‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 534 sur 614 · HALER · texte numérisé non relu

HALER

cet air de l'extérieur, rendu pins froid parle mouvement, qui heurte les corps et les refroidit, en s'imprégnant «lu leur propre chaleur.

La force ou l'étendue de l'haleine a toujours paru l'indice de l'énergie corporelle, ainsi que «lu courage et du génie. Mais s'il est indubitable que la force des membres et la rapidité de la course nécessitent do vastes poumons, il est bien rare qu'une constitution athlétique soit le partage dosâmes fortes et des esprits supérieurs. Ulysse, le plus sage et le plus intelligent des Grecs, était certes beaucoup moins robuste qu'Ajax , son concurrent ; et s'il remportait sur lui le prix de la course, c'est que, plus économe de ses forces, plus sage et plus prudent , pour mieux ménager son lodein.-, il restait silencieux jusqu'à la fin, n'invoquant les dieux qu'a voix basse. Plus d'un ouvrage de longue haleine a eu pour auteurs des hommes énervés , haletants d'émotion et n'ayant qu'un souffle. Sans prendre à la lettre l'injurieux diagnostic de Figaro , s'adressait à Basile , on peut dire qu'il suffit souvent de l'haleine pour faire augurer de ta santé d'un individu, de son régime habituel, de sa pénurie comme de ses excès , de ses tuteurs, et quelquefois de ses vices.

D* Isidore Bourdon.

HALEN (Don Juan y*n), comte dr PKRACAMP08, général espagnol, d'origine belge, né a 111e de Léon, en 1790, entra dès l'âge de quinze ans dans la marine espagnole , assista au combat de Trafalgar, et fut ensuite appelé à Ma.lrid par l'administration supérieure de la marine. Après l'insurrection de mai l»o«, il prit du service dans l'armée des patriotes espagnols; mais il ne tarda pas à faire sa soumission au rot Joseph, dont il fut nommé officier d'ordonnance, ce qui ne l'empêcha pas plus tard de passer aux insurgés, à qui il livra diverses places, service qu'on récompensa par le grade de capitaine.

En U1& il Tut arrêté, sous prévention de conspiration contre Ferdinand VII ; mais on le relâcha bientôt après, et il fut même tait lieutenant-colonel. Compromis dans l'affaire de Torrijos, il parvint à s'évader; 1) prit alors du service eu Russie, et alla en 1830 faire ta guerre dans ta Caucase; mais des ta même année il était de retour en Espagne, afin de mettre son épée au service de ta constitution. Après le rétablissement du pouvoir absolu, il passa & la Havane, puis aux États-Unis, pour revenir se fixer à Bruxelles, ou eu 1830, à ta suite de ta révolution belge, il reçut le commandement des forces dont disposaient les insurgés. Des mésintelligences survenues entre lui et M. de Potter le firent bientôt renoncer à cette position ; mata en le mettant en disponibilité, le gouvernement belge lui accorda le grade de lieutenant général. Accusé quelque temps après d'orangLsme, il fut arrêté, puis acquitté faute de preuves. En 1836 il fat appelé en Espagne. Le gouvernement lui confia le commandement d'une division , à ta tête de laquelle il battit les insurgés carlistes dans ta Navarre. Arrêté de nouveau pour conspiration, niais remis bientôt après en liberté, il alta en 1839 an Angleterre acheter des fusils, et en 1840 on le nomma capitaine général de la Catalogne. Fidèle partisan d'Espertero, il combattit l'insurrection qui éclata en à Barcelone, et bombarda cette ville le 8 décembre. Cependant, une levée générale de boucliers ayant eu lieu, en l»43, en Espagne, contre Espartero, iiarcelonne fut le théâtre d'une nouvelle insurrection ; et cette fois les moyens les plus vigoureux ne réussirent pas à ta comprimer. Van lialen se vit obligé d'abandonner la Catalogue, et finit par s'embarquer, le JO juillet, à Cadix, pour l'Angleterre, avec Espartero. Depuis lors il a vécu alternativement en Angleterre et sur le continent.

H A LE P. Voyes Alej>.

H ALÉPONGE. Voyez Éporcb.

IIALEK. Ce mol ne s'emploie guère que dans ta marine : son sens littéral est tirer horizontalement (toujours de haut en lus ) , ou à peu près , et à bras , un cordage ou un objet quelconque à l'aide d'un cordage.

704 UALER —

Halcr à la cordelle , c'est foire marcher un bateau le long d'une rivière ou d'un c-ui.il , au moyen d'une corde tirée par des chevaux et quelquefois a bras ( voyez, Hauace).

Les marins disent encore se haler dans le vent, pour se diriger vers le point d'où il vient.

Il ne faut point confondre ce verbe haler avec Ad/er.qui s'emploie en parlant de l'action du soleil et du grand air iur> teint ( voyez H al*).

Il ALES (Etienne), physicien distingué, né le 7 septembre 1677 , a Beckeshourne, dans le comté de Kent , fit ses études à l'université de Cambridge , et prit ensuite les ordres. Pendant son séjour à Cambridge , il se distingua par l'ardeur avec laquelle il se livrait à l'élude des diverses branches de l'histoire naturelle, notamment de la botanique et de l'anatonùe. En 1710 il obtint la cure perpétuelle de Teddingtoo, dans le comté de Middlesex, k laquelle se joignirent plus tard quelques autres bénéfices, moins important. En 1717 il fut élu membre de la Société royale de Londres, et lut l'année suivante à cette compagnie un mémoire sur diverses expériences auxquelles il s'était livré à l'effet d'évaluer les effet* de la chaleur du soleil, pour faire monter la séve des végétaux. La série d'expériences qu'il continua de faire encore sur cet important sujet lui fournit les matériaux du remarquable traité qu'il publia , eu 1727, sous le titre de : Statique végétale , ou compte-rendu de quelques expériences de statique sur la séve des végétaux, etc. Dans cet ouvrage, considéré a bon droit comme un modèle d'investigation expérimentale, et qui est du petit nombre de ceux qui vivront éternellement, il commence par établir quelle vaste quantité de matière aqueuse les plantes s'assimilent, quantité qui égale souvent eosuite la force avec laquelle elle» attirent le soc nutritif par leurs tubes capillaires, et examine la nature du mouvement latéral de ce suc, du tronc aux branches, et vice versa. Unie que ce fluide ait une circulation propre; mais il établit son ascension pendant le jour, et sa descente pendant la nuit. 11 dénionbc que les feuilles sont des organes aspiratoircs d'air et d'eau tout à la fois. On y trouve en outre une foule de remarques curieuses sur le système végétal, ainsi que sur la constitution de l'air atmosphérique , sujet dent il est l'un de ceux qui se sont le plus occupes. Une seconde édition de son livre parut en 1731; et en 1733 il y publia une espèce de suite, sous le titre de : Staiical Essais, containing Axtnastatics, où il discute quelques questions fondamentales relatives k la physiologie, par exemple à la force et k la célérité avec laquelle le sang est pous.se dans les artères, k son retard dans les vaisseaux capillaires, à la surface du coeur et au poids du sang qu'il tient en suspension , aux effets Je la respiration, et à la corruption de l'air par suite de la respiration.

On doit aussi une mention spéciale à un petit traité que composa K tienne Haies dans un but tout philanthropique, et qu'il publia sous le voile de l'anonyme. Il est intitulé : Avis amical aux buveurs de vin, oVeau-de-vie, et autres liqueurs spuitueuses. Réimprimé maintes et maintes fois, et répandu gratis dans les classes pauvres, il contribua beaucoup k leur moralisation. En 1739 il fit paraître : Expériences physiques sur Peau de mer, le blé, la viande et autres substances, a l'usage des navigateurs. Un mémoire sur Part de rendre potable l'eau de mer, et sur k broiement de la pierre dans la vessie, lui lit obtenir la même année la médaille d'or de la Société royale. L'une de ses plus utiles inventions fut sans contredit celle des ventilateurs, appareils destinés à renouveler l'air vicié dans les mines , prisons, hôpitaux , et k bord des navires ; invention qu'il soumit en 1 711 & l'examen de la Société royale. Les résultats obtenus de l'application du ventilateur de Haies à l'assainissement de tous les lieux où un grand nombre d'hommes se trouvent réunis frappèrent le public de surprise et d'admiration. C'est ainsi que dans l'une des prisons de Londres il fut constaté qu'au lieu de cent cinquante indi-

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