‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 553 sur 614 · HANOVRE — HANSE · texte numérisé non relu

HANOVRE — HANSE

château , le jielots Ernest- Auguste, le |>alaw Georges, la cour | «le* I rinces, le palais des étais, les écuries du roi, l'arsenal, ; les casernes de la place de Waterloo, le nouvel hôpital militaire, le grand hôpital, l'hôtel de Tille, l'École Polytechni- | que, le nouveau théâtre, inauguré en septembre 1852; l'em- . barcarièredu chemin de fer qui , par divers embranchements, ', relie la capitale aux villes de Minden, de Brème, de Harbourg, de Brunswick et de Cassel. En fait de monuments , citons la colonne de Waterloo, haute de 53 mètres 33 c, pourvue à l'intérieur d'un escalier à colimaçon de 190 inar- 1 ches, et construite de 1826 à 1832 sur la place de Wa- j terloo; la statue en brome du général Alten, près le bâtiment des archives. Dès 1816 une société anglaise s'était formée pour éclairer la ville au gaz , et depuis lors cette conv pagnie a étendu ses opération* à un grand nombre de villes. La découverte d'une riche mine d'asphalte aux environs de Hanovre a en pour résultat de faire recouvrir tousses trottoirs d'une couche de cette matière. Une machine hydraulique en bois, construite de 1527 à 1S35 pour fournir d'eau la ville, I a été remplacée dans ces dernières années par une nouvelle machine, pourvue de tuyaux en fonte qui distribuent 1 l'eau de la Leine dans toutes les rues de la capitale.

Hanovre, résidence des diverses autorités supérieures du , royaume, est le siège d'une cour d'appel ( la cour suprême I siège à Celle), de l'assemblée générale des états, et de l'as- ( semblée provinciale des principautés de Kalcnberg, Grubcn- ; hagen et Gœltingi>e. On y compte dix églises, dont la plus ancienne est celle dn Marché, construite en 1238. I^a ville possède 25 établissements d'instruction publique pour la , jeunesse, un séminaire et une école normale, une école de chirurgie , une maison centrale d'accouchement, une école vétérinaire, un école polytechnique, une code commerciale et industrielle et une institut de jeunes aveugles. Parmi les collections scientifiques et artistiques, on remarque la bibliothèque particulière du roi, riche de 20,000 volumes ; la ; bibliothèque royale ( 100,000 volumes cl 2,000 manuscrits ) ; la bibliothèque de la ville, riche en manuscrits rares ; la collection royale des médailles , la collection royale de gra- , vnres, la galerie publique de tab'eaux, le muséum d'histoiie naturelle, etc. La ville possède des fabriques de galon* d'or et d'argent, de toiles cirées, de papiers peints et d'articles en plaqué, de liqueurs, d'outils et de machines. Quelques-unes de ses brasseries sont fort importantes. Non loin de Ha- ; novre >c trouvent les châteaux de Monbrillant et de lier- j renhause», propriétés de la couronne. La seconde de ces demeures royales touche au parc de Georges ( ci-devant jardin Wallmoden), où se trouve également un château de , plaisance.

HAXSARD ( Lie), Imprimeur anglais, né en 174s, a Norwich , y lit ?on apprentissage, et entra en 1772, comme compositeur, dans l'officine de Huglis, imprimeur de lachain- 1 bre des communes, qui en 1790 le prit pour associé, et ! lui céda sa maison en 1 800. Hansard mit à profit ses relations multiples avec les plus célèbres écrivains de l'époque pour étendre de plus en plus le cercle de ses affaires; et il satisfit tellement le parlement par la manière dont il exécuta les diflérent* travaux typographiques qu'il fut chargé d'exécuter, qu'en 1828 l'assemblée lui vota une récompense na- : tionalc. Il mourut peu de temps après, en 1828. Il a fondé \ une institution de bienfaisance pour les ouvriers imprimeurs qui arrivent à la vieillesse sans avoir pu se mettre à l'abri du besoin.

Son fils aîné, Tftomas-Curson Ha.isabd, qui dès 1805 avait fondé à Londres une imprimerie distincte de celle de < son père, est connu par un ouvrage intitulé : Jypogra- \ phia , an historien! sketch of the oriyin and progress of •, printlng (Londres, 1825). Il mourut en 1833. Les frères cadets de Thomas, James (mort en 1849), et Luc II*»- j sabo, continuèrent a être chargé* des impressions du parlement. En 1852 leur maison a tait paraître le tome 121* 1 de la collection des Parltamcntary Debatts.

HANSE ou LIGUE HARSÉATIQUE. Elle eut pour

point de départ des association* formées a l'étranger par te marchands allemands, à l'effet de se porter mutuellement secours ; el ce ne fut que postérieurement que dans les villes d'Allemagne les marchands se réunirent et s'associèrent pour protéger ces factoreries. Même a l'époque où l'on ne coauai»sait d'autre droit que celui du plus fort, le commerce allemand florissait, en dépit des comptoirs que les négociants de l'Italie avaient créjés partout ; mais le jour où les marchands perdirent le droit de voyager avec des escortes armées , ils se trouvèrent exposés à toutes les attaques extérieures. La puissance royale continuait bien à prélever m eux des impôts destinés à les protéger contre tonte rooJev tation; seulement cette protection était nulle. Les villes de Hambourg et de Lubeck, qui, avec celle de Brème, jouissaient déjà d'une grande prospérité an temps des Othon», avaient alors un ennemi commun dans la personne de Waldemar, roi des Danois; et elles déployaient une extrême énergie pour combattre ce souverain. Cette circonstance, jointe au besoin de protéger la navigation de l'Elbe, de plus en plus exposée aux déprédations des pirates, amena d'abord, en 1239, une convention entre Hambourg, les DiuV marches el les habitants de la ville de Hadeln , puis, en 12* I, entre Hambourg et Lubeck, la création d'une ligne, ait termes de laquelle le* parties contractantes se garantissant mutuellement aide et protection. En 1247 la ville de Brunswick , dont Hambourg et Lubeck firent un de leurs entrepôts, accéda à la ligue. En effet, tandis que l'Italie était ca possession du commerce du Levant et de l'Inde, une grande voie commerciale s'était établie de là à travers l'Allemagne, en passant par le haut Palatinat et la Franconie, jusqu'à Hambourg avec étape à Brunswick ; et cette ville w trouvait de la sorte étroitement liée aux intérêts des villes commerçantes, qui ne tardèrent pas à voir un grand notnhrr d'autres villes accéder à leur ligue.

On donna à cette ligne le nom de hanse, mot répoodant a l'idée d'association, de défense et de secours mutuels. Dé* l'année 1260 la hanse tenait sa première diète , et Lubeck fut considérée comme la tète de la confédération. C'est dans cette ville que se tenait régulièrement tous les trois ans, t l'époque des fêtes de Pâques , rassemblée générale oa diète de la ligne ; c'est aussi là qu'avaient lieu le* convocations extraordinaires et qu'on conservait les archives de la eoa- (édcralion. Le nombre des villes hanséatique* ne fut pas toujours le même ; le chiffre le plus élevé qu'il atteignit fut 85, à savoir : Andernach, Anklam, Asclierleben ; Bngea, en Norvège; Berlin, Biclefeld, Bolsward en Frise, Brandenburg, Braunsberg, Brunswick, Brème, Buxteuude, dan* l'évêchéde Brème ; Campen, dans l'Over-Y'ssel ; Cologne, sur k Rhin; Cracovie, en Pologne; Danbtig; Demmen, en Pwnéranie; Devenier, Dorpat, Dortmnnd , Duisbnrg; Einberk, dans leHarz; Elbing; Elburg, en Gueldre; EramericJt, dans le pays de Clèves ; Francfort-sur-l'Oder , Gottingne ; (>•>now, en Poméranie; Goslar, Greifswald, Grceningrn , IUberstadt; Halle, dans le pays de Magdebourg ; Hambourg, llameln, Hamm, en Westphalie; Hanovre; Harderwyk.ea Gueldre; Hclmstasdt; Hervorden, en Westphalie ; HiWesbon», Kicl ; Kœsfeld , dans le pays de Munster ; Kcenigtberg et Kulm, en Prusse; Lemgo, en Westphalie; Lixheiin, en Lotraine; LiiixiK, Lunenoiirg, MagdeDourg ; Minora, ai le pays de Hanovre ; Munster; Nimègue, en Gueldre; 5oniheim; Osnabrùck; Osterburg, dans la vieille Marche; Padcrhorn; Quedlinhourg, Reval , Riga, Rosine*, Rn-*rwaide; Ruremonde, en Gueldre; Salxwedel; Séchâmes, dans la marclie de Brandebourg; Socst, en WcstphaÈ*. Stade, dans le pays de Brème; Stargard , Stavern, en Frs»; Stendal, Stettin, Stolpe, Stralsiimt, Tdoto ; Yenftoo. e» Gueldre; Uelxen, dans le pays de Luneboarg; Uenaa, ea Westphalie; Warberg, en Suède; Werben, dans la vicsb Marche ; Wesel , Wlsby , dans l'Ile de GotUand ; Wtsmr Zulphcn et Zwoll, en Gueldre.

Ces villes étaient reparties en quatre classes, dont chacune était présidée par une ville directrice ou cbef-hen *

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