GABIES
Tootefots, les eontre-mairres sont choisis de préférence parmi les matelots ayant été gabiers. L'arrêté des consuls «la 9 ventôse an rv, relatif aux prises faites par les bâtiments de PEtat, attribue 2 parts 1(29 à cliacun des gabiers, tandis que les matelots n'ont droit qu'à une part. Le nom de gabier rient du mot gabie , qui dans la Méditerranée signifie demi-hune. Avant d'être une plate-forme à l'extrémité du mat, c'était une cage , en italien et en espagnol jsaWa, appliquée à l'arrière du sommet du mat et ayant la forme d'une botte. Le premier gabier fut un guelteur, qui, J'<rïl ouvert sur tous les points de l'horizon, y cherchait quelque navire, on la terre sur laquelle on gouvernail. Aujourd'hui , c'est un matelot très-important, dont les pieds portent rarement en plein, qui est toujours sur des cordes, oo sur uu paquet de lattes , laissant des jours entre elles. Autrefois même, si le temps le permettait, il couchait dans la hune, et y déposait le sac contenant ses effets. Dans les rades fl sert quelquefois de canotier, service honorable entre ton*. Menus.
GABIES, en latin Gabti, antique ville du Latium chez les Volsques, était une colonie d'Ail* située entre Rome et Pnenrste (aujourd'hui Palestrina), sur les bords d'un lac appelé aujourd'hui lago di Castlglione. A la suite d'un siège long et opiniâtre, nn stratagème employé par Sextus, ffiideTarquin le Superbe, qui feignit de s'être brouillé avec son père et se retira chez les Gabiens en provoquant leurs sympathies pour les mauvais traitements dont il se disait l'objet, la Gt tomber an pouvoir de ce prince. Ville jadis Arrivante et puissante, Gabies ne tarda pas à tomber en décadence et n'était déjà plus que des ruines au temps d'Angnste.
Les carrières de Gabies fournissaient aux Romains d'excellente pierre à bâtir.
On appelait à Rome gabinus cinctus une partie de vêlement empruntée aux Gabiens et ayant pour but de préserver la toge de toute souillure. On s'en servait lors des sacrifices et dans d'autres circonstances du culte public.
G A BIX I US (AuLtrs ), Romain d'origine plébéienne, était tribun du peuple l'an 67 avant J.-C., lorsqu'il proposa et ht adopter une loi, appelée d'après lui Lrx Gabinia, en vertu de laquelle des pouvoirs illimités étaient conférés à Pompée dans sa guerre contre les pirates. Plus tard il raccompagna comme légat dans ses guerres d'Asie. Nommé consul avec L- Calpurnius Pison, par l'influence des triumvirs, !*aa ss avant J.-C, il appuya Clod ius dans son opposition systématique contre Cicér on , que tous deux parvinrent â faire exiler. Nommé l'année suivante au gouvernement de la Syrie, il épousa la cause du grand-prêtre flirran contre son frère Aristobule et son neveu Alexandre. Pour satisfaire aux volontés de César et de Pompée, il passa en Egypte, et rétablit Ptolémée Aulètc sur le trône. Pendant ce temps-là , sa province était ravagée par des bandes de pillards arabes, et Alexandre excitait de nouveaux troubles en Judée. Forcé par Crassns de retourner â Rome rn &5, il fut accusé de lèse-majesté publique pour avoir, «ans l'ordre du sénat et du peuple, abandonné son commandement. L influence de Pompée , qui réussit à lui gagner les sympathies de Cicéron lui-même, et surtout l'influence des hommes qu'il réussit à corrompre, le fit absoudre de cette terrible accusation. Mais il fut condamné quelque temps après pour con cussion et brigue, et sa fort une f u t confisquée. En l'an 49, César le rappela d'exil, et, après la bataille de Pbarsale , lui confia un commandement militaire. Il mourut à Salone , dans une expédition contre les Dalraates, au commencement de l'an 47 avant J.-C.
Il ne faut pas confondre Aulns Gahinius avec Qui» tus Gatnnius, autre tribun du peuple, qui, l'an 140 avant J.-C., fit rendre une loi, dite également Les CaWnw.d'aprés laquelle le scrutin secret dut être désormais employé pour la collation des suffrages.
GABIOX, terme d'artillerie par lequel on désigne nn hrçe panier sans fond, de forme cylindrique, qni a o"',80