H AKEM-BEN-H I LIA H — HALE
d'Ali ; il prit le titre de prince de» croyants , de lieulenant de Dieu , ébranla l'autorité de Mahomet , et eut la prétention de fonder une nouvelle secte religieuse , celle des darariens, qu'on croit retrourer aujourd'hui dan« celle des Druses. Après sa mort, ses partisans annoncèrent qu'il avait été enlevé au ciel.
I1AKIM, c'est-à-dire sage ou philosophe. C'est citez les Turcs le titre des médecins et aussi de* juges quand on j ajoute un mot destiné a ea compléter le sens. Ainsi , le premier médecin du sérail prend le titre de hakim-bachi, et huktm-chen signifie magistrat. Les Persans donnent le nom de hakims aux gouverneurs des districts, subdivisions de leurs diverses provinces ou divisions administratives.
Il AKLUYT (Hioiaud), célèbre géographe anglais, naquit en U53, k Ky ton ou Yalton, dans le comté d'Herford. Nommé professeur de cosmographie, il introduisit dans les écoles d'Angleterre l'usage des globes et de quelques autres moyens propres à faciliter l'étude de la géographie. Des commerçants, des corporations, des villes même, le consultèrent souvent au sujet île leurs entreprises maritime*. A Paris, où il accompagna, en 15*4, comme chapelain, l'ambassadeur StafTord , il fit imprimer à ses frais l'Histoire de la Découverte des Floride*, par Laudonuière, restée manuscrite jusque alors. De retour en Angleterre, il commença, avec l'appui de W aller Raleigb, k réunir les matériaux de l'histoire dos expéditions maritimes des Anglais. Il publia le résultat «le ses recherches, sous le titre de : The principal navigations, Voyages , and Discoveries qf the hnglxsh nation (lSft9,inf6l.;nouv. éditin-4e, 1«W), résumé déplus de deux cents voyages, contenant une foule <lc documents et de renseignements que sans lui ou eût perdus. Le gouvernement le récompensa par une prébende a Westminster et une cure dans le comté de SufTolk. Richard Hakluyt, mort le 23 octobre 1616, fut enterré dans l'abbaye de Westminster. Pu relias a utilisé dans ses Pilgrims les matériaux qu'il avait laissés inédits ; Bylot a nommé d'après lui une Ile de la baie de lioffin, et Hudson un cap du Spitxberg. Une société de Géographie fondée en 1846, sous le nom de Hakluyt Society, a pour but de publier toutes les anciennes relations de voyag.*, et a déjà publié de nombreux volumes.
UAIA GE. C'est l'action de tirer un bateau , soit k bras, soit à l'aide de chevaux. Ilalage vient de haler, terme de marine qui veut dire tirer.
Un autre mode de halage, d'une invention pins récente, est aujourd'hui appliqué sur la Seine et sur le canal de POurcq ; il s'effectue à l'aide d'un bateau remorqueur dont la machine k vapeur fait mouvoir un arbre horizontal autour duquel s'enroule une chaîne dont les deux extrémités sont fixées, Tune au point de départ, l'autre au point d'arrivée du remorqueur, qui * l'aide d'une très-petite dépense peut ainsi entraîner plusieurs bateaux pesamment chargés. Avec une machine de la force de dix chevaux , on obtient une vitesse de dix kilomètres à l'heure. Ce système offre donc l'avantage d'une grande économie.
HALAGE (Chemins de). Ce sont des chemins de servitude publique, pris sur la propriété d'autrui pour le service des fleuves et rivières navigables. Toute propriété riveraine d'un fleuve ou d'une rivière navigable doit laisser d'un coté un chemin de 7m,79 de largeur pour le passage des chevaux destines à la remonte des fleuves, et de l'autre un chemin seulement de 3m,î4, que l'on nomme particulièrement le marche-pied. Cette servitude pèse même sur les lies qui divisent un fleuve en plusieurs bras; seulement, elles ne doivent que le marclie-pied. Ces disimitions de la loi sont malheureusement très-mal observées. Il n'est pas ■ne rivière qui, au grand préjudice de la navigation, ne montre soit des constructions, soit des plantations, qui envahissent et le chemin de halage et le marebe-pied.
H AL ALI ou HALLALI, cri de victoire dans la chasse à courre, annonce donnée par le son du cor que le cerf aux abois va devenir la curée des meutes acharnées à sa
poursuite. U fanfare du halaii, composée, comme tôt* k» airs de chasse, de deux, trois ou quatre notes, à au* <k l'excessive simplicité de l'instrument, rassemble le» chasteon énars dans toutes les parties de la forêt Ce vieux air, thaï l'auteur est inconnu, figure k merveille dans les oa»ertur* et les morceaux d'opéra : il est surtout d'un eftotrèwgrt* ble lorsque des modulations dans le genre chruoiiuque m relèvent la simplicité primitive. IIuetos.
HALBERSTADT, chef-lieu de cercle, dans IW dissement de Magdebourg, province de Saxe (Prusse/, bâtie sur la petite rivière de Holremme, compte use popuuu i de 20,000 Ames, et est le centre d'un commerce aussi kW qu'important, dont la création récente des chemin* &e kr i encore singulièrement favorisé l'essor. Ses briques livrent k la consommation de bons draps < et autres lissus de laine, des cuirs, de la colle- fort», ie> savons et des gants. On y voit aussi de grandes ralWrit* d'huile. Des dix églises que renferme Halbentadt, le» i* curieuses sont l'église de Notre-Dame, terminée en Fao tt*i et sa cathédrale, placée sous l'invocation de Saint- Éutan, et construite dans le plus noble style du quinzième setk- La réformation avait dès |&42 pénétré dans l'évècar «"bV berstadt ; mais, en vertu des stipulation» du traite de Vie* phalie, le culte protestant y fut supprimé en 1618. Le bwk traité la plaçait sous la domination de l'électeur «le frtf delxturg, comme chef-lien d'une principauté cumpreaul environ 3G0 kilomètres carrés, avec une popublna 4t 13U,uoo âmes. La paix de Tilsitl la tit comprendre du» k royaume de Weslpludie, et elle devint alors leclief-lw* département de la Saale. En 1813 les troupe» pnnakase la replacèrent sous l'autorité de la Prusse.
UALBRAMtë. Voyez Casamd.
HALGYONE. Voyez, Aixyonk.
IIALDEA'WAMG (Christiam), célèbre grave* anV mand, naquit en 1770, a Durlach. Quelques tramxrenequablcment exécutés, dans le genre de Vaqua tint*, 1( ► renl appeler, en I7»G , k Dessau, où venait de utos-fc b Société Clialcographique. Eu 1803 on le rappela * Cas ruhe, avec le titre de graveur de la cour. Plu* Uii i exécuta un grand nombre de gravures pour le commen* u la librairie. Il grava aussi pour le Musée XupoUi* et le Mutée royal plusieurs paysages d'après GriiuaWi, Rotdael. Poussin, Claude Lorrain et tlsbeiroer. Ses «kr»*' et plus remarquables travaux furent les Heures, «j«*< planches d'après Claude Lorrain, et les Chutes Stt*. deux planches, d'après Ruisdael, dont la dernière fut a*^ vée, en 1833, par son élève le professeur Scbuell, «k I** sUdt. Haldenwang mourut le 27 juin 1831, aux eam <kl pollsau.
HALE. On ne connaît pas bien l'étymologie du mot k*> les uns le font dériver du grec t^hoc, les autres ds heaut : ces deux mots signifient soleil , et l'une mi l>Dtn de ces étymoiogies exprime bien l'idée qu'on doit *tu*f au mot haie , qui n'est que reflet du soleil. Tout It ■*«*> sait que la peau exposé nue à l'action de l'air et do *à prend une teinte brune et basanée : cet aspect psrtRoto de la peau a reçu le nom de hdle. Il est surtout remwuiJk» chez les individus qui se livrent aux travaux de» es»* Plus leur peau est blanche et fine, plus ils sont fortes* hâlés : aussi , chex les femmes de la campagne , oa unit » certain que le visage le (dus hâlé annonce le corn» *f** blanc. On croit généralement que le haie est cause (uri^ tionde l'atmosphère, et surtout pat celle du vent «t* fc clialeur ; mais la vraie cause du lialc est la lumière Il ne se produit jamais que sous l'influence de cette km** la clialeur ne le produit pas si la peau est couverte «k
menU; l'air sans le soleil ne le produit pas davantajr; < le froid , la g* le faire naître
n'empêche pas I'
Cette cause a reçu aussi le nom de hdle. Aia*it ^ hdle exprime en même temps la cause et l'effet- l* ™* n'est ni une maladu» ni une infirmité ; c'est, au cuntrnn, *