HÉBRAÏQUES
productions postérieure* de la littérature juive; ils ont pris naissance en |»art»e chez les Juifs de la Palestine, en partie chez les Juifs alexandrins. Le caractère des livres apocryphes est celui du judaïsme d'alors, sans liaison et sans suite : cela provient de l'influence étrangère, dont se ressentait a cette luéme époque la civilisation juive. Tels de ces écrits se raltacltent aux derniers livres canoniques ; et si ce qui originairement élait écrit en hébreu ou eu chaldécn existait encure dans ces langues, la transition des livres canoniques aux livres apocryphes paraîtrait toute naturelle. Ces livres sont ou didactiques ou historiques. Mais cette différence n'y est pas toujours assez tranchée , parce que l'histoire y devient quelquefois conte, et la forme didactique souvent narration. En résumé , on peut dire que la poésie occupe une grande place dans la littérature hébraïque.
Quant à la manière dont nous sont parvenues les Saintes Écritures , on n'a là-dessus que des conjectures. Suivant Kichborn, plusieurs Hébreux ont dû avoir dès les temps «les rois, pour leur usage particulier, des copies des livtes qui composent le Penlateuque; et après l'exil de Dabylone ces copies ont probablement servi à la confection de la nouvelle bibuotlièque du temple. Samuel, Les Rois, les Chroniques sont sans doute des sommaires de travaux plus considérables dont ii est quelquefois fait mention ; et comme ces abrégés servaient en quelque sorte de manuels, il a dû en exister plusieurs exemplaires. Isaïe, les Petits Prophètes et les Psaumes, recueils extraits de poésies prophétiques et lyriques, ont dû se trouver répandus parmi les Isiaélites et avoir servi au compilateur desSaintes Écritures, fcsdras, Nrnémie et d'autres savants, que les Israélites appellent tes gens de la grande synagogue, auraient fondé, propagé cl conservé la collection biblique. Pour ce qui concerne l'ordre qu'on assigne aux dilférents ouvrages de cette collection, on n'est pas plus d'accord sur ce point que sur le précédent ; seulement, cet objet étant d'une moindre importance, nous épargnerons au lecteur les conjectures auxquelles il a donné lieu. Nous l'avons dit et nous le répétons, la Bible, considérée même sous le point de vue rationnel, et quelle que soit son histoire, est et restera toujours un monument d'une haute importance. C'est le développement historique du genre humain , dont l'inteliigetico est dirigée (tendant une longue suite de siècles par la Providence, dont aucun homme de sens ne nie l'influence sur la marche des événements. Les saines idées contenues dans le Pcnlateuque ont débordé, et le dogme de l'unité de Dieu fera la conquête du monde.