HANGAR — HANNETON
la plus méridionale do la F in lande, et commande l'entrée «lu golfe de Fiulande au nord, comme l'Ile de Dague la commande au sud. Sur un Ilot situé en avant du cap s'é- Icvcuu phare momentanément éteint aujourd'hui, en rai «on de l'état de guerre actuel de la Russie contre les deux grandes puissances maritimes, et le cap est lui-même dominé (>ai une forteresse appelée Gustufsvwrn. De chaque côté du cap se trouve une belle rade, mais dont les entrées sont rendues également périlleuses par un grand nombre •le recif* placés à fleur d'eau , et entre lesquels il y aurait imprudence à Rengager sans pilote. On donne le nom de haie d'Unngatk la rade située au nord du cap et au sud de | nie de Kimito, et qui peut admirablement servir de station | ;i l'escadre que de bons pilotes y auront lait entrer. C'est à ' la hauteur du rap d'tlangcc, et non loin de» récif* qui le , flanquent de tous cotes, que Pierre le Grand gagna sa pre- i mière victoire navale. A la tète d'une division de sa Hutte j «le Cronstadt, il j attaqua, le ï7 juillet 1 7 14, la Hotte en- | tière des Suédois, composée d'une Tréfile et de neul clia- j loupes ou galères portant en tout 116 bouches à (eu ; et i après un combat des plus vifs, qui dura deu\ heures, il j força l'amiral .sué.ioisa amener son pavillon. Toute la pe- ; lite escadre suédoise fut capturée.
IIAN'LirV. Ces mots chinois signifient forêt de pinceau*. Ils servent à désigner dans le céleste empire un corps lettré , une véritable académie politique et littéraire, , foii>lée dès les premieics anmes du septième siècle de notre ère, par l'empereur lliouan-Tsoug, de la dynastie des Thang. Cominc c'est avec le pinceau qu'en Chine on trace l'écriture, ou comprend que la dénomination de Uan-ltn I cl une allusion a l'instrument dont se servent consiam- ' ment les membres de ce docte corps, en possession de four- \ air les historiographes de l'empire, ainsi que le» censeurs impériaux, dont la juridiction s'étend depuis le plus humble cflovcn jusqu'à l'empereur lui-même. Au lieu d'être le fruit l d'efforts isolés, tous les ouvrages produits par le Han-lin-g ynuun (collège desllan-lin) sont des tînmes collectives. Tant de *avauts y concourent, qu'il est diflicile qu'il s'y glisse des fautes ou des erreurs. Cette académie oublie chaque minée d'excellents livres, et multiplie les éditions avec coin* mentaircs des livres anciens imprimés aux Irais du gouvernement et avec magnificence par les presses impériales. \ Ils sont distribués en présents aux ministres, aux princes <>l aux principaux fonctionnaires publics ou lettrés de l'eutpin: Vers la lin du siècle dernier, l'Académie des Han-Un avait commence , par ordre de l'empereur Kien-Loung, une espèce de bibliothèque rhoi-tic, qui devait se composer de tc.0,000 volumes. hn 181S il avait déjà paru 7»,7.U volumes de cette collection encyclopédique, qui n'a pas d'équivalent dans lis littératures européennes, et dout quelques sections, relatives à la musique et a l'histoire, se trouvent à la Bibliothèque impériale de Paris.
H AXA.YKS, peuplade d'origine slave, lixée dans la partie île la*Ioravie a laquelle on donne le nom de /tanna, district d'environ 20 myriamètres carrés et l'un des plus fertiles de toute la contrée. Les Hanuaks prétendent être les habitants aborigènes de la Moravie, et se distinguent de leurs voisins par leur dialecte, leur costume et leurs mœurs. Hospitaliers, grands travailleurs, et dés lors jouissant d'un remarquable état d'aisance, ils s'enorgueillissent tir leur origine et évitent de s'allier avec d'autres races. Ils aiment passionnément la musique et la danse, et leurs mélodies nationales sont remarquables par les tons doux qui y dominent.
Il Ai\A'KTCh\, genre d'insectes coléoptères pentamères, famille des lamellicornes, tribu des scarabéides phyllopliati«»s établi par Fabricius aux dépens des scarabées de Uriné. L'Knrope seule fournit vingt-trois espèces a ce genre, et le nombre de celles des autres contrées delà terre s'eléve actuellement t cent quatorze, décrites et placées dans les. tal.îiii !s «l'histoire naturelle. U-s caractères génériques rlr-s hannetons sont les suivants : Deux antennes courtes,
en masse, de dit articles; la bouche munie d'une lèvre supérieure et de mandibules ; cinq articles aux tarse-. Quelques espèces sont très-velues, et d'autres, au contraire, tout à fait lisses; mais ce qui les différencie principalement, c'est que les unes sont assez rares pour n'être connues que d'un petit nombre de curieux, tandis que d'autres ne le sont que trop , par leur multiplication excessive et les dégâts qui en sont la conséquence inévitable. Toutes celle* dont on a pu observer les métamorphoses passent dans la terre le premiw temps de leur existence, et n'en sortent que dans l'état d'insecte parfait. Les larves se nourrissent aux dé^us des racines des plantes, changent plusieurs fois de peau jusqu'à leur entier accroissement, passent pins ou moins de temps dans l'état de chrysalide, sons une enveloppe de forme globuleuse et assez solide. Elles sont très-sensibles au froid, et s'enfoncent dans la terre jusqu'à la couche dont la température ne varie point; elles ne la trouvent quelquefois, sous le climat de Paris , qu'à tm,f>.'i de profondeur. Comme les larves du hanneton vulgaire (metotantha vulgans) passent trois années sous terre dans l'état de larves, et huit à dix jours au plus dans l'air et sur les arbres, les ravages silencieux que font ces insectes durant la plus longue |*artie de leur existence sont ceux qu'il nous importe le plus d'arrêter, et par conséquent on n'a presque rien fait si les femelles, après la fécondation, continnent à déposer leurs «eufs dans la terre. Après l'œuvre «le la fécondation et de la ponte, la vie des hannetons cesse de nous être préjudiciable; ils ont fait alors tout le mal que nous pouvions en attendre. C'est à leur première sortie hors de terre qu'il ertt fallu les saisir; et H est très-inutile d'arrêter les femelles a leur seconde apparition. Quant aux mal es, leur vie ne dure pas plus d'un jour au delà de l'accouplement. Les encouragements donnés à la destruction de ces insectes ne sont pas «l'un grand effet.
Ou prétend avoir constaté la reparition bisannuelle d'une variété du hanneton vulgaire ; elle est reconnaissable par son corselet velu ; d'ailleurs, elle n'en diffère ni par la grandeur, ni par la forme ou la couleur. Elle vient en même temps (pie l'espèce principale, au mois de mai Nous ne sommes pas encore débarrassés de ces rongeurs du feuillage printannier lorsqu'on voit apparaître le hanneton sols/ trial [rhtzotrogus soUticialu de quelques classilkatenrs), plus petit, d'un brun moins fonce, et qui ne vole pas aussi haut. Une autre espèce plus grande, mais beaucoup plus lare, le hanneton foulon (melolantha fullo), devance de quelques murs la venue de l'espèce commune, et se maintient un peu plus longtem|M. L'été a aussi son hanneton estival, peu différent du solsticiat. Enfin, une espèce èquinoxialc, distinguée par sa poitrine velue, termine, pour les climats tempérés, le passage annuel de ces coléoptères, et le renouvellement de leur race confié à la terre. La vigne, ce végétal dote si libéralement par la nature, est affectée malheureusement à la subsistance d'une espèce particulière, assez petite, d'un vert luisant en dessus et bronzé en dessous. La fécondité de cette race maudite égale quelquefois celle de l'espèce commune, au grand dommage des vignerons, dont elle détruit les espérances au moins pour une année.
Parmi les autres espèces européennes, les entomologistes ont-ils satisfait à ce qu'exigent l'exactitude et la clarté scientifiques en admettant les dénominations de ruricole, agricole, horticole, pour designer trois espèces de hannetons, peu différents l'un de l'antre, et assez semblables au hanneton de la vigne f Quant au hanneton écailleux, il est assez bien nommé ; car des écailles d'une finesse admirable le couvrent partout, et contribuent à réhausser l'éclat du beau bleu de cet insecte.
Nous ne dirons rien des hannetons étrangers, dont aucune espèce ne semble l'emporter, soit par les dimensions, soit par 'a couleur, sur celles que l'Kurope peut lui comparer : pour cette sorte de richesse, le Nouveau Momie n'a rien qui puisse être envié par l'Ancien, et notre Euro|<e
7 " HANNETON plus qu'à l'Afrique, où le règne animal estai plein de merveilles. Fkhby.
IIA\NOi\. Ce nom a été porté par plusieurs personnages remarquable* de Car t liage. Les plus connus sont : HANNON, relie et puissant ciluyeu, qui voulut asservir sa |>atrie et conçut le dessein d'empoisonner tous les sénateurs dausun repas. Cet affreux projet ayant échoué, il arma 2O,ftO0 esclaves, et se retira avec eux dans une foiteresse ch ; liant à former contre Cartilage une redoutable coalition de* rois de la Mauritanie. Mais ayant été battu et fait prisonnier, il fut livré au plus horrible supplice, et toute sa famille lut exterminée.
HANNON, amiral qui commandait la flotte battue au x lies laides par le consul Lutalius.
Il AN NON, chef du parti opposé à la faction barcine , combat til, dans lestnat, Amilcar cl son (ils Annibal. Partisan de la paix, il lit refusera celui-ci les secours d'hommes et d'argent dont il avait besoin pour se maintenir en Italie, «t lui lit perdre ainsi le fruit de ses victoires. Magon ayant fait un grand étalage des succès d'Aunibal , et linissant par demander au nom de celui-ci des hommes, des vivres et de l'argent, Ilannon s'écria : •< Que demandcrait-U donc s'il eût été vaincu ? « il montra ainsi, en toute occasion, un tel acharnement contre Annibal, qu'où le soupçonna d'avoir été acheté par l'or des Romains.
HANNON , navigateur célèbre, fut cliargé par le sénat de Carthagc de faire le tour de l'Afrique, pour y fonder des colonies et accroître ainsi la domination et les richesses de sa patrie. Nous avons encore le journal de son voyage, ou le Périple, qu'à son retour il déposa dans le temple de Saturne; mais ce n'est qu'une traduction grecque faite trèsaiiriennemcnl. N'oublions pas que Strabon a traité de fabuleuse la relation d'Hannon, |»arce que ce géographe ne se trouve point d'accord sur la position des lieux avec Pline, Athénée, Aristide et quelques antres. Dodwell eu a fait autant. H (tarait néanmoins qu'à part quelques exagérations, que l'on peut attribuer au traducteur, le Périple est regardé comme un monument autheuliqoe. Il est antérieur à l'an 300 avant J.-C. Pline dit que l'époque de Hannon répond à celle de la plus grande puissance des Carthaginois ; mais ce n'est point donner une date certaine. Parti avec une flotte de soixante vaisseaux, c'.mj>s il,: nombreux passagers destinés à former des colonies plus ou moins lointaines, il entra dans l'Océan. Le second jour, après avoir passé le détroit, il délttrqua et londa la ville de Thymiattrium ; de la, faisant route à l'ouest, il arriva au cap Soloé, sur la côte de Libye, où il bâtit un temple a Neptune. A une demi-journée de distance, il découvrit un lac bordé de roseaux, autour duquel paissaient des éléphants et des animaux féroces. A une journée au delà, il établit un autre comptoir, et ensuite quatre autres : celui qui était voisin du lac fut nommé Conçus munis ou mur du soleil; le suivant, en avançant vers le sud, Gytte; elles autres, Acras, Melilta, et Orambys. De là les Carthaginois arrivèrent à l'embouchure du Lyxus, fleuve qui vient du milieu de la Liby e. Ils y trouvèrent des paires nomades. Hannon vogua ensuite pendant deux jours sur une cote déserte, qui se détourne à l'est pendant une journée de navigation : il découvrit plus loin, au fond d'un golfe, une Ile à laquelle il donna le nom de Cerné, et où il laissa des colons. Il poussa ensuite sa navigation jusqu'à un golfe, qu'il nomma la Corne du midi, et que l'on croit être aujourd'hui le cap des Trots- Pointes. Les vaisseaux n'allèrent pas plus loin, le manque de vivres ayant forcé Hannon de revenir sur ses pas.
Nous avons sous le nom de Périple plusieurs anciens voyages.cctuid'Hannonestleplusancicn. IJougain ville en adonné une traduction, accompagnée de notes savantes. On ne connaît qu'un seul manuscrit de l'original ; c'est celui qu'a décrit Sylbtirg, qui a existé à la bibliothèque Palatine, a passé à celle du Vatican , et a appartenu momentanément à la Bibliothèque impériale de Paris. On en doit aussi nne traduction à Chateaubriand. Alexandre Ou MfccE.
- HANOVRE
HANOVRE, royaume du nord de l'Allemagne , oon> pr. liant les anciennes possessions de la maison électorale de Brunswick- Lunebourp et quelques acquisitions nouvelles. A l'est, il renferme le duché de Brème et le pavs d'Hadeln la principauté -le Lnnebourg, et une parcelle du duché dè Lauenbourg, le duché de Verden, les principautés de Kalemberg et d'Hildesheim , et les comtés de Hoya et .le Diepbolx; à l'ouest, la principauté d'Osnabruck et le bascomté de Lingen, le comté de Bentheim, le cercle d'En*buhren , ci-devant dépendance de l'évéché de Munster, le duché d'Aremberg-Meppen, et la principauté de la Fris* «mentale avec l'HarKngeriand ; sa partie méridionale , qu< le territoire particulier du duché de Brunswick séiart du reste du pays, comprend les principautés de GrubesU gen et de Gœttingue, avec les enclaves d'Elbingerode, lklefcld , etc. Sa partie orientale et sa partie occidentale «raf nent , au nord , à la mer do Nord , an grand duc lie d'OI •lenltourg, au bailliage hambonrgeois de Rltxebuttel ta Holstein Uuenboorg, au territoire de Hambourg et au dùri* de Mecklcmbourg.Schwerin ; à l'est, à la Prusse et au duché de Brunswick ; au sud , au duché de Brunswick , 4 b Hesse-Ëlectoraie, aux principautés de Lippc-Oetinoid et <fe Waldeck-Pyrmont, à la Prusse; à l'ouest , au royaume d* Pays-Bas. La partie qui s'en trouve détachée au sud e>< entourée par la Prusse, la Hesse-Électorale et le duché .le Brunswick. En revanche, le Hanovre entoure le grandiioché d'Oldenbourg, la ville libre de Brème, le bailliage bain bourgeois de Ritzehùttel et quelques parcelles du Brunswick Sur une superficie totale évaluée à 4!M> myriamètres carr ce royaume contient, d'après le recensement de lssi , a» population de 1,758,817 habitants. Il n'est montagneux que dans sa partie méridionale, où le Harz atteint au Kœntgit^ une altitude de 106ri mètres. Le reste du pays , et c'en mi b plus grande partie, est une contrée complètement plaie, composée tantôt de sables arides , tantôt de marécages tnmformés en marches d'un sol fertile, par exemple au voisin*** des grands cours d'eau et de la mer dn Nord, tantôt encore d'immenses tourbières, s'étendant à perte de vue. La bifdf de Luuebourg , dont la population vit misérablement de lève des moutons et des abeilles, est surtout fameuse par son aridité et son infécondité ; il en est de même d'une grande et haute plaine sablonneuse appelée Huimlinç , située dus le cercle de Meppen , pays d'Osnabruck , où Von voit les plus misérables cabanes qu'on puisse rencontrer dans toott l'Allemagne. Les côtes septentrionales sont protégées contre les invasions de la mer et quelquefois aussi des fleuve-, par des digues d'un entretien dispendieux et qui soesest n'y peuvent résister. Les principaux cours d'eau sont I Elb* , qui sur une étendue de 23 myriamètres forme la frontière septenlrionale,du royaume avec ses affluents, le Jelxc , Mmena u, rivière navigable, la Sève, l'Esté, la Luhe, TOste et l i Mcdem; le Weser, qui ne prend ce nom que W>r> qu'il atteiut le territoire hanovrien qu'il traverse sur une étendue de îl myriamètres, avec ses affluents, l'Oker, b Leine et l'Œrze , la Wummc et l'Hamme , La Geede et la Hnnte ; l'Ems, avec ses affluents, la Hase et la Léda ; rt ensuite la Vechte, qui traverse le comté de Bentheim Jantoute sa longueur. En lait de canaux, il faut surtout nrc-tionner celui de l'Ems, qui relie Lingen à Meppen ; le eau d'Aurich , qui relie Aurich et Emden; et le canal de Brea», qui relie la Hamme à la Scbwinge, puis cette dernière » l'Oste, et qui sert au dessèchement des marais , en rate temps qu'au transport de la tourbe. Citons encore le g«& de Dollart, près d'Emden, et l'immense marais de £**mclsmoor, dans le duché de Brème.
Les produits du sol ne varient pas moins que sa cnesttulion physique. Dan» les marches du pays de Brème, dm la Frise-orientale , dans les contrées méridionales du rovas» et dans les diverses vallées que forment les cours <F«a», on cultive beaucoup de céréales , le froment notamment, dans les bruyères, du sarrasin et du lin ; dans les
HANOVRE
des plantes oléagineuses et des légumineuses plus du tabac. Le llan contient d'importantes forêts , et les forêts d'arbres à feuilles aciculaires du pays de Lunebourg sont d'un bon rapport. L'élève du bétail est surtout pratiquée dans les pays de marches et dans la Frise orientale, où l'on suit la méthode hollandaise ; puis a la mode suisse, dans le H an où l'on fabrique aussi beaucoup de fromage. Lunebourg, Hoya, Bremen , Kalenberg et surtout la Frise orientale produisent d'excellents chevaux. Des haras existent a Herrenbausen, Celle, Biemsen près de Hoya, Neuhaussur le Solting ; et à Beiire, près de Celle, on trouve un bara» de mulets. L'élève du mouton , dont la race a été partout periectioonée , a lieu sur plusieurs points du pays , mais plus particulièrement dans les pays de marches et dans le pays de Lunebourg. Les landes de Lunebourg nout rissent beaucoup d'abeiL les ; le gibier de toutes espèces abonde dans les grandes ktréts, les oies dans la Frise et dans le comté de Hoya , les lamproies aux environs de Luuebourg , et le saumon dans le Weser. Le port d'Emden pratique la i>éche aux harengs sur une large échelle. Les produits minéraux sont l'argent (50,000 marcs en moyenne par an ), lo fer ( 80,000 quintaux ) , le plomb ( 100,000 quintaux ), le cuivre (3,000 quintaux ), le soulre, le vitriol, l'alun, le sel de source en quantités coosidé* rabies ( 500,000 quintaux environ, par 14 salines ). la houille et surfont la tourbe , la chaux, le plâtre , le marbre , etc. Les sources minérale* les plus en réputation sont celles de Rehburg, de Rothenfeld, et les bains sulfureux de Nomheim. H existe on établissement de bains de mer à Norderney. Les habitants, qui dans les cami«gnes parlent généralement le plat-allemand, et vers les frontières des Pays-Bas le hollandais, appartiennent généralement à l'Église luthérienne. On compte aussi environ 220,000 catholiques, 90,000 réformés, 6,000 mennonites et 13,000 juifs. Apres l'agriculture, rélève du bétail et la culture du chanvre et du lin, les principales industries de la population, sont le tissage des toiles, le filage du lin, la fabrication des cuirs, des tabacs, des poteries , des tuiles , des pipes , des verroteries et surtout l'exploitation des tourbières et les travaux d'endiguement ; enfln, l'exploitation des mines, qui n'emploie pas moins de 35,000 individus. Favorisé par plusieurs cours d'eau navigables, de bonnes routes et des voies ferrées, le commerce n'a encore pris que peu de développements \ le commerce maritime est aussi sans importance ; en revanche, les villes de Marbourg, de Lunebourg, de Minden et de Lcer sont les centres d'un commerce d'expédition fort actif. Le cabotage hanovrien est le plus important de ceux de tous les États du Nord. L'émigration périodique en Hollande, à l'époque de la fenaison , offre aussi de grandes ressources à la partie pauvre de la population; et chaque travailleur rapporte •l'ordinaire dans ses foyers une épargne de 76 a 150 francs, faite pendant celte courte campagne.
11 est pourvu aux besoins de l'instruction publique d'une part par la célèbre université de Gœtt ingue, et de l'autre |wr dix-sept gymnases, treize progymnases , l'école militaire de Hanovre , l'école d'ilefeld , cinq écoles normales primaires, dont une à Hildesheim pour les catholiques, vingtet-une écoles supérieures d'enseignement industriel, parmi lesquelles celle de Hanovre est en grande réputation , le collegium chirurgicum de Celle, etc. Citons aussi les grandes bibliothèques deGrctlingue et de Hanovre, la Société royale des Sciences de Gocttingue , la Société Historique de la basse Saxe à Hanovre , la Société d'Agriculture de Celle, etc., à Hanovre, tn fait d'établissements de répression , il existe des lugnes a Lunebourg et à Stade, deux maisons de correction à C«lle et a Emden , trois maisons de détention avec travail obligatoire à Hamcln, a Osnabruck et a Peine, des dépôts de mendicité à Moringen, à Hanovre, a Hameln, à Gmttingoc, à Lunebourg, à Emden et à Hildesheim.
Le Hanovre c4 un royaume indépendant depuis 1814. Depuis l'année 1714, époque oii l'acte de succession de 1701 appela la maison de Hanovre à monter sur le trône de la Grande-Bretagne, il eut le même souverain que
ce pays. Mais Guillaume IV étant venu à mourir en 183? sans laisser d'héritier mâle, la souveraineté se divisa de nouveau, et passa en Hanovre, à Ernest -Auguste, qui a eu pour successeur, en 1851, son fils Georges V, roi aujourd'hui régnant Le Hanovre a dans le petit conseil de la Confédération germanique une voix , et quatre dans les assemblées plénières. Son armée forme en grande partie le 10* corps d'armée du contingent fédéral. Ces! une monarchie héréditaire, avec une constitution d'états, qui a aujourd'hui pour bases l'acte constitutionnel publié le St juillet 1840, après la suppression de la loi fondamentale sanctionnée par le roi Guillaume IV. Elle confère au roi , qui est majeur à dix-huit ans accomplis, l'exercice sans partage du pouvoir exécutif, et les prérogatives de ce prince ne sont limitées que par la coopération législative des étals. La couronne se transmet de maie en mâle et par ordre de primogénitnre dans la maison royale , et si celle-ci vient à s'éteindre, doit passer à la maison de Brunswick. Cette dernière venant aussi à s'éteindre , la souveraineté ferait retour, sous réserve de la plus grande proximité de la souche commune , aux représentants des lignes féminines.
Le royaume est admini»trativement divisé en six gouvernements ( Landrosteien ), à savoir : Hanovre { 77 myr. carrés, et 329,229 hab. ), Hildesheim ( 56 myr. car., et 326,427 hab. ), Lunebourg ( 141 myr. car., et 310,457 hab. ), Stade ( 86 myr. car., et 265,808 hab. ), Osnabruck (80 myr. car., et 257,802 hab. ), Aurich ( 38 myr. car., et 174,355 hab. ) ; plus une capitainerie générale des mines, a Klaus thaï ( 8 myriam. car., et 34,874 hab.). Depuis 1852 le pouvoir judiciaire a été séparé du pouvoir administratif.
L'assemblée générale des états , qui forme la représentation du pays, se compose de deux chambres. La première comprend les princes du sang, le duc d'Arcmberg, le duc de Loox-Corswaren et le prince Bcnthcim, le maréchal héréditaire du royaume , les comtes de Stolberg-Wemigerodc et Stolbcrg-Slolberg , plus quatre membres à la nomination du roi, dont deux au moins doivent être ministres, le commissaire désigné par la première chambre pour les questions de finances et de comptabilité, trente-sept députés uoimué* par les grands propriétaires fonciers , dix dépotés du commerce et de l'industrie, des députés des Églises et des écoles,
( quatre députés de l'ordre des jurisconsultes. Les membres élos de la première chambre se renouvellent tous les trois ans par moitié. La seconde chambre se compose de deux
I ministres désignés par le roi , d'un commissaire élu par l'assemblée pour les questions de finances et de comptabilité , de trente-huit députés des villes et bourgs , et de quarante-quatre députés des communes rurales. Les élections ne sont valables que pour chaque session. 11 existe en outre sept assemblée* provinciales pour 1m principautés de Kalenberg, de Gcettingue et de Grubenhagen , pour la principauté de Lunebourg , pour le comté de Hoya, pour les duchés de Bremen et de Vcrden , pour la principauté d'Osnabruck , pour la principauté d'Hildesbeim, et pour celle de la Frise orientale. Ces assemblées concourent i la législation provinciale ainsi qu'à l'assiette des impôts et charges de chaque province.
Les revenus publics s'élèvent de 7 à 8 miUions de thaUrs (de 26 à 30 millions de francs) par an, et les dettes de l'État a environ .12 millions de thalers (37 millions de francs). Le budget lixé pour l'exercice 1852-1853 évaluait les dépenses à 8,145,496 thalers, et la recette probable à 7,702,231 thaters. L'effectif de l'année est de 19,542 hommes, dont 13,054 font partie du contingent fédéral. Les seules plates fortes du pays sont Stade, dont le système de fortification est loin d'ailleurs de répondre aux connaissances actuelles, et le fort mihelm, près Bremerhafen.
En fait d'ordres de chevalerie, il existe en Hanovre : i* l'ordre des Guelfes , civil et militaire, partagé en quatre classes et fondé en 1815; 2" l'ordre de Saint- Georges, fondé en 1839, et qui n'a qu'une seule classe; plus, la médaille de l'ordre des Guelfes, pour les sons-officiers et soldats ; la médaille de Waterloo; la médaille de Guillaume, en or ou en
argent, pour le» sou»-officicrs et soldais ayant vingt-cinq an» ou seixe am de service ; la médaille commémoraUve des campagnes do 1813 et 1M4; la médaille du mérite; le signe d'honneur général, la médaille d'honneur en or, pour le* savants et les artistes; la inrdaillc de mérite, qui se con- 1ère à ceux qui sauvent leur semblable d'un danger.
Histoire.
Les contrées qui forment aujourd'hui le royaume de Hanovre étaient Itabilée* autrefois par des peuplades saxounes, que, à la suite d'une lutta opiniâtre, prolongée par le courage de leur chef, Witlikind, Charletiiaguo finit par subjuguer et a cpii il fil embrasser le christianisme. Elle» appartinrent des lors à la monarchie des Francs, jusqu'à ce que, sous le règne «le l'empereur Louis l'Allemand , elles reçurent un duc particulier, Ludoir, père du margrave Egberl da Misnic; et alors elles liront partie du duché de Saxe. Là aussi la puissance des seigneurs, tant laies qu'ceclcsiastiquei, s'accrut à mesure que la décadence de l'autorité impériale devint plus grande. C'est vers cette époque que les mines du Harz et les salines du pays de Lunebourg furent découvertes , et leur exploitation donna lieu bientôt à un commerce considérable. Le duché du Saxe resta dans la famille d'Egbert, qui monta sur le trône impérial en la personne de Henri 1", jusqu'à ce que le (ils de ce prince, l'eui|>creur Othon 1" , le concéda en !>51 à litre de fief à Hennann Billung. Quand la race «le celui-ci s'éteignit, en 1106, il passa à Lolhairc de Supplinhoiirg, qui fut également élu em|<creur d1 Allemagne ; et ensuite , par mariage, (Uns la maison des G u e I f e s. Sous le gouvernement de Henri le Lion, (ils de Henri le Superbe, le pays prospéra beaucoup, grâce à l'activité industrielle et commerciale qu'il s'efforça de favoriser dans les villes. Misait bande l'Empire par l'empereur Frédéric lrr, Henri perdit son duché de Saxe, et dut s'estimer heureux de récupérer ses domaines héréditaires de Brunswick et de Lunrbourg. Son petit-fils, Othon l'Enfant, fut obligé, en m&, par l'empereur Frédéric H, de reconnaître tenir se* Etals héréditaires de Lunebourg, de Brunswick , île Ralenberg, de Grubenhagen et Gu-Uingtie à titre de liefs relevant de l'Empire; il prit alors la qualité de prince de l'Empire , cl la rendit héréditaire dans sa famille, sous le nom de duc de Brui^wick-Luncbourg.
Pendant que différents partages affaiblissaient successivement celle maison, les villes, dont l'industrie et la richesse faisaient de constants progrès, arrivaient à exercer de plus en plus d'influence. Mais lors de la décadence de la Hanse, dont faisaient partie Irma villes du royauincacluelde Hanovre, les princes s'efforcèrent d'y taire prévaloir leur autorité, en même temps que tous leurs efforts tendirent à leur susciter des rivales en commerce et en industrie dans celles de leurs villes demeurées sous leur obéissance immédiate.
La rélormation fut tout d'abord accueillie avec les |>lus vives sympathies -par les populations des villes et des campagnes; mais elle rencontra une assez vive résistance île la |wrt de certaines corporations municipales et de quelques gentilshommes ; de là des guei res civiles, qui ne cessèrent que lorsque le duc Ernest 1" de Lunebourg, qui avait embrassé la nouvelle doctrine , la fit prévaloir dans le pays.
Guillaume le jeune, né en 1M5, fils d'Ernest, devint à la mort de son père (1546) la souche de la ligne de Brunswick- Lunc!>ooTg, qui fleurit encore aujourd'hui, représentée par la maison royale de Honovre, après avoir, en 1509, effectué avec son frère aîné , Henri, souche de la ligne ducale actuelle de Brunswick , le partage des domaines paternels. Comme il résidait à Celle, il est souvent désigné dans l'histoire sons le nom de due de Celle. Il mourut en 1592 , laissant sept fils. Mais pour prévenir tout morcellement ultérieur de ses États, il décida que l'aîné seul hériterait , et qu'un seul des six autres se marierait pour perpétuer la race. Le sort décida que ce serait le sixième, Georges. (Test ainsi que lui succéda son fils a t né, Ernest II, mort en I «10. Celui-ci
Christian, né en 1566,
HANOVRE
qui mourut en 1838, et eut à son tour pour successeur le troisième fils de Guillaume, Auguste, né en lin», qui mourut en 1636. Le quatrième fils de Guillaume, Fredérie, né en 1574 , lui succéda, et mourut en 1648. Sous le règne de ces derniers souverains , qui coïncida avec la guerre île trente ans, le pays tint tantôt pour l'empereur , tautét pour Gustave-Adolphe. Georges, qui dans le cours île cette guerre s'était fait un nom, et qui était mort en 1641, laissa quatre fils, entre lesquels il partagea à l'avance son héritage, partage qui fut l'origine des lignes de Celle et de Hanovre ou de Kalenberg. Mais la première se confondit par mariage avec la seconde, en 1706. Celle-ci eut pour souche, en 1648, Georges-Guillaume, qui y passa la meilleure partie de sa vie, et par convention passée en 1664 abandonna le gouvernement du Hanovre à son frère cadet, Jean-Frédéric (né en 1625), qui en 1649 s'était converti au catholicisme. Ce prince prit une part très-importante aux grands événements de son siècle, fut longtemps à la solde delà Hanse contre l'empereur, et mourut sans laisser d'héritier mâle, en 1679. Il eut pour successeur le ptœ jeune de ses frères, Ernest-Auguste (né en 1629), qui introduisit en Hanovre la loi de primo^jiitnre, et fut créé par l'empereur Léopold l", en 1 602, électeur de l'Empire, en récompense des services qu'il avait rendus à ce prince en 1656 dans la guerre qu'il eut alors à soutenir contre la France, et plus lard encore contre les Turcs.
L'électeur Ernest-Auguste mourut en 1698 , et eut pour successeur son (Us Georges- Louis , qui en 1708 fut admis dans le conseil des électeurs, obtint en 1710 la charge d'archi -trésorier de l'Empire; et en 1714 il monta sur le troue de la Grande-Bretagne, sous le nom de Geo rges Ie», comme arrière-petit-fils du roi Jacques I" et le plus proche parent protestant de la reine Anne. Sous le règne de ce priuce, qui mourut en 1727, le Hanovre s'accrut des duchés de Brctnen et do Vcrden, achetés au Danemark II eut pour successeur son fils Georges II, mort en 1760. A ce prince succéda soi petit-fils Georges III.
Les dernières années du dix-huitième siècle furent Fépoque d'une grande prospérité pour le Hanovre, qui eut se (art do l'immense mouvement commercial développé par la guerre d'Amérique et plus tard par les guerres de la révolution française dans les pays du nord de l'Europe. A partir de 1793 un corps de troupes haiinvricnnes avait, il est vrai, pris part aux guerres de la coalition contre la république française; mais c'était l'Angleterre qui le soldait, l'armait et l'équipait. On vit néanmoins avec plaisir le gouvernement hanovrien se rattacher en 1795 au système de neutralité de la Prusse, puis conclure sa paix avec la France et s'engager à protéger par la force des armes la neutralité du nord de l'Allemagne. Cette politique eut en etfel le» pins heureux résultats pour le commerce du pays. Toutefois, lorsqu'en 1801 des difficultés s'élevèrent entre l'Angleterre et les puissances du Nord , la Prusse refusa de reconnaître U neutralité du Hanovre et le fit même ocruper comme territoire ennemi. La mort de l'empereur de Russie Paul 1" changea la face des choses; et par suite des préUminaires de paix signés le Ier octobre f 801 entre l'Angleterre et la France, les troupes prussiennes évacuèrent le territoire lianovrien- Puis, quand la guerre éclata de nouveau, en 1803, Napoléon porta toutd'abord son attention sur le Hanovre, qu'il fit envahir dès la fin de cette même année par un corps d'armée aux ordres du général Mortier. Mais une partie des troupes hanovriennes réussit à passer en Angleterre, on elles formèrent la légion allemande, qui rendit tant de services a cette puissance pendant la guerre d'Espagne. Le traité d*alliaacr conclu en 1806 contre la France entre l'Autriche, la Russie, la Suède et l'Angleterre, fit un instant espérer aux populat*** hanovrieones qu'elles allaient être délivrées du joug oV i* France; mais le 1« avril 1806 on apprit que le Hanovre avait été cédé à la Prusse par la France, en écltange des territoires d'Anapach, de Clèves et de Neufchâtet , et était iav coroorc à ce royaume. Toutefois, il retombai! dès l'aimée m*
ranle au pouvoir des Français. Napoléon en incorpora une partie, en 1*09, au royaume de Westphalie, qu'il venait de rréer en faveur de son frère Jérôme, et fit gouverner le reste par un gouverneur général. Il remania de nouveau tout ce territoire en la 10 , et tirant une ligne droite au sud-ouest, a travers le. royaume de Westphalie, il en détacha toute la partie située au nord de celte ligne, et l'incorpora è l'Empire avec les villes hanséatique*, leduclié d'Oldenbourg, etc., sous le nom de département hauséatique. La bataille de Leipzig, en octobre 1*13, eut pour résultat de rétablir dans toutes ces contrée* l'ancien étal de choses. Par décision du congrès de Vienne, l'électoral do Hanovre fut érigé eu royaume.
Le prince régent d' Angleterre , inverti au même titre de l'autorité souveraine en Hanovre, par suite de l'état de démence de son père, Georges III , au lieu d'accorder au paya la constitution représentative objet des vœux universels «les populations , le fit gouverner par une commission que présidait le comte de Munster, qui maintint scrupuleusement tontes cfioses sur l'ancien pied. Sous l'administration du duc de Cambridge, nommé gouverneur général a partir do la fin de 1816, on entra dans la voie du progrès et des améliorations ; et une patente royale , en date du 6 janvier, accorda au Hanovre une constitution représentative, qui fut mise en activité le 7 décembre de la même année. Cette constitution maintenait le» anciennes assemblées provinciales, mais y introduisait des membres de la haute noblesse ot des députés des villes, en même temps qu'elle établissait deux chambres , qui restèrent sans influence sur la direction des affaires du pays. Pendant tout son règne , G e o rg e s 1 V négligea complètement ses États de Hanovre. Aussi la misère y était-elle grande lorsque, le 26 juillet 1830, le roi Guillaume IV fut appelé à lui succéder. La fermentation générale produite dans les esprits par la révolution de Juillet provoqua en t»31 des troubles graves à Ostcroilc ot à Gœttingue Pour donner satisfaction à l'opinion publique, le premier ministre, comte de Munster, fut renvoyé et le duc de Cambridge nommé vice-roi. D'accord avec l'assemblée des états, ce prince arrêta les bases d'une constitution nouvelle, mais conçue dans un esprit guère plus libéral que celui de la précédente , et que le roi Guillaume IV confirma par un ordre de cabinet en date du 26 septembre 1833.
Les ministres avaient cru pouvoir se passer de l'assentiment de l'héritier présomptif de la couronne, quand ils donnaient au pays cette constitution. A la mort de Guillaume IV , arrivée en l 837 , le duc de Curuberland , son frère puîné, qui monta alors sur le trône de Hanovre et prit le nom d'F.rnest-Augu sic, ne se crut point lié par un pacte sur lequel il n'avait pas été appelé a donner son avis ; et son premier acte fut de déclarer qu'il le considérait comme nul. Kn même temps il annonça la convocation prochaine «l'une assemblée d'états, élue d'après les bases électorales fixées par la constitution de 1819, et qui serait appelée à délibérer sur une constitution nouvelle. Ces mesures amenèrent des protestations delà part de divers fouclionnaires publics, et notamment de la part d'un certain nombre de professeurs de Gœttingue, qui tous furent privés de leurs chaires et dont quelques-un» furent même expulsés du pays.
Par un singulier revirement des choses et de l'opinion, le vieux roi, à la suite des événement* de 184» et delà menaçante agitation qu'Us avaient provoquée en Hanovre comme «tans le reste de l'Allemagne, était devenu l'espoir de ceux qui espéraient voir de sages réformes, opérées d'en haut, répondre aux besoins des temps et imposer silence aux mauvaises passions que les agitateurs s'attachaient à exploiter dans les bas-fonds de la société. Sa mort, Brrivée le 18 novembre ISbl.fut donc d'autant plus généralement regrettée, que son fils, appelé a lui succéder, passait pour un des champions du vieil ordre de choses. Et de fait , les premiers actes du règne de Georges V semblèrent légitimer ces appréhendons, puisque tout aussitôt le nouveau roi s'empressa de congédier le ministère libéral et éclairé dont son père 'était entouré en dernier lieu, et le remplaça par des bom-
VRK 73t
mes appartenant à l'opinion contraire. Mais rassemblée des états, convoquée aussitôt après le changement de règne, exprima de la manière la plus franche l'espoir qu'elle conservait de voir l'oeuvre de la réforme administrative et judiciaire se poursuivre, de même que l'appréhension que les ministres investi* de la confiance du nouveau roi ne fussent pas propres à en assurer le succès. Le gouvernement , en présence de ce conflit, fit preuve de plus de sagesse et de modération qu'on ne s'y attendait. Il chercha à tomber d'accord avec la première chambre, à l'effeWéviler toute intervention de la diète; et en donnant leur démission au mois d'avril 1852 , les hommes réprouvés par l'opinion facilitèrent l'ouvre de 1a réforme et de la concilialiou. Effectivement, dès le mois de mai une loi nouvelle réorganisa le système judiciaire et le système de procédure. Par contre, après ces concessions, le désappointement fut grand en voyant le pouvoir essayer encore de revenir sur les modifications apportées en 1848 à la constitution de l»3y, modifications coupables à ses yeut de tendances trop libérales, c'est ainsi qu'il proposa formellement aux états qui se réunirent alors de rétablir la prérogative royale dans tous les droits que lui donnait le pacte de 1 83!) , de même que de restituer à l'aristocratie la part excessive qu'il lui faisait dans la législature. Mais les deux chambres refusèrent de s'associer a celte politique réactionnaire ; et la constitution a conservé ses bases fondamentales, notamment les hases électorales qui lui avaient été donuées en 1848. Le gouvernement de Georges V était sans doute mieux inspiré quand il s'efforçait d'obtenir du pouvoir central de la Confédération le maintien de la fameuse flotte allemande, dont la création avait eu lieu en 1848. Mais ici encore ses efforts ne furent point couronnés de succès ; sans doute parce que les rivalités distant au sein même de la Confédération se souciaient médiocrement de se trouver dans la nécessité de confier au seul des États confédérés riverains de la mer du Nord la garda d'un matériel de défense nationale qui eût nécessairement accru la part d'influence de cet État. Si jamais l'Allemagne se trouvait appelée a prendre part à la lutte dont la question d'Orient est en ce moment le prétexte, il serait curieux de savoir si le Hanovre se rattacherait a la politique et aux intérêts de la Prusse et prendrait parti contre l'Angleterre , après avoir eu pendant près d'un siècle et demi le même souverain, ou bien si les hommes chargés de la direction de ses destinées comprendraient que c'est là une occasion, en adoptant une politique indépemlante , de parvenir à faire passer leur pays du rang inférieur qu'il occupe aujourd'hui à un degré supérieur. — Au moment où nous mêlions sous presse (mai 1855), on annonce que, conformément a une décision de la diète germanique, les lois électorales données en 1848 au Hanovre sont abolies.
IIAXOVKE, capitale du royaume du même nom, cheflieu de gouvernement, résidence du roi, est située dans l'ancienne principauté de Kalenberg, sur la Leine, qui y devient navigable, dans une contrée plate et bien cultivée ; elle se compose de la ville proprement dite et de ses faubourgs, et compte en tout 43,800 habitants. Elle est généralement bien bâtie, et possède un grand nombre de larges et belles rues se coupant à angle droit. Les plus remarquables d entre ses places publiques sont celles de Waterloo, de Frédéric , de Neustodt, de Georges, du Théâtre et de l'Embarcadère du chemin de fer. Dix ponts sont jetés sur la I/:ine , et deux sont surtout remarquables par leurs belles proportions, le pont du Château et le pont de la Porte-dc-Pierre. Le château royal est l'édifice qui trappe le plus l'attention des voyageurs. Construit de 1636 a 1U46 par le duc Georges, transformé en caserne à l'époque de la domination française, U a été complètement réparé et notablement embelli eu 1H17. Dans la chapelle on voit un beau tableau de Lucas Kranach, et on y conserve un curieux reliquaire rapporté de Palestine a Brunswik, en 1172, par le duc Henri le Lion. Il laut ensuite mentionner parmi les constructions monumentales le Palais-Royal , situé dans la Leint-S troue , en face du