GRIMALDI
tradition de Héro et Léandre , n'annoncent point de pnefa de sa part, il est juste cependant de reconnaîtra tp-tte abondent en beautés d'un genre tout particulier, la rimuM de ces pièces surtout , ou huilent une délicatesse, dm «rsplicilé et une beauté plastiques peu ordinaires Le ilno* de Grillparzer intitulé La Vie est un réee a obtenu <m grand et beau succès sur toutes tes scènes où on l'a représente , quoiqu'on puisse lui reproclier, comirv» a tout»» \*. autres productions dramatiques de cet écrivain, qoe l'élément lyrique y prédomine trop. On a aussi de lui plusmn petits poèmes lyriques, où perce, au milieu de noay« assez transparents, le vif amour île la liberté. Kn resuar, Ghllparser , ai d'autres l'ont surpassé sons le rapport fa effets de scène et de la vigueur dramatique, ne le eM«« personne sous celui des beautés poétiques, et a droit, roouw auteur dramatique, à plus de renom qu'il n'en a obtenu js* qu'à ce jour. Il a en portefeuille plusieurs drames, dont os *t beaucoup de bien, par exemple un Annibal, ou il Uit \.rrm d'une grande énergie , et un Rodolphe II, qui ne pwiAn qu'après sa mort.
GRIMACE , GRIMACIER. La grimace est une cootor 8 ion du visage OU de quelqu'une de ses parties qu'on bit par al (citation , par habitude, ou naturellement , p «tir n primer quelque sentiment de l'Ame. Au tiguré,/o*re Ut grimace à quelqu'un , c'eal kn faire mauvaise saine, rosai» accueil. Ce mot se prend aussi pour feinte , dissimulation I Nos politesses bien des foie ne sont que des grimpée* Enfin, une prémnee est une boire qui contient des psiat à (acheter, et dont le dessus sert de pelote ou l'on piqw ta*
epiOKit-S-
Le grimacier est celui qui fait des grimaces. Les enfasU sont ordinairement un marier*. Par extension, on trailt <*- < milièrement àe grimacière la femme qui minaude a l'excès; et figuré ment, on en fait un synonyme d'hypocrite.
Un homme èprouve-t - il une violente douleur, est-il frafl* détonneraient, est- il saisi de c rafale, aussitôt les uustfa de sa face se contractent, ses rides se creusent d'une fa** ou attendrissante-, ou pénible , M enrayante : il fait nat grimace. Mais par affectation, par bouffonnerie, ou néwe par métier, cbange-t-il l'expression de ses traits en a'effaçant d'en exagérer le côté comique , c'est un çrimacter- 1* moyenne société surtout abonde en loustics de celte r> pèce, qui, croyant se rendre ainsi aimables et faleeessants, oontructent la déplorable habitude de taire à Uw* . bout de champ mentir leur visage; mais rarement la nstart I et la vérité renoncent à leur» droits, et la plupart 6ni*sefa par se repentir d'un malheureux tic qui leur reste et «ni I* signale, beaucoup plus qu'ils ne s'y attendaient , à la ri**» publique. A défaut d'autre moyen d'arriver à la répétai»*, et même la fortune, maint spéculateur a su de nos j*«* tirer un heureux parti de l'art des grimaces. Le grimacier de l'ancien Tivoli , rue de Clichy, a loivlemps , par ses étonnantes contorsions, pleurant d'un œil , riant de l'autre, attiré la loulcdans ce jardin, sur la hu de l'Empire et sous la premières années de la Restauration.
Dana tous les théâtres sérieux , néanmoins , comas* os* le monde , ce sera toujours un rire de mauvais akti que celui que provoqueront accidentellement les contractions * la physionomie; et la qualification de grimacier, sur um scène qui se respecte, sera constamment aux jeux ors ju^es impartiaux une déplorable recommandation.
GRIMALOI (Famille). Elle venait la quatrième earai)* après celtes des Fiesque, des Doria et des Spinola, pjnoi les anciennes familles nobles de Gènes. A partir de 1 an 9*0 elle posséda la seigneurie de M onaco, érigée pki» tard <• principauté ; avec le* Fiesque, elle joua constamment »d grand rôle dans l'histoire de Gènes, notamment lors de* luttes entre les guelfes et les gibelins. Les deux tamUies appartenaient au premier de ces partis. De riche* po*se«w« en France et en Italie ajoutèrent a l'influence de la Il uni* Grimaldi, du sein de laquelle sortirent plusieurs liouutf» célèbres. En vertu du traité de Péroone de 1641. Mou»*
GR1MAUH
passa sou» la protection française; et quand le» domaines
appartenant aux Grimaldi dans le Milanais et à [Saples eurent étc confisqués par les Espagnols, Louis XIV dédommagea celte famille en lui octroyant le duché de Valeotinois et le marquisat des Baux. La ligne masculine des princes de Monaco s'éteignit eu 1731, avec Antonio Gjunauu.qui dès 17I& avait cédé le duebé de Valentinois à son gendre, de Goyon-Maliguon, lequel lui succéda également eu qualité île prince de Monaco, el prit alors par substitution le nom de Ghiualoi.
liaimundo Gnuuiui fut le premier Génois qui montra le pavillon de U république au delà du détroit de Gibraltar. Eu 1304, il partit , dans les intérêts du roi de France, l'Uilippe le Bel , alors engagé dans une guerre contre les Flamands, à U téte d'une flotte composée de 10 galères génoises et de vingt vaisseaux de guerre français , et sa rendit eu Zélande, où il battit et fit prisonnier Guy de Flandre, qui commandait la Hotte ennemie, forlc de sa voiles.
Antonio Ghiualdi se distingua également dans 1a marine au commencement du quatorzième siècle. Les Catalans avaient fait preuve de mauvais vouloir ui d'hostilité à l'égard de Gênes, qui, embarrassée alors dans des discorde* et des luttes intérieures, se trouvait dans l'impossibilité de se venter de cette insulte. Le moment favorable venu, Anton» Grimaldi fut appelé au commandeineut de la flotte, avec laquelle il s'en alla ravager les eûtes de la Catalogne, où , en 1332, il détruisit une flotte aragonaise de 42 Intiment*. Mais à son tour, viugt-et-uu ans plus tard, il fut lui-même si convie 29 août I3&3, à la hauteur de
Coiera, parles Vénitiens et le* Catalans, commandés par Nicolas Pisani, que de toute la flotte génoise il n'échappa a cet immense désastre que dix-sept navires, et que les Génois furent obligés de se soumettre au souverain du Milanais , Giovanni Yisconti, qui promit de les protéger contre les Vénitiens.
Giovanni Gmuuju se rendit célèbre par la victoire que , le 23 mai 1431 , il remporta dan» les eaux du PO sur l'amiral vénitien Trevisani, quoique Car magnola, le plus célèbre général de ce temps-là, fut prêt à venir au secours de l'amiral avec des forces de terre considérables. Une manoeuvre habile de Grimaldi eut pour résultat de déterminer la flotte vénitienne à s'éloigner du rivage; et alors U réussit non-seulement à mettre l'ennemi en complète déroute, mais encore à lui enlever 2h galères, 42 bâtiments de transport et un immense butin.
Le dernier représentant maie delà famille Grimaldi, Luigi GniMAi.ni obxla Punu, mourut à Gènes , le 28 juin 1834.
GRIMALIM (Gioyakm-Fhancesco) , appelé, du nom de sa ville natale, Bolognesc Grimaldi, né à Kolognc, en itioii, mort à Rome, en 1640, est célèbre tout à la fois comme peintre, comme arclùtecle et comme graveur. Eu peinture il avait pris le Corrége pour modèle. Appelé à Paris par lo cardinal Masarin, il peignit plusieurs fresques au Louvre. Il ne possédait pas moins de talent comme architecte; et son œuvre gravé est extrêmement recherché. Sous le pontificat d'innocent X , il fut chargé d'exécuter diverses fresques au Vatican et au palais Quirinal. Quelques-unes de ses lueii- Uures toiles se trouvent à Home, dans l'église Santa- Marier del-Monte.
4. ltl. M A LDI (Francksco-Maria), de la Société de Jésus, né à Bologne, en 1613 , mort en 1603, fut un mathématicien remarquable. On a de lui , entre autres, un ouvrage intitulé : ffigsicomathesis de lamine , coloribus et iride, aliisque annexis (Bologne , 1605), qui servit de base a Newton pour sa théorie île la lumière.
GRIME, GRIMER, termes de coulisses en mage pour désigner ces modifications que l'acteur habile sait faire subir à l'expression de sa physionomie par l'emploi du rouge ou do blanc, de l'encre de Chine, de la terre d'ombre ou du liège brûlé. N'est pas bon grime qui veut; et pour se bien grimer, il faut encore plus d'art qu'on ne pense communément. En eflot, lécueil en pareille matière, comme en bien