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FRESQUE

pointe, qui les empreint facilement sur l'enduit, et acquiert ainsi la certitude de ne pas faire d'erreurs. Afin d'avoir un guide plus certain , ces dessins , nommés cartons, sont ordinairement coloriés ; cependant , quelquefois ils n'otTrent qu'un simple trait de la grandeur de l'exécution : pour le reste du travail , l'artiste se contente d'un petit tableau , sur lequel il retrouve l'effet et la couleur.

La méthode de la peinture à fresque parait être la plus ancienne de toutes : aussi ne peut-on fixer son origine. Les grandes peintures dont parie Pausauias, faites par P o 1 ygnotedans le Pœcile d'Athènes et le Léché de Delphes , ainsi que d'autres peintures antiques, pourraient bien avoir été exécutées à fresque. Celles que l'on retrouve dans les temples d'Egypte, a Herculanumet à Pompéi, sont aussi faites dans dos manières semblables à la fresque. Nous ne pensons pas devoir entrer ici dans aucun détail sur toutes ces anciennes peintures ; une grande partie d'entre elles sont maintenant détruites , et on ne les connaît plus que par les descriptions qu'en ont données différents auteurs , tant anciens que modernes, Pausanias, Philostrate, Pljne, Caylus,Bellori, Norden, Pocockeet W'inckelmann. Mais il sera peut-être bon de donner une idée succincte des fresques modernes les plus remarquables : nous citerons d'abord celles qui ont été faites par Giotto et Cimabuéà Assise, celles qui décorent les murs du Cam p o-Sa nto de Pise : elles ont été faites par ISuffalrnaco, Orcagna, Simon Mernrai, Spinello d'Arezzo et Benozzo Gozzoli; celles qui ont été peintes en 1440 par Dominique de Bartolo dans l'hôpital de la Scala à Sienne. Nous citerons aussi les célèbres fresques peintes par R aphael daus plusieurs des chambres du Vall c a n, les araliesques peintes dans les loges , l'histoire de Psyclié et de l'Amour, ainsi que Le Triomphe de Galathée, dans le palais de Chigi ; puis Les Sibylles, dans l'église de Sainte-Marie de la Paix a Rome. Ces fresques sont toutes des compositions de Raphaël. Nous rappellerons encore celles qui ont été faites par Michel -Ange dans la chapelle Sixtine, et dont la plus importante est cette vaste composition du Jugement dernier, qui occupe en entier le fond de cette cliapelle ; le dôme de Parme, dans lequel le Corrégc a représenté le paradis dans la coupole, et les quatre Pères de l'Église sur les pendentifs; la célèbre galerie Famèse, où se voient les plus beaux témoignages du grand talent ifAnnibal Car radie; les fresques peintes par Dominique Zampieri dans la chapelle de la Grotta-Ferrata, où sont représentés plusieurs traits de la vie de saint Barthélémy et de saint Ml ; puis les fresques relatives à sainte Cécile , qui se voient à Rome dans l'église de Saint- Louis des Français, également peintes par le Dominiquin, ainsi que l'histoire d'Apollon , peinte à Frascati dans le palais Aldohrandini ; la coupole de Saint André délia Valle a Rome, par Lanfranc; les vonles et softites du palais Barberini, où se trouvent des compositions allégoriques a la gloire de cette illustre maison , par Pierre Berettini ; l'histoire de la maison Famèse , peinte dans le palais de Caprarole, par les frères Thaddée et Frédéric Zucchero; enfin, nombre d'autres grandes et vastes compositions peintes a Naples, à Rome, à Bologne et à Gênes , par Charles Marotti , Ciro Ferri , Joseph d'Arpino, Luc Giord ano et François Solimène, ainsi que par François Salviati, Cignani et Bibienna. Nous citerons encore deux peintres italiens : Grimaldi, dit itolognèse, et RomaneUt, qui tous deux vinrent â Paris, où ils ont fait plusieurs peintures à fresque, soit dans diverses salles du Louvre, soit dans le palais Mazarin. Plusieurs d'entre elles ont déjà été détruites depuis longtemps.

Nous terminerons cet article en citant encore les fresques faites à Paris par plusieurs artistes français : la plus ancienne est celle de la coupole du Val -de-Grâce, peinte par Mignard et célébrée par Molière; la coupole et les pendentifs du dôme des Invalides, peints par Jourenet et Deïafosse ; la chapelle «le la Vierge à Saint Suîpicc, par Pierre; puis, dans la même église, deux cliaprih* peintes de t820 à 1822, l'une par M. Vinchon et l'autre par M. Abri

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