V. DR Moiéon
II A R. VAIS. Ce mot s'applique particulièrement à la partie du harnachement qui comprend la selle, la croupière, le licou, la bride et les traits. Les selliers et les bourreliers (ont ordinairement le harnais. Les pièces des harnais élégants , destinés aux chevaux de cabriolet , de voiture de maître, se garnissent avec des plaques de laiton, de fer, le plus souvent dorétf ou argentées. Ces pièces, qui 6ont l'objet d'une industrie spéciale, sont seulement appliquées |>ar le harnacheur aux endroits que l'usage et quelquefois la mode indiquent. V. de Moléon.
HARO ( Clameur de ). Voyez Ci.amf.ih.
HAROUN, surnommé AL RASCHID, le Juste, le plus célèbre d'entre les khalifes, succéda à son père Mehdi, en 7sc, à l'âge de vingt-et-un ans seulement. Son règne fut une érmquu de grande prospérité. Il étouffa rapidement diverses révoltes qui éclatèrent dans l'intérieur de l'empire, et mena 5 bonne fin plusieurs guerres contre les Byzantins et contre les Clinarcs. Quoique les limites de ses immenses Etats s'étendissent de l'Inde à l'océan Atlantique, et du Caucase aux sources du Nil , l'empire des khalifes sous son règne ne perdit pas une seule de ses provinces. Haroun, qui eut le bonheur de rencontrer dans là famille persane des Barmécidesdcs vizirs et des généraux du premier ordre, put se livrer sans contrainte à tontes les joies qui ennoblissent l'existence. Il fit de Bagdad, où il résidait, la plus belle de* villes de son époque. Des masses immenses de tributs lui arrivaient de toute* parts; et naturellement ami du faste et de l'éclat, Haroun lit orner m capitale des plus magnifiques édifices. En même temps il aimait les sciences, les lettres, la poésie, la musique , et a cour était le rendez- vous des hommes les plus célèbres du monde mahomélan. Tout cela , joint à ses éminenles qualité» personnelles, le rendit l'idole des populations. Il fut célébré dans une foule de poèmes et de nouvelles , et il est devenu le héros de bon nombre de contes des Mille et une Nuits. Vers la fin de son règne, ayant conçu des soupçons contre la fidélité des Barmécides, il les fit tous périr, en 603, uns même faire grâce à son favori Dtafar, par qui il avait habitude de se faire accompagner dans ses peramhulalions nocturnes à travers les rues de Bagdad. Pour réprimer une révolte qui avait éclaté au nord du Khoraçan, il marcha en personne contre les révoltés. Un coup de ang le força de s'arrêter à Tus , où il mourut , à la fin de mars 809.
HARPAGON, personnage célèbre de l'un des chefsd'œuvre du théâtre moderne, et qui est devenu la personnification de l'avarice. Ce nom, heureusement choisi, a été Mifigéré à Molière par un passage de la comédie de Plaute intitulée Aulularia : Hei misero mihi! dit l'avare du poète latin, aurum mihi tutus harpagatum est; « malheureux que je suis! mon argent m'a été volé. « Il était d'ailleurs tout simple de le former du grec 4pn<r,o; ou âoitadj, rapace, voleur, l'avare et le voleur devenant uns peine trop souvent frères. Nous ne devons pas moins admirer ici le génie de Molière , à qui un mot inaperçu, une intention à peine indiquée, sutfit pour fournir une pièce entière, et quelle pièce! A celte source presque inconnue notre grand comique a dû les inquiétudes si comiques de l'avare, et, entre autres traits longs a citer, l'excellente répétition de sans dot. Ce qui n'est j>as dans Plaute, c'est ce contact