‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 560 sur 614 · HARAS · texte numérisé non relu

HARAS

ranx d'armée, des chefs d'une troupe prête à combattre, ou tété de tout tempe un de» moyens d'excitation que l'art de la guerre et du commandement ont dû mettre en œuvre. Le» hymnes de* chanteurs grec* , le* encouragements des hérauts cad ii céa teu rs ( cad uceatores ), les allocutions des dictateurs et de* consuls , participaient plu* ou moins de ces harangues que l'imagination des historiens a mises dans La bouche des grands hommes de l'antiquité. An temps d« années (Tune force médiocre , au temps de l'ordre profond, au temps où l'éloquence de la tri bunc était un puissant étéroeat de succès , chaque journée de guerre avait sa harangue ; mais gardez-vous d'ajouter foi à ces périodes apprêtées et prolixes, à ces déclamations ampoulées, dont le* narrab-uri de batailles grossissent leurs récits. Homère et Thucydide, Quinte-Curce et Polybe, ne s'en font pas faute; les harangues de Tacite lui-même sont des chefs-d'œuvre rnatutenant peu goûtés , et Tite-Live , entraînant Paul Jove et tant d'autres, eût dû épargner d'aussi vains ornements à ses lecteurs. Le canon, l'ordre mince, l'immensité des armées, ne permettent plus que remploi du simple ordre du jour, tel que Napoléon 1" l'entendait ; et le* deux volumes de harangues de Belleforêt sont devenus un des livres mililair» le* moins utiles. G'1 Baumn.

HARAS (du latin hara , élable). On nomme ainsi de grands établissements où l'on nourrit et où l'on élève et entretient des é ta I on s et des juments, destinés à In reproduction de Pépèces, ainsi que leurs poulains. Dans le Nord, ce» réunions de chevaux ont lieu simplement dans des ou au cenlre de vastes'forêU , dan* lesquelles ces vivent et multiplient en toute liberté. Aussi appelle t-on haras sauvages ces hippodromes naturels , où s'exercent journellement les rapides coursiers de l'Ukraine et de la Tartarie; l'Amérique, comme plusieurs contrées de l'Arabie, possède également des haras sauvages, d'où l'on ne peut ramener un cheval qu'en l'arrêtant au passage, en lui jeta rit au cou une longue courroie de cuir, terminée par ua nœud coulant. Cepcudant, les Arabes et les Orientaux, toujours envieux de conserver leurs excellentes race» de chevaux, réunissent dans des locaux spéciaux les pins beaux étalons et les plus belles juments qu'ils puissent se procurer. Ils ont ainsi formé les premiers de* haras pat lieu liera, et il n'est pas rare de voir au milieu des sables de l'Arabie chaque cltéick de tribu importante posséder son hara* , auquel il est aussi attaché qu'à sa famille. L'An^'rterre a imité ce mode de perpétuer et d'améliorer le» races ; et beaucoup de riches propriétaires y ont des lieras, à

ausai l'on a suivi cette méthode; mais le* fortunes y rtan: plus divisées , les haras particuliers s'y sont trouvés moûts bien entretenus, et le gouvernement s'est vu forcé, pour mt pas laisser s'appauvrir entièrement les races chevaline* , de former lui-même, pour son propre compte, des haras et des dépôts, où l'on pût retrouver, sans craindre de januu* l perdre, le type de telle ou telle race. Là on a pris soin or faire venir A grands frais des étalons arabes , qui ont bsentM rendu le nerl aux chevaux auvergnats et na va trait , l élégance aux chevaux limousins, et le brillant uni à la ter» aux chevaux normands ; il a fallu même , pour refreenper cette dernière race, plus belle aujourd'hui que jamais . rappeler d'Angleterre quelques étalons île pur sang , résultant du croisement d'un chuval arabe avec i anglaise.

Ces haras du gouvernement étaient fort nombre-us ea France avant la révolution de t'A», époque on ils fartât tous supprimés ; cependant, l'utilité de quelque-ans ayant e* reconnue, Napoléon fit relever en 1808 ceux de Pompadour, et du Pin en Normandie; puis, en 18là, Look XTUI ordonna la formation de celui de Rosières, près de Do», pour remplacer celui de Denx-Ponts.ll y eut alors clwt ru«* trois haras royaux, entretenant des étalons tant arabes ^a* de sang anglais cl de race indigène. Plus tard, sons la «eu»* république, Il y en eut on à Saint- Ctoud, supprimé après k

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