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de 700 â SOO. Le commerce qu'il fait avec les autres ports de France n'a pas moins d'activité : Marseille lui envoie ses savons, ses huiles , ses cotons en laine ou filés du Levant ,
I ses poils de chèvre, riz , fruits secs, mais surtout ses drogueries. Cette expédie ses vins muscats et quelques mar-
I chandises sèches, Bayonne ses laines , Bordeaux ses vins, La Rochelle ses eaux-de-vie, Marennes son sel, Grandville sa morue verte, Nantes, Saint-Malo, Cherbourg, Caen, Dieppe , Dunkerque , différents produits du sol ou de fin dustrie. Les droits dédouane s'élèvent annuellement de 25 h 30 millions. Le mouvement du port en 1853 a été â l'entrée de 5502 navires, jaugeant 773,920 tonneaux ; à la sortie, de 5,577 navires, jaugeant 770,536 tonneaux et montés par 40,701 hommes d'équipage. Le Havre est undes principaux ports de départ pour l'émigration européenne.
Place forte avec citadelle, chef-lieu de sous-arrondissement maritime , le Havre possède une direction d'artillerie, une direction du génie , des tribunaux d'arrondissement et de commerce, un conseil de prud'hommes, une chambre de commerce, un bureau principal et un entrepôt réel des douanes, un collège, une école d'hydrographie et une bibliothèque publique de 25,000 volumes ( au Prétoire ) , un arsenal où Pon voit des armes curieuses, une manufactura impériale de tabac , des fabriques de cordages , de goudron, de faïence, de vitriol et de cliaise* pour les colonies, trois typographies. La grande occupation des femmes est la confection de la dentelle. Il y a des chantiers do construction. On y arme pour les grandes pêches : celle des cotes y est très-active.
La hauteur qui domine le Havre est couverte d'habitations et de maisons de plaisance, auxquelles on donne le nom de faubourg d'ingouville. Il forme une commune particulière, qui compte près de 5,000 habitants. 1ÏAVKC (Famille d'). VogesChor.
UAVHESAC, littéralement sac à avoine. Comment, dira-t-on , l'infanterie a-t-elle un sac â avoine , tandis que le mol havresac ne se trouve mentionné dans aucun des documents officiels qui concernent la cavalerie française? La réponse doit être prise d'un peu haut. Les retires qui vinrent servir en France au temps de la Ligue , les corps allemands de cavalerie que la France prit depuis cette époque â sa solde , appelaient havresac ( ha/ersack ) leur besace , leur sac à comestibles. Des rooliers, des cochers de fiacre, empruntèrent ce terme; il se francisa; on le traduisait par sac à provisions. Jusqu'au temps de Turenne , l'infanterie française appelait canapsa , knapp-sack, le sac de toile ou de coutil de chaque fantassin : c'était également un mot allemand , qui répondait à besace de gueux , ou â gibecière de charlatan. Ce canapsa se portait en carnassière , comme s'est porté le havresac jusqu'au ministre Saint-Germain. Le terme canapsa vint insensiblement à déplaire â une infanterie qui commençait , sous Louis XIV , à concevoir quelque estime d'elle-même; il n'était que de simple usage, il ne se trouvait dans aucune ordonnance. Le caprice do soldat , car c'est le soldat seul qui a créé la langue des armes, substitua au canapsa, qu'il répudiait , le havresac, qu'il croyait synonyme de sac à provisions : c'était une pure carnassière en toile. Elle se conserva ainsi jusqu'à Choiseul ; la peau à poil succéda à la toile , et sous Saint-Germain la double bretelle succéda à la bricole simple. Gouvion-Saint-Cyr rendit une ordonnance, qui ne reçut point d'exécution, autorisant un havresac en toile cirée, à l'instar de Pinfanterie anglaise. Les usages de la garde royale ont transformé , par une addition de planchettes , le sac de peau en une espèce de petite malle. La loi a confirmé cette mode. G" Babdiu.
liAWAl. Voyez Sandwich.
Il A W KESBUR Y. Voye* Liveupool (Comte de). H A WKINS (Jouit), navigateur anglais, né en 1520, â Plymouth, avait déjà exécuté plusieurs voyages maritimes, et avait de la sorte acquis une connaissance approfondie de t-mtes les questions relatives au commerce de son temps,
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iorsqu'en 1561 il conçut le projet de faire |«irticiper son pays aux profita énormes que la traite des esclave*, jusque alors faite par l'Espagne seulement , rapportait au commerce espagnol. A cet effet , H fit trois voyages des côtes d'Afrique aux Indes occidentales , et y acquit d'immense richesses , en même temps qu'il attachait à son nom l'éternelle llétrissure d'avoir été lé premier Anglais qni ait songé à faire ce trafic, réprouvé par les lois de la religion comme par celles de la morale la pras vulgaire. Pour se procurer des esclaves nègres , tous moyens lui étaient boni. En récompense des prétendus services qu'il rendit de la sorte à son pays , H obtint l'autorisation d'ajouter à ses armoiries une moitié de nègre garrotté. Plus tard il fat nommé trésorier de la marine, et en 1598 vice-amiral de la flotte qu'on arma pour repousser la fameuse Armada. Les semées qu'il rendit dans cette campagne lui valurent le titre de baronet. En 1594 il entreprit, de concert avec Francis Drake, une expédition contre les établissements espagnols dans les Indes occidentales, mais elle échoua ; et le chagrin quH en éprouva abrégea ses jours. Il mourut le 24 novembre 1595.
HAWTIIORNE (Natu^ei.), écrivain américain, né en 1809, à Salem, dans l'Etat de Massachuscts , obtint d'ahord un emploi à la donanc de Boston, mais y renonça pins lard pour s'attacher à une société dite Broock-Farm-Commttnity, créée a Roxbury, et dont les membres se proposaient de mettre en pratique les principes communistes d'Owen et de Fonrier. Après (Insuccès complet de l'entreprise, Hawthornc s'en revint à Boston, où il demanda à la culture des lettres des moyens de subsistance. Dès 1837 il réunissait sous le titre de Twlcetold Taies les différents contes qu'il avait publiés dans les Journaux et les revues ; et il y ajoutait nn nonvean volume en 1842. En 1843 il s'établit dans le délicieux village de Concord, où il habita une vieille maison de curé qu'avait autrefois occupée Emerson; et c'est cette circonstance qui l'engagea a donner à son ouvrage suivant le titre de Mosses from an otd manse (Boston, 184c); gracieuses esquisses, qui firent connaître son nom en Europe. Après avoir séjourné pendant trois ans à Concord, où il donna encore son livre d'enfant Liberty Trce et son Journal qf an African Cruiser (1»4«), il accepta de nouveau un emploi à la douane de Boston, sans pour cela renoncer à la littérature. Cest ainsi qu'en 1851 il a fait paraître The scarlet Letter et The Borne o/fhe seven Gables , qui obtinrent un grand et légitime succès, puis en 1851 The tnov> Image et The Blithedale romance, dont le succès n'a pas été moindre, et qui Ini assurent une place distinguée parmi nos conteurs contemporains
HAXO (FRA«çois-PiicoLAs-Be*otT, baron), lieutenant général du génie, pair de France, inspecteur général des fortifications, conseiller d'État, etc., naquit à Lunéville, en 1774. Après avofr achevé ses études au collège de Navarre, ri entre comme élève sons-lieutenant a l'école d'artillerie de CliAlons-sur-Marne. Sorti avec le grade de lieutenant de mineurs, H passa bientôt capitaine du génie, et fit les campagne» de 1794 et 1795 à l'armée du Rhin. Ses services a l'armée d'Italie en 1800 et 1801 lui valurent le grade de chef de bataillon. Envoyé à Constantinople en 1807, pour en améliorer la défense, il passa ensuite h l'armée d'Italie, on il rat employé sons les ordres du général Chasseloup. Appelé en Espagne en 1909, il donna les plus grandes preuves de talent et de bravoure au siège de Saragosse, qui lui valut le grade de colonel. Ajant, l'année suivante, dirigé avec succès les sièges de Lérida et de Méquinenza, sous les ordres de Suchet, il fnt promu an grade de. général de brigade. Rentré en France par ordre de l'empereur, il fut nommé, en 1811, commandant du génie a l'armée d'Allemagne, inspecta Hambourg, Altona, et les places fortes de la Prusse et de h Pologne, où il fit exécuter des travaux considérables. En décembre 1*1?, «près la désastreuse campagne de Russie, s'étnnt distingué à la bataille de Mohilof, il devint général de division. En 1813 l'empereur le nomma gouverneur de Magdebourg; mais en juin «le la