les grès dans les terrains de sédiment, depuis les plus anciens jusqu'aux plus nouveaux. 11 existe plusieurs variétés de grès : on distingue fe rouge, le flexible, le lustré, le blanc, le bigarré, le filtrant; il y a des grès appelés mollasses , qui, tendres en sortant de la carrière , acquièrent de la dureté lorsqu'ils sont exposés au grand air. Le plus souvent les grès s'offrent en masses à rontexture confuse, divisibles en tous sens ; quelquefois on en rencontre des bancs asaez réguliers. Les constructeurs an bâtiments emploient rarement le grès , par la raison que cette pierre ne donne irue faiblement prise au mortier. Il est d'un usage excellent pour user les métaux : aussi en fait-on des meules à aiguiser et même à moudre les grains. Il y a une sorte de grés dont la contexture est telle qu'il laisse passer les fluides purs au travers de sa masse, mais il rejette les impuretés qu'ils contiennent; c'est un grès de cette espèce qu'on emploie dans les fontaines filtrantes. La taille du grès est dangereuse pour les ouvriers qui In pratiquent. Rondelet (Art de bâtir) assure que la poussière qui s'en échappe est si subtile qu'elle pénètre dans une bouteille bouchée avec soin. Cette poussière cause aux/m^ueurs d« grès une toux très-facheuse, surtout

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