‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 527 sur 614 · HAINAUT · texte numérisé non relu

HAINAUT

voleurs ou de tous le* animaux nuisibles le champ qu'elle enterra : elle résulte de l'assemblage d'arbres ou d'arbustes épineux, tels que le grenadier, le genévrier, le jujubier, Pazerolier, le groseillier épineux, l'épine-vineUe , le noir» prun, qui ont montré l'avantage d'être productifs; l'ajonc, le prunellier, le rosier sauvage, l'aubépine, si chantée des poètes , etc. On peut voir au Jardin des Fiantes de Paris une collection complète de modèles de toutes ces variétés de clôtures.

Il faut serner les taies plutôt qne de les planter : elles croissent alors bien mieux, et acquièrent beaucoup plus de vigueur que des plants pris dans les bois ou dans une pépinière. On doit aussi veiller k ce qu'elles soient composées d'arbustes dont la croissance soit simultanée, les labourer an pied tous les ans, les sarcler fréquemment, les arroser même si cela semble nécessaire, et les tailler de temps à autre en leur conservant une hauteur convenable.

Si maintenant nous én\i.sageons la haie du point de vue de la jurisprudence, nous trouverons que le législateur a tracé certaines règles k son égard : plusieurs articles du Code Civil établissent en principe que toute taie séparant deux héritages également clos, ou dont aucun ne l'est, est réputée mitoyenne ; les arbres qui se trouvent dans la taie mitoyenne sont mitoyens comme elle ; enfin, l'article 67 1 du Code Civil, statuant a défaut de règlements particuliers et d'unes constants, défend de planter des taies vives ou des arbres de basse tige pouvant servir à les former, k une distance moindre d'un demi-mètre de la ligne sépara tive de deux héritages.

Au 6guré, le mot haie s'emploie pour désigner une file de personnes rangées avec plus ou moins de symétrie : la troupe /ait ta haie de chaque coté du prince lorsqu'il se rend à quelque solennité , etc.

HAIE (La). Voyez Hat* (La).

H AÏK, grande pièce d'étoffe de laine blanche, qui forme une partie essentielle du costume arabe. Les hommes portent le haik drapé autour du corps et attaché sur la tète par quelques tours d'un gros cordon de laine brune. Les femmes, quand elles sortent, s'en enveloppent soigneusement des pieds jusqu'à la tète , ne laissant apercevoir que leurs yeux.

IIAI-.XAN, tle chinoise dépendant, sous le nom de KiouRg-T$ofU, de la province de Canton , située au sudest du golfe de Tong-King et séparée de la presqu'île de Loui-Tseu , formant l'extrémité méridionale du continent chinois, par le détroit du même nom, large de 14 kilomètres seulement et couvert de nombreuses Iles. Elle est de forme ovale, et présente une soperlicie totale d'environ 700 myriamètres carrés. A l'ouest ses cotes sont plates , entourées de bancs de sable et de bas- fonds, à l'est généralement garnies de rochers escarpés, et échancrées par d'excellents ports et des baie» très-sûres. L'intérieur de l'Ile est traversé par un plateau , celui du Ta-Out$chi~Schdn, qui envoie de nombreux enbrancbcments dans toutes les directions, en formant une foula de vallées sauvages et incultes pour la plupart, et desquelles s'échappent nu grand nombre de cours d'eau. Le sol se compose d ailleurs de plaines sablonneuses ou de savanes verdoyantes , interrompues çà et la par des rochers. Le climat , naturellement très-chaud , y est très-rafratchi par les vents de n>cr, qui souvent s'y transforment en ouragans furieux. Des brumes fréquentes et d'abondantes rosées y entretiennent une constante humidité, qui favorise le développement de la plus riche végétation. La côte orientale de l'Ile est très-stérile, couverte en grande partie de forêts d'arecas ; mais la partie occidentale est très-fertile en ria, Iruits de toute espèce, canne a sucre, tabar, coton, indigo, et patates sucrées, principale nourriture de la population. Les forets des montagnes, qui abondent en bois de construction et de menuiserie et renferment en outre une foule d'essences précieuses, constituent une des principales sources de richesse de Hai-Nan. On y trouve du bois «Je sandal , du bob de rose, du bois d'ébène, du bois de Brésil, des cocos, différentes espèces de noix de l'aloès,

une foule de plantes médicinales et vénéneuses. Elles servent de refuge à toutes sortes d'animaux féroces , tels que le tigre , le rhinocéros, etc., à des singes, dont une espèce atteint la taille de l'orang-outang, à de grandes espèces de cerfs, à de nombreux serpents, a des boas notamment, et à des insectes de tous genres. L'apiciculture , pratiquée sur une large échelle, fournit beaucoup de cire pour l'exportation. Les cotes abondent en poissoos et coquillages, en coraux et en tortues. Les rivières charrient du sable d'or, et les salines du pays donnent de riches produits.

Les habitants de Haï-Nan, quoique ressemblant aux Chinois par leur extérieur, par leur costume, leurs mœurs et leurs usages, parlent une langue tout a fait autre. Cette race paraît complètement différer de celle qui habite la province de Canton, et n'avoir adopté la civilisation de ses vainqueurs qu'a la suite d'une longue lutte. Cest une population misérable, loquace, hospitalière, polie, sans moyens de résister aux attaques aux cruel le* elle est exposée de la part des pirates de Tong-King ou des parages de Formose et de la |iart fies sauvages aborigènes, restés indépendante dans les montagnes de l'intérieur. Elle dépasse, dit-on, un million d'âmes. Le nombre des bourgades qui reconnaissent les lois de la Chine s'élève k 1103; cchri des villes entourées de murailles à 14. La plus grande est Kioung-Tchéou- Fou ou Houtch-e-Ouç , située sur la côte septentrionale , dans une belle et riche contrée parfaitement cultivée, entourée d'épaisses murailles en briques, de 13 k 13 mètres de hauteur, bien bâtie et comptant près de 200,000 habitants, très-industrieux et entretenant de leur port des relations commerciales très-actives avec Canton, le Tunquin, la Cochinchine, Siam et même, depuis 182», avec Srngapore. A 8 kilomètres environ de cette ville est située Hai-Khéou-So, ville presque aussi peuplée , le principal port et le grand centre commerciale de toute 111e, résidence du gouverneur, bâtie sur un étroit promontoire, bien foi ti fiée, pourvue d'un môle et d'un bureau de douanes.

HAINAUT (en latin Hannonia, en allemand Hennegau), contrée située dans les parties waUoues des Pays- Bas, autrefois la patrie des Nervient, et appartenant aujourd'hui moitié à la France et moitié a la Belgique. Dès le neuvième siècle elle obéissait k une puissante famille de comtes, qui avait pour souche G iselbert de Mansuarie, gendre de Clurlemagnc , et qui k la mort de son fils, Régnier au Long Cou , se divisa en trois branches : les ducs de la tasse Lorraine, les comtes de Louvain, et les comtes de Hainaut. A l'extinction des deux premières de ces branches, Régnier III de Hainaut (mort en 970 ) devint d'une part la souche d'une nouvelle ligne de Louvain (de laquelle provinrent plus tard les ducs de Lorraine et de Bratant ), et continua de l'autre la brandie des comtes de Hainaut.

L'héritière de cette maison , Richitde (morte en 1000 ) , apporta le comté en dot k Baudouin VI de Flandre, qui prit en Hainaut le nom de Baudouin 1". Son fds, le comte Baudouin 11 , fut dépouillé de la Flandre par son oncle Robert le Frison; mais déjà son arrière-petit-fils, Baudoin V , par son mariage avec Marguerite d'Alsace (l 191), réunissait de nouveau les deux comtés , non toutefois sans avoir dû consentir k en céder k la France d'importantes parties. Baudouin V I ( IX de Flandre), issu de ce mariage, devint en 1204 premier empereur latin de Consuntinople , et laissa ses domaines k sa fille atnée, Jeanne, dont IVroique époux , le prince Ferdinand de Portugal , perdit en 1214 contre les Français la célèbre bataille de Bou v i n es. A Jeanne succéda, en 1244 , sa scenr Marguerite, qui avait déjà été deux fois mariée : la première fois k Bouchard d'Avesne*. la seconde, après divorce, à "Gui de Dampierre. En 1246, la survivance du Hainaut fut assurée aux enfants issus du premier lit, et celle de la Flandre aux enfante issus du second; et en 1280 Jean II d'Avesnes, petit-fil» de Marguerite, parvint effectivement k régner dans le Hainaut, mais non sans avoir eu k lutter contre sa grand'mère et ses fils, et «ans que la discorde cessât de diviser les deux

m* HAINAUT

lijjne«. Ki» l>99 ta Hollande et U '«lande étaient en outre «•rimes À Jean 11, et ce fit! la cause de longs démMés enlrt' lui el la Flandre. Quoique ses alliés, les Français, eussent elé complètement battus en 1 302 par les Flamands , son lils Guillaume 1er, dit te Bon, réussit k se maintenir; et l'époque de son règne ( 1S04 k 1307) est l'une des plus florissantes de l'histoire du Hainaut. En 1345 Guillaume II entra m lutte contre les Frisons ; et il légua ses État* k sa soeur aînée Marguerite, laquelle, comme lerame de l'empereur Louis IV, porta le Hainaut , avec la Hollande et la Zélande, dans la maison de Bavière. Après elle régnèrent en Hainaut ses (ils : Guillaume III, sous lequel commencèrent les luttes intestines des cabillauds et des A oe As, et qui mourut lou, en 13*0; puis Albert, mort en 1404. Le fils d'Albert, Guillaume IV, frère du belliqueux évèque de Liège Jean de Bavière, régna de 1401 a 1417; et après lui Jacobéeon Jacqueline de Bavière, princesse aussi légère qu'héroïque, laquelle après avoir soutenu les attaques les plus multiplie»* et les plus acharnées finit par céder, en 1433, le Hainaut et ses autres possessions à la maison de Bourgogne, pour racheter la liberté de son quatrième mari, le comte d'Ostrevant , fait prisonnier par Philippe le Bon.

C'est de la sorte que le comté de Hainaut passe, en 1477, avec le reste de l'héritage de la maison de Bourgogne à la maison de Habsbourg, dans la possession de laquelle il demeura jusqu'à la révolution française, de 1656 à 1713 dans la branche espagnole , et ensuite dans la branche autrichienne. Fojres Pats-Bas.

Dans l'intervalle toutefois la partie méridionale du Hainant, dont Valenciennes est le chef-lieu et qui fait aujourd'hui partie du département du Nord, avait été cédée à la France, en 1649, par la paix des Pyrénées. En 1816 on constitua avec le re?le du Hainaut, auquel on incorpora alors le Tournaisis, ancien pays flamand , le district de Charleroy, ancienne dé|ien<tance du pays de Kamur, et quelque* parcelles du Brahant et du pays de Liège (qui avaient précédemment constitué le département de Jemmapcs), la province belge actuelle du Hainaut , qui , sur une superficie de 66 myriamèlre* carres, contient une population de 733,740 habitants. Ce pays, qui est arrosé par la Sambre , par l'Escaut et par un de ses affluents, le Haine , petite tivière d'où la contrée tout entière a reçu son nom, est plat et fertile au nord ; au sud, la forêt des Antennes en occupe la plus grande partie , laquelle , comme l'indique déjà l'ancien nom que lui avaient donné le» Humains, Stlva Carbonaria , est riche en gisements houillère, dont l'exploitation, en 1851, produisit un total de 4,754, 1R6 tonnes, représentant une valeur de 3a,2»3,«6'J francs. La province produit aussi d'impurlanles quantités de fer (en I85L, 39,769 tonnes ).

L'industrie, extrêmement active dans ces contrée* , comprend la fabrication du fer , du cristal et des glaces ; el on estimait pour cette même année 1861 la valeur de ces trois seuls articles à 21,000,000 de francs; elle s'occupe aussi de la fabrication des toiles, des lainages, des tapis (notamment à Tournay ), des dentelles, etc.

D'après sa division administrative actuelle , la province comprend : 1° les trois arrondissements (jadis parties Intégrantes du comté) de Mont, avec la ville du même nom pour dtefdieu ( population, 24 , 338 hab. ), de Soignies, avec la ville du même nom pour chef-lieu (6,724 bab.), et Ath, chef-lieu la ville de même nom (8,437 habitants); 2° les trois arrondissements nouveaux de Tourna/ , chef lieu la ville du même nom (30,492 bab.), de Charlerof/, chef-lieu U villedu même nom, et de Tkuin, chef-lieu la petite ville du même nom ( 4,335 hab. ). Comme ce pays a presque toujours été le théâtre des guerres contre la France, on peut encore citer permi les localités remarquables qu'il contient , les champsde bataille deè'/eur ««(1623,1690 et l794),deSatnt- Denyt (1678), de M alp loquet (1709), de Fontenoy ( 174»), de Jemmappes (1792), et de Tournay (1794).

HAINlv La haine est un sentiment actif de l'âme, qui la porte à s'éloigner et a se délivrer «le l'objet qui l'aflecte

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