HAMILTON
du roi d'Espagne à son égard , dispositions dont Chartes IV ne faisait pas mystère dans les lettres qu'il écrirait a Ferdinand 1" ; et l'Angleterre se crut autorisée en conséquence a capturer les vaisseaux espagnols sans déclaration de guerre.
A ce moment Nelson commandait fa flotte anglaise de la Méditerranée. Pendant ses fréquentes stations dans les eaux de Naples, il eut occasion de se lier avec lady Hamillon, et après fa bataille d'Abonnir il devint publiquement son amant, ou, comme le disent pudiquement les Anglais, son ami , car le cant britannique s'oppose le plus souvent a ce qu'on ap|>elle les choses par leur nom. Ce fut à son boni qu'en 1798 sir William et lady Emma Hamilton se réfugièrent à rapproche de l'armée de Champion n et; et 0 les transporta à Païenne. L'année suivante H les ramenait a Naples. La violation de fa capitulation qui livra Naples aux forces anglo-siciliennes est une tache qui pèsera éternellement sur la mémoire de Nelson. Ce fut à l'instigation d* lady Hamilton , agissant conformément aux indications de Marie-Caroline , qu'il permit à l'affreux Ruffo de livrer au Itourrcan fa plupart des patriotes qui s'étaient compromis lors de la proclamation de la république parthénopéenno et une foule de citoyens distingués que l'honneur et l'humanité lui faisaient un devoir de protéger. Cette femme impodi.ji!'
le domina même bientôt à tel point, maigre ses quaranu ans bien sonnés, que l'année suivante ( 1800 ) il résigna soa commandement pour l'accompagner en Angleterre. Il était impossible que la grande société anglaise acceptât lady Hamilton et ses houleux précédents. Objet du inépris général, repoussée de tous les cercles aristocratiques , elle accoucha à Londres d'une fille, dont Nelson se déclara le père.
A fa mort du liéros de Trafalgar ( 1805) , lady Emma Hamilton retomba dans les habitudes crapuleuses de sa jeunesse, et ne tarda pas à se trouver réduite à une faible pen sion pour toutes ressources. Elle se retira sur le conttoeat avec sa tille, et mourut aux environs de Calais, le 16 pavier 1815. La même année parut la Correspondance tntinK de Nelson , restée une tacite ineffaçable pour sa mémoire , et qu'elle ne craignit point de vendre a un spéculateur de scandale La beauté vraiment remarquable d'Emma Harte fit sa réputation et aussi sa honte; c'est elle seule qui put donner
ment faites par le docteur Graham, son protecteur; g«n-< de spectacle éminemment propre à agir sur les sens , qu'<« i magina de reproduire en Allemagne sous le nom d'attitudes, et dans lequel elle servit de modèle à la H aen del-Schots. Les tab 1 eaux Tirants peuvent donner une idée de ce que devaient être les poses plastiques, électriques, erotiques et musicales d'Emma , guidée par le docteur Grahs n La danse do châle, pas voluptueux destiné a exciter les uVsirs charnels diex les hommes blasés , fut aussi, dit-on , inventée par cette courtisane.
HAMILTON (Antoine, comte n'), celui peut-être de tous nos écrivains qui après Voltaire offre dans son style l'image la plus fidèle du caractère français, naquit en IrlîJxK vers 1646, d'une branche de l'illustre famille d'Ecosse de <* nom, qui s'était montrée dévouée à fa cause de Charles r\ Après la mort du roi, Hamilton, encore au berceau, fut ament en France par ses parents, qui suivirent dans leur émigration le prince de Galles et le duc d'York, son frère. Ce lit donc dans notre pays que l'ingénieux auteur des Metsumn de Gramont reçut sa première éducation; ce fut aussi d^ cette époque qu'il commença à se familiariser avec potr» langue , qui sous sa plume devint plus tard si flexible, ■ enjouée, si gracieuse. Le prince de Galles ayant été rétabli sur le trône de ses ancêtres sous le nom de Charles II, Hamilton, Agé alors de quatorze ans, le suivit en Angleterre, et ne farda pas à briller, par la tournure piquante -le esprit, à fa cour de ce prince, qui était toute française par le ton, le langage, les manières, les plaisirs et la gaieté. Ce* vers cette époque que parut à Saint-James le fameux chevalier, depuis comte, de Gramont, qui venait de s'atur* fa disgiace de Louis XIV en voulant lui enlever une*
maltresses, M"* de La Motle-Hondancourt. Gramont, fertile en bons mot» et en contes amusants, fat rccherclié partout avec empressement. Le tour plaisant de sa conversation plut singulièrement au jeune Antoine Hamilton, qui le choisit alors pour son modèle, comme plus tard il devait le prendre pour son héros. En même temps, le chevalier de Gramont, subjugué par les charmes de la gœur d'Hainilton , et réduit cette fois k la constance, s'engageait à épouser celle qu'il aimait. Mais bientôt, soit retour de son naturel volage, soit toute autre préoccupation, ayant appris que le roi son maître le rappelait eu France, il paît île Londres sans remplir sa promesse. A cette nouvelle, Antoine Hamilton, blessé de cet oubli injurieux, court sur les traces du fugitif, l'atteint à Douvres, et lui crie, du (tins loin qu'il l'aperçoit : ■ Chevalier de Gramont, n'avez-vous rien oublié à Londres? — Pardonnez-moi, répondit aussitôt le courtisan français, j'ai oublié d'épouser votre sœur. » Et il retourna a Londres pour conclure ce mariage.
Le chevalier de Gramont avant emmené sa femme en France, Hamilton fil souvent la traversée pour venir les voir. Tant que vécut Charles II , Antoine Hamilton , quoique aimé «le ce prince , n'eut aucun emploi ; mais sous Jacques II il obtint un régiment et le gouvernement de Limerick, en Irlande. La révolution de 1688, qui renversa Jacques II, trouva Hamilton fidèle au malheur : il quitta sa patrie pour accompagner son souverain sur la terre d'exil, et fut constamment du nombre de ceux qui formaient la petite cour de ce prince au château de Saint-Gcrmain-en- Laye. C'est dans ce séjour qu'il composa tous ces charmants ouvrages auxquels il doit sa réputation. Il mourut dans celte résidence, le C août 1720, âgé de soixante-quatorze ans , montrant des sentiments de piété qu'il n'avait pas toujours professés. On a lieu de penser qu'il ne resta pas étranger aux expéditions malheureuses tentées en Irlande par Jacques II pour recouvrer sa couronne. Ses productions seront toujours des modèles d'atlicisme et de grâce. Les Mémoires de Gramont y figurent en première ligne. Ce livre est semé de traits précieux, qui font bien connaître l'histoire du temps, surtout celle des principales conrs de l'Europe. Tout en racontant les aventures piquantes de son héros , il passe en revue les hommes cl les femmes de la première distinction , et sème dans cette sorte de galerie animée de si heureuses peintures de mœurs, que le mordant Cliamfort appelait ce livre le bréviaire de la jeune noblesse. Mais ce qui fait le principal mérite des écrits iTMamilton, c'est son style, qui prend toutes les (ormes les plus capables de plaire, et pourtant les plus convenables. Soit qu'il s'élève, soit qu'il badine, la grâce l'accompagne toujours. Hamilton possède au suprême degré l'art , si difficile, de plaisanter avec décence et d'être sérieux avec agrément. A l'en croire , il a écrit ces Mémoires sous la dictée de son héros; il voulait sans doute donner à entendre qu'il avait recueilli de sa bouche les aventures qu'il raconte. Mais on doit croire qu'il y ajouta beaucoup d'ornements, et qu'il visa moins à faire ressortir les défauts de son beau-frère que ses qualités aimables et brillantes.
Des Mémoires de Gramont, qui sont si connus, passons aux Contes d'ilamilton, qui le sont beaucoup moins, quoique également dignes de l'être. Le Délier est fréquemment cité par Voltaire comme un modèle de grâce , surtout le début, qui' est en vers. On est fondé à croire que dans ses autres contes Hamilton a voulu ridiculiser les grands romain qui succédèrent de son temps aux romans «le chevalerie. Fleur d'Épine, la seule de ces productions que l'auteur ait achevée, est un chef-d'œuvre de narration : intérêt, invention , vérité , naturel, bon goût, tout s'y trouve. De nos jours le talent de narrer n'a rien qui rappelle, même de loin , le charme inexprimable de celte manière heureuse et enjouée : c'est un secret qui semble perdu. Les Quatre Facardins et Zénéide , dont Hamilton n'a laissé que le commencement , prouvent qu'il avait une imagination aussi chaude que singulière, t'ntin , ses <euvreo diverses , ou
DICT. lit. M WMVKM. — T. I.
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il y a autant de vers que de prose , rappellent fréquemment les qualités que nous venons de signaler. • C'est toujours, dit Grimm, le ramage le plus ingénieux qu'il soit possiMe d'imaginer. * Les vers d'Hamilton ne le cèdent en rien à sa prose , et le placent à coté de Chapelle et de Cbaulieu , de même que sa prose le rapproche de M"" de Sévigné.
CoAMPAe.aAC.
HAMILTOX (Méthode). James Hamilton, inventeur de la méthode propre à faciliter l'étude des langues étrangères qui porte son nom, était né k Londres, en 1775. En 1798 il vint s'établir à Hambourg, où , sons la direction d'un émigré français , le général d'Angély , qui y faisait le métier de maître de langues, il apprit l'allemand d'après une méthode particulière à son prolesseur, et sans commencer par la grammaire. En 181 à il se rendit aux États-Unis, et se mit à enseigner à New- York les langues anglaise et allemande d'après la méthode qui lui avait servi à lui-même pour apprendre le français, et qu'il avait successivement perfectionnée.
Le caractère dislinclif de \a méthode Hamilton, c'est que l'élève y est amené à s'approprier d'abord la connaissance des mots, à pouvoir traduire dans sa propre langue des membres de pbra-e et des phrases entières d'une autre langue, et vice versa, sans que le maître ail fait autre chose que de lui indiquer d'abord le sens li Itérai des mots; sens qui, dans la connexion des membres d'une phrase ou d'un discours, s'inculque dans son esprit par l'association des idées. D'après celte méthode , l'élève apprend d'abord à traduire ; et la forme grammaticale de chaque mot est exactement reproduite par l'équivalent, sans avoir le moins du monde égard h la construction, au génie, à l'élégance et à la clarté de la langue maternelle. C'est la traduction rigoureusenwnt littérale de l'idiome étranger qui doit conduire l'élève à le connaître à fond. On continue ainsi par degrés , de telle sorte que chaque phrase nouvelle doit être parfaitement comprise et presque gravée dans la mémoire, avant qu'on passe à la suivante, et on revient toujours sur les précédentes. Pour faciliter à l'élève la répétition de cet exercice, on lui met entre les mains le texte choisi pour la leçon, avec une traduction interlinéaire rigoureusement littérale. Aussitôt qu'il est parvenu à trouver la construction des phrases et à pouvoir lire tout seul, on le fait lire le plus possible, afin de lui faire connaître un cercle de mots toujours plus étendu. Quand il en est arrivé la, mais seulement alors, il apprend la classification des mots, la terminologie de leurs différents rapports, les règles de leur association, et la grammaire devient dès lors sa principale étude. Une fois qu'il est initié aux règles de la grammaire, il apprend de la même manière k traduire de sa langue maternelle dans la langue étrangère , et bientôt il n'éprouve plus de difficultés à exprimer ses idées dans la langue qu'il cherche k s'approprier.
La méthode d'Hamilton fit sensation, non-seulement à New-York et en Amérique , mais encore en Angleterre , en Allemagne et en France. Cependant, elle y rencontra d'ardents adversaires, qui lui reprochèrent de trop se préoccuper du but matériel de l'élude des langues et de tout à fait négliger le développement et l'exercice de la (acuité de penser, ainsi que la connaissance fondamentale de la grammaire; reproches vrais jusqu'à un certain point. La méthode d'Hamilton n'en a pas moins trouvé d'ardents proneurs, partout où l'étude des laugues étrangères a été placée sous son invocation. Seulement, il est k regretter que de tous cotés le cliarlatanismc se soit empressé d'exploiter un nom qui faisait du bruit et de tromper 1» public en l'appliquant à de prétendues méthodes qui n'ont rien de rationnel. A maintes reprises , les adversaires de la méthode Hamilton ont fait observer avec raison qu'au fond elle n'avait absolument rien de nouveau; mais ce ne saurait être là un motif suffisant pour infirmer la valeur qu'elle peut avoir. Parmi les juifs il y a des siècles que l'hébreu s'enseigne de 1a aorte. Il y a aussi plus de deux cents ans qu'il existe de livres latins avec traduction interlinéaire , destinés k seconder le maître dans
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son enseignement. La méthode de Jacotot a, il est vrai, quelques rapports avec la méthode d'Uamilton ; mais elles différent toutes deux essentiellement dan» las détails.
IIAM1SE» rivière de l'Algérie, qui preud sa source ! dans le petit Atlas et vient se jeter dans la rade d'Alger, non | loin du cap Matifou , presque en face d'Alger. Formée de deux bras se réunissant près de la roule d'Alger à Constautine qui jiasse par le camp du l-'oiidouk , elle traverse la J route d'Alger à Boudouaou, près de la Terme du Bej (hauucU el liey ;, et va se perdre, après quelques détours, par uuc ccliancrure percée dans les collines qui bordent la mer. L. Louvet.
HAMLET, prince danois fabuleux, dont il est fait raentiondans les ancieuues chroniques, notamment dans Saxou le Grammairien, et qui jouit aujourd'hui d'une immense renommée, grâce à une tragédie de S haks pearc- Ou prétend qu'il vivait 500 ans avant J. C., suivant les uus en Séclande, où l'on montre encore aujourd'hui son tombeau, dans le parc du château de Marient ust, prés d'hlseneur, ainsi que la petite rivière dans laquelle Opbélia se précipita, et suivant les autres en Jullaud. Les noms des personnages qui fignreut dans cette légende varient beaucoup : ainsi le prince y est appelé tantôt Aminlh, lantôl Amleth, l'usurpateur tantôt Clainlius Fago, tantôt Fengo, et le père de Uatidet tantôt Hervondillus et tantôt llornwendel , etc. Le récit des (ails diffère peu de celui dont Shakspcare a formé sa fable ; seulement la catastrophe finale est tout autre. Dans la légende, Hamlet épouse Hermuntrul , princesse écossaise; mais comme sous-roi de Jullaml il est vaincu par le roi des Da nois , Viglet, dans les landes du Jutland; alors Hermuntrnt manque au serment qu'elle a prêté de partager la destinée de tlamlet, et môme de mourir avec lui , et elle épouse le roi danois Viglet. Ce sujet , qui , sauf la démence simulée de Hainlet, ne comporterait que peu de détails intéressants pour un observateur vulgaire, Shakspcare Ta développé avec une originalité et une hardiesse pleines de génie. 11 lui a servi à
purement romantique, il osa te premier aborder les questions philosophiques et les subtilités métaphysiques. C'est de toutes les tragédies de ce poète celle à laquelle la critique a donné le plus d'importance et d'attention , sans jamais parvenir à l'élucider complètement. Le rôle d'Hamlet surtout embarrasse le commentateur. Il en est de même pour l'acteur chargé de le représenter, el qui pour le bien saisir devra attentivement étudier l'analyse critique, si ingénieuse et ei profonde a la fois , bien qu'elle ne soit pas acceptable sur tous les |toints, que Goethe a donnée de IVruvre de Shakspeare dans son Wtlhrlm Meisler.
BAMM ,\\-MEZ-KHOUTINE ( Eaux minérales de), en Algérie, situées à seize kilomètres deGhehna. Elles ont été visitées ou écrites par MM. Ch. Sédillot , Baudens, Ernest Boudet, Bégin, Malle, etc , peu de temps après la conquétt- de Conslanliiic ; plus tard MM. Tripier, Millon, O. Henry , les ont analysées. Ces eaux sont très-remarquables à pins d'un titre. D'abord , ce sont les premières eaux minérales dans lesquelles, grâce à M. Tripier, la présence d'un sel arséntcal ait été constatée. Elles ont une température trèa-élevée et même brûlante (7i3 degrés R. on 95° cent. ) : c'est-à-dire qu'il ne manque que cinq degrés centigrades pour qu'elles soient bouillantes, ce qui les différencie de toutes les sources de l'Europe : celles de Chaudes-Algues, les plus chaudes de la France, ont seize degrés de moins (79° cent.). Une troisième singularité pour le moins anssi étonnante, c'est que, quoique renfermant de l'arsenic , les habitants non superstitieux du pays y font cuire des légumes, s'en servent sans inconvénient comme boisson et pour les usages domestiques. Les sources en question sont des chaadières toajours disponibles , et sans cesse utilisées , sans que Jamais il en recuite d'accidents. 11 y a plus : bien que qnasi bouillantes et quoique arsénicaies, ces eaux sont remplies d* poissons dont on ne dit point l'espèce, mais qui paraissent s'y plaire et y prospérer : quatrième singularité.
Les eaux d'Hammnn-Mcz-Khoutine sont en outre i tantes, comme relie de Saint-Allyre en Auvergne. Des jet» d'eau invisibles dé|toseut des sels calcaires coui|K>sant des cônes d'un blanc tacheté de jaune , qui servent de conduits à cas jets d'eau. Ces cônes calcaires, qui livrent passage à l'eau par un canal creusé à leur centre, sont progressivement accrus par les sels que cette eau dépose dans sa chute en se refroidissant. Mais le liquide minéral prend une autre direction, et va produire ailleurs un nouveau cône calcaire , dès que le sommet de l'ancien cône est oblitéré ; et c'est le fait de cette oblitération qui décide de l'élévation et de la multiplicité de ces dépôts salins. Déjà le? six sources (car tel en est le nombre) sont entourées d'environ 70 de ces pyramides blancltatres el calcaires, dont plusieurs s'élèvent de 3 à & mètres au-dessus du sol, fonr.. la de travertin.
Les eaux d'Haraman-Me*IG>oatiue vont finalement se perdre dans la Scy bouse, rivière que la majorité des Arabes considèrent comme insalubre, el dont ils se gardent de boire, <rt fort judicieusement; car si l'eau minérale prise aux sources mêmes ne renferme que de très petites quantités d'arsenic, il n'en est pas ainsi de la rivière, dans les eaux (rudes de laquelle s'amassent et se précipitent depuis des t*des, les dépôts insolubles et arsenicaux des sources Hiermaies d'Hamman-Mex-Khoutine. Les six sources jailbseeat an pied d'un plateau élevé dont le plan s'incline. De kw ces sources sont signalées par des flots de vapeurs épais»*», qui s'exhalent de ecs eaux presque bouillantes , par la nombreuses pyramides calcaires dont nous avons parie, •< qui ressemblent aux tentes d'un camp, de même que par les bosquets touffus et peuplés d'oiseaux que forment près de la des lauriers-roses magnifiques, des oliviers sauvage, des jujubiers et des leutisques d'une belle venue. Il f> rencontre même des smilax et des graminées assez vigoureuses, productions phénoménales au voisinage de soom» qui passent pour être soufrées. Près de là sont les débre d'anciens édifices thermaux , qui furent sans doulr élevé par les Romains. L'eau minérale d'Hamman-Mex-Khostisr fournit , après évaporation , 1 gramme 77 eeatigr. de procipes fixes, savoir : chaux et soude sulfatées ; soude et ■» gnésic chlorurées ; chaux, soude et magnésie carbonate»; silice et silicate en petites quantités ; sine carbonaté; bars gine et matière organique, comme dans les eaux sulfureuse* des Pyrénées ; et enfin des traces très-évidentes d'arsenic (arséniale de chaux ou de baryte). Ce sont surtout le> dépots formés par ces eaux qui offrent le* traces d'arme les plus distinctes , puisqu'on a pu non-seulemeal «• former des taches sur porcelaine au moyen de l'appareil ot Marsh, mais en composer un anneau métallique, que l'a prescrit l'Académie des Sciences de Paris pou expertises de médecine légale.
Tout porte à croire que les sources d'Hamman-Mextine sont des eaux sulfureuses dégénérées, aima que sasblent en témoigner les sulfates subsistants. A l'éganl s* dépôts calcaires que nous avons dit s'élever en coaes i e* dimension inégale, et quelquefois géminés , dont pluskur1 portent à leur sommet ( sans doute à l'occasion des gratw> apportées par les vents), des grenadiers et d'autres arbustes nous avons ajouté qu'il existe de ces dépôts dont la bu teur ne dépasse pas un mètre , et qui fort noinbreax , rsns» comme en cercle, et laissant entre eux des espaces assex rep> liers, ont laissé dans l'esprit de quelque observateurs des deete quant à leur origine, qu'ils inclineraient à attribuer à * main capricieuse de l'homme. Le fait est que beaucoup it rabes voient dans ces concrétions pittoresques un eCM st la colère divine. Ce serait, suivant eux, une foule impie ri joyeuse, subitement transformée en pierres funéraires pwprès à frapper d'un salutaire effroi quiconque aurait la 1er tation de transgresser les ordres du prophète. Quciqu» pusonnes ont pensé que le nom de Bains maudits, qa'oat ri'ç<i les sources d'Hamman-Mez-Klioutine, pouvait se reporter à l'arsenic que renferment ces eaux ruinerais», st