‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 526 sur 614 · HAHNEMANN · texte numérisé non relu

HAHNEMANN

HAUNEMANN (S*jirjF.i.-CnRrfT«N-FiuiWhjic), fondateur de la doctrine médicale à laquelle il adonné le nom dhomœopat Aie, naquit le 10 avril I7W, k Meissen ( Saxe ), de parents peu aisés ; son père était peintre sur porcelaine. Doué d'une constitution de fer, il montra de* ses premières années une intelligence prompte et avide, une volonté terme, un caractère grave et studieux ; il était né observateur et persévérant. Aussi fut-il promptement distingué par le directeur de l'école provinciale , qui le fit répétiteur de ses camarades ; et plus Lard, suppléant a la pauvreté de son père, il lui lit achever ses études k ses frais. 11 avait parcouru le cercle des connaissances académiques : Il savait le latin, le grec, le français, l'anglais, l'italien : il dut faire choix d'une profession, et c'est à la médecine qu'il s'adonna. Il se rendit k Leipzig pour l'étudier, muni de 20 ducats pour toute ressource ; il avait vingtans. Il lui fallait pourvoir k son existence en même temps qu'aux dépenses universitaires ; il vint à bout de toutes ces difficulté*. 11 passait une nuit sur deux k traduire en allemand des ouvrages anglais et français. En 1777 il se rendit k Vienne, et au bout de neut mois Quarin, médecin de l'hôpital de Léopoldstadt, le distingua au point de lut confier les malades d'une salle et de le (aire autoriser k expérimenter en ville son système. l'eu de temps après, le gouverneur de Transylvanie l'appela k Hermanstadt, comme bibliothécaire et médecin privé ; mais il n'y fil qu'un séjour peu prolongé , et se rendit k Erlangen, où, en 1779, il soutint une thèse pour le doctorat Sur tes causes et le traitement des affections spnsinodir/ucs. Aussitôt après , Hahncmann commença une série de migrations, toutes marquées par de nouvelles éludes et par des travaux distingués : k Hesttaedt, a Dessau.il étudia la chimie et la minéralogie; k Gommera près de Magdebourg, il se maria en I79&, avec Henriette Kuchlcr, fille d'un pharinaejen. De 1787 k 1791 il habita Dresde, où ilsetit connaître par de remarquables ouvragesde chimie, d'hygiène et de thérapeutique : aussi le vit-on bientôt k la téte d'une nombreuse clientèle dans cette ville.

Cependant Hahncmann abandonna tout d'un coup Dresde pour rentrer k Leipzig, et se livrer dans la retraite k îles travaux de chimie et k des traductions (1792). Une pateille résolution , quand il avait devant lui un si brillant avenir, quand il était chargé de famille (onze enfants ) et poursuivi des plaintes de sa femme, dut être inspirée et soutenue par un bien puissant motif : « C'était, écrivit-il k Hufeland, un supplice pour moi de marcher toujours dans l'obscurité lorsque j'avais k traiter des malades.... Je me faisais un cas de conscience de traiter les états morbides inconnus de mes frères |>ar des médicaments tout aussi inconnus, qui, en leur qualité de substances très-actives, peuvent faire passer île la vie k la mort ou produire des aflections nouvelles et des maux chroniques... Devenir ainsi le meurtrier de mes seml labiés était pour moi une idée si affreuse et si accablante, que je renonçai k la pratique. ■ Mais de graves maladies qtd atteignirent ses entants le rappelèrent k la pratique de la médecine ; tremblant comme père , et confiant dans les vues de la Providence, Il pensa qu'elle ne pouvait avoir abandonné l'homme sans secours contre les dangers permanents qui assiègent sa santé et sa vie; il chercha donc, et en chcrcltant il crut quil devait trouver la tolution du problème dans l'étude des médicaments sur l'homme en santé.

Cest alors que, traduisant l'article Quinquina dans la matière médicale de Cnllen , il résolut d'essayer sur luimême les effets de ce médicament. Cette expérience, de laquelle il résulta pour lui une série d'accès analogues k ceux de la fièvre intermittente, lui révéla la loi des semblables De nouveaux essais avec ce médicament et quelques autres sur lui-même , sur ses enfants et ses amis, le confirmèrent dans sa découverte ; la lumière lui était apparue , et dès ce moment toute sa vie fut consacrée k la médecine ou plutôt à la réforme de la thérapeutique médicale. Mais aussi dès ce moment , s'il trouva comme savant et comme praticien un bonheur jusque Ik inconnu dans le* résultats de sa pratique, il eut k supporter comme homme mille persécution

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HAHNKMArsN — HAIE

qu'i] avait ignorées auparavant. Pendant trente an* il rencontra sur sa ronte toutes sortes d'obstacles., dans les différente* villes où il fut forcé de se réfugier, àGeorgentltal , a Brunswick, ; à Kœnigslutter, à Hambourg, à Wittenberg, à Torgau ; H ne ! cessa pourtant de poursuivre à la fois ses travaux d'expérimentation , la pratique la plus étendue et un enseignement à des élèves chaque année plus nombreux.

Il reparut à Leipzig en 1811, après avoir publié son Orgaiion ; il y pratiqua et professa publiquement jusqu'en 1820, et il fit paraître son traité de Matière médicale pure, en 6 volumes. A cette époque, fatigué de la violence des persécutions, il accepta l'asile que lui offrait le duc Ferdinand à Anhalt- Kœthen. Il y passa quinze ans, poursuivant les mêmes travaux physiologiques et cliniques, consulté de tous les coins de l'Allemagne et même de l'Europe , aidant de ses conseils quelques élèves dévoués , et virant dans l'indJIférence ', la plus absolue sur les critiques dont il était l'objet. Sa première femme était morte en 1827 ; le 18 janvier 1836 , dans •a soixante-dix-neuvième année, il épousa M"* d'Hervilly, ' Française, venue à Ku-then pour recevoir ses soins; celle-ci le décida à se rendre a Paris. On y vit, malgré son grand âge , Hahnemann se livrer à la pratique avec une remarquable activité, conservant l'énergie de -son intelligence et toute la , plénitude de la santé jusqu'à l'hiver de 1843 ; il mourut le

2 juillet de cette même année. La ville de Leipzig, d'où il avait été chassé en 1820, lui éleva une statue en 1850.

Les ouvrages qu'il a publiés sont nombreux, et plusieurs considérables ; les principaux ont été traduits en français par Jourdan. Citons surtout : Organon, ou l'art de guérir, l vol. in-8°, qui a eu de 1810 à 1844 seulement cinq éditions allemandes, et a été traduit dans toutes les langues européennes ; la Matière médicale pure, 6 vol. dans l'édition allem.,

3 dans la traduction de Jourdan ; Doctrine et traitement des Maladies chroniques, & vol. in-8" (1828), 3 dans la traduction. Auparavant Hahnemann avait publié : Empoisonnement par l'arsenic. Instructions sur les maladies vénériennes et sur une nouvelle préparation mercurielle; L'Ami de la santé; Dictionnaire de Pharmacie; Manuel pour les Mères ; Le Café et ses effets ; La Médecine de l'expérience; Fragmenta de i'iribus Medicamentorum posilivis. Dans divers journaux on trouve «le lui une série de travaux sur divers points de chimie et d'hygiène. Dans ses traductions on compte cinq ouvrages français, un italien et onze anglais parmi lesquels : la Matière médicale de Cullen ( 1830J; la Médecine pratique de Bail, et le Traité de Chimie médicale de Monro. Dr Escalliem.

HAIlX-IIAtlN (Ioa, comtesse de), fille du comte Charles- Frédéric de Hahn , qui se rendit fameux par sa folle passion pour le théâtre et les ruineuses dissipations dans lesquelles elle l'entraîna, est née le 22 juin 1805, à Tressow, dans le grand-duché de Mecklembourg-Schwerin. Son en lance s'écoula au milieu de privations pénibles causées par l'état de délabrement de la fortune de son père, qui pendant ce temps-là parcourait joyeusement l'Allemagne avec la troupe dramatique dont il avait fini par prendre la direction. En 1824, elle épousa son parent, le comte Frédéric-Adolphe de Halin-Habn. Un divorce prononça eu 1829 l'annulation de ce mariage, et pendant que son mari se remariait avec la comtesse Agnès de Schlippenbach, la comtesse Ida demandait à la poésie et à de nombreux voyages des consolations pour ses douleurs et des compensations pour ses illusions perdues. En 1835 elle parcourut la Suisse, et séjourna à Vienne pendant les années 1830 et 1837 ; en 1838 et 1830 elle visita l'Italie, et la France en 1840 et 1842. En 1S43 elle alla voyager en Suède, et de la se rendit en Orient. Aujourd'hui ce bas-bleu allemand, qui dans ces derniers temps t'est convertie an catltolickme, réside d'ordinaire à Dresde ou à Berlin, dans les rares intervalles de calme et de repos que lui laissent ses incessante* pérégrinations.

C\est dans le genre lyrique que la comtesse Ida de Malin- Hahn essaya d'abord son talent, incontestable quoiqu'il manque de placidité et qu'il p'cho par l'absence de critique; !

et le succès qu'obtinrent «es Poèmes (183S), tes jVwmw Poèmes (1836), m* Nuits vénitiennes (1836)et»ttCft9xft et Poésies (1837), témoigne des vives sympalfc qu** éveilla dans le public. Plus tard elle s'appliqua >tk ». deur à cul tirer un genre dans lequel elle a montré Iwoo'up de fécondité, le roman social, et réussit dans les <f thi tableaux qu'elle essaya de tracer de la société au noya* romans qui se succédèrent rapidement, et qui ont rit mnis depuis en collection, sous le titre de Scènes itk» ctété. On y trouve moins des peintures de< aoodests k la vie communs à toutes les classes, que des table» exclusivement destinés à reproduire les mœurs et la y> jugés a'une caste, et où, comme dans ceux de M. de Biliir, par exemple, l'idée aristocratique domine et est soignée* ment mise en relief de préférence à toute autre. On * saurait nier que dans ce cercle, si étroit, où récrirais <

psychologiques pleine* de profondeur et en mes* ter», d'une 6nesse toute féminine, mais qni trop sourett m produisent aux dépens de l'invention. On retroorr '» mêmes défauts et les mêmes qualités dans les oaatimt récits de voyages qu'on a d'elle.

1IAÏUERARAD. Voyez Hyoermud.

BA1DOUCKS ou HEIDOUQUES (en aliéna»!

ducken), nom qui désignait primitivement, diex If* Vit ques et les Serbes, ce qu'indique celui de *leplu> chez les Grecs modernes, c'est-à-dire une race d'boro»- Jaloux de leur indépendance, refusant de se courber k* le joug des Turcs, et se réfugiant en conséquence au W des forêts, d'où ils entretenaient constamment uwtw de brigandages contre leurs oppresseurs. Plus tard, fart'de Hongrie les prirent à leur service , pour es lairr * milice particulière ; et Ê tien ne Bocskay leur assigna es prpre, au delà de la Theiss, dans le comitat de Saboil* deux contrées où Us vinrent s'établir, sous la proie** d'institutions particulières et de nombreux pririMgs <• les appelle encore le district des Maidoucks ; eues osl ^ superficie d'environ 18 myriamètres carrés ,40 à iS,W> ^ Litants, prolestants pour la plupart , et six centres prinspaux de population appelés les six villes Haidovcli

Par la suite, ils perdirent leur qualité de milices, et toi nom fut donné aux sergents et huissiers des fMChaua!» publics hongrois , ainsi qu'aux trabans dont les ***** de ce pays avaient toujours d'habitude un certain s-**" parmi leurs domestiques. La mode d'en avoir pour l*p» s'établit aussi plus tard dans les petites cours d Ailes»*» Seulement , au lieu de les faire venir du fond de U H* gric, on se contenta, par économie, d'affubler de ku<* tiime de grands et vigoureux gaillards, carrément i racolés tout bonnement dans la contrée. C'est < nous :

t'njuge, l'an dernier, roc prit à «on service ; Il m'avait fait venir d' A mien» pour être i

HAIE (de l'allemand hagen , clore). C'est ainsi qu ■ appelle toute clôture naturelle ou artificielle des cintre* des vignes, des jardins, etc. On distingue deux sa*»* ces clôtures : la haie vive, faite avec des arbres,*»* bustes , enraciués, communément épineux ; et la haie "•reconstruite avec des ronces mortes , des pieux , de* ou de? fagots.

Les haies vives peuvent être formées d'arbres frs*<£ et alors on en retire de grands avantages. Il suffit l*J» de diriger convenablement leurs branches latérale». *'r laguer celles qui tendraient à s'élever. Les arbres k* r' propres aux haies fruitières sont le poirier, k néfl*' cerisier, elc. , et surtout le prunier, le noyer, l'inas^/ le coignassier. Le chêne blanc, le hêtre, le frêne dans le Nord, et dans le Midi, l'alisier, le reau, le charme, etc., peuvent également set * Jl mation de liâtes d'arbres ou d'arbustes forestier*. haie épineuse est celle de toutes oni aaranUl le m*"- *

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