HANSEN
des observations arec l'héliomètre de Fraunhôfer (Gotha, | 1857), de» Recherche* sur les perturbations réciproques de Jupiter et de Saturne (Beilin, 1831), cl Fundamenta I nova investigation'» orbUx ver.t quam luna perlastrat (Gotha, 1S3R). On annonce comme devant prochainement paraître des Tables du Soleil, calculées en société avec Olulscn de Copenhague, et îles Tables de la Lune; les unes et les autres basées sur une théorie particulière.
HANSE PARISIENNE, association de marchands pour le commerce de la tuule et basse Seine, plus ancienne que la hanse teutonique : son origine date du onzième siècle, sous le titre de marchands de l'eau hansée de Paris. L'une et l'autre avaient eu pour objet la sûreté du transport des marchandises, celle du Nord contre les pirates de la Baltique, celle de Paris contre les pillards armés, commandes par des nobles, et qni secroisalent sur toutes les mutes, etstirtout aux abords de la Seine. La Hanse parisienne pouvait associer les marchands étrangers à son privilège. Elle avait fait construire un port pour le décliargement de* bateau» et le dépôt des marchandises hansées. Les dépenses pour la construction de ce port et do dépôt avaient été soldées an moyen d'un impôt spécial sur le» marchandises a leur entrée. Klle acheta, en 1720, de Philippe- Auguste, et moyennant une renie annuelle de 310 livres : 1° les criages ou criées des marchandises dans la ville ; 2e le droit de nommer et de révoquer les crieurs et de déterminer les mesures. Le chef de la Hanse reçut en 1228 le titre de prévôt des marchands; les autres membres de l'association furent appelés jurés de la confrérie des marchands de Paris oaéchevins. Ainsi, la Hanse devint bientôt le corps municipal de Paris et ce qu'on appelle bureau de la ville, municipalité.
On a aussi donné îe nom de hanse à certains droits de péage sur les marchandises. Durer ( de l'Yonne ).
I1AN$TEE.\ (Christophe), professeur d'astronomie à Christiania, né dans celle ville, le 26 septembre 1784, vint en 1802 suivre les cours» de l'université de Copenhague, avec l'intention d'y étudier le droit, mais ne larda pas à s'y consacrer exclusivement à l'étude des sciences mathématiques. Placé d'abord comme professeur au collège de F rédericksborg , en Sédande, il s'y livra avec une sagacité peu commune a des recherches ayant pour objet le magnétisme terrestre. L'Académie des Sciences de Copenhague ayant mis au concours une question sur cette matière, le mémoire de M. Hansteen remporta le prix et devint le foiidiTuent de sa réputation. En on l'appela à remplir
nue chaire de mathématiques daus la nouvelle université qui venait dYIre loudée à Christiania. Ses Recherches sur le Magnétisme terrestre ( 1 vol., avec atlas, t»1tt> produisirent une grande sensation , notamment en Angleterre, et eurent ce résultat que dans presque tous les voyages de découvertes entrepris depuis lors des observations magnétiques ont été recueillies d'après les procédés qu'il avait indiqués. 11 exécuta lui-même dans ce but divers voyages à Londres, à Paris, à Hambourg, à Berlin, en Finlande, ainsi que sur une loule de points de son propre pays ; et pendant les années 1828 ù 1830 il put enfin réaliser le plan qu'il avait soumis au storthing et exécuter, aux frais du trésor public, un grand voyage à travers la partie ouest de la Sibérie (jusqu'à lrkout.sk et Kiachta). Le» journaux scientifiques ont rendu compte des fatigues et des périls de tous genres dont il eut à triompher dans cette excursion. A son retour en Norv« ;;e, le storthing vota les fonds nécessaires pour construire un observatoire a Christiania. Cet édifice a été élevé à peu de distance de la capitale, sur une hauteur au boni de la mer, d'après les plans dressés par M. Hansteen, qui l'habite depuis 1833. En 1839, un observatoire magnétique a été aussi élevé a sa demande et adjoint à l'obvatoirc céleste. Il n'est pas seulement professeur à l'université de Christiania, mais il occupe aussi une chaire de mathématiques appliquées a l'École d'Artiierie et du Génie, et depuis 1837 dirige seul les opérations trigonométriques de