HÉCATÉE
HÉCATE (du mol grec hurmv, parce qu'elle cent ans sur le bord du St y \ les Âmes doot les corps j
été privés de la sépulture ) était line de Jupiter et de Latouc et sœur d'Apollon et de Diane. Adorée comme celle-ci et comme l'ruserpine, elle jouissait d'une triple puissance an ciel, sur la terre et dans les enfers. An temps d'Homère, la Grèce ne la connaissait pas encore. Musée et Hésiode prétendent qu'elle était fille du Soleil, Bacchylide de la Nuit, Orphée du Tartare et deCerès; d'autres poêles lui donnent encore d'autres origines, et varient en conséquence se* altrihuuous et sa puissance. Selon Hésiode, c'était une divinité protectrice chérie de Jupiter; elle répandait ses bienfaits sur la terre, mettait les voyageur» dans le droit chemin, conseillait le bien aux rois, présidait aux accouchements et aux développements des entants. Les poètes qui lui donnent pour père et mère le titan Persée et Astérie en tant une chasseresse infatigable, qui frappait indistinctement le> l*tes et les hommes : empoisonneuse savante, elle lit , selon eux , périr son père, s'empara de son trône, et sur un autel
la tempête jetterait sur les rivages de la Cliersoocse-Taitrk|u«\ On prétend qu'elle épousa Lé lès, el qu'elle en eut Médée et C i reé, dignes tilles d'une si affreuse mère. Apulée soutient qu'Hécate ne différait pas de la vieille Isis ; et il parait en effet que le culte de la triple déesse fut apporté d'Egypte en Grèce. Rien de plus varié que tes hommages adresses a cette étrange divinité. Dans les carrefours , on l'adora* comme déesse des expiations; à Êpuèse, à Délos, sur le Ménale, on confondait son culte avec celui de Dune; à Rome, on la nommait dta feralis, et on croyait qu'elfe présidait à la mort. Alcamène, le premier, donna un triple corps à Hécate; selon Cleoinède, ses trois face» expriment les trois aspects de la lune; mais Servius en donne une autre explication : il prétend qne les trois tètes représentent Lucine , la déesse des accouchements, Diane , protectrice de | la vie humaine, et cette dea feralis, cette Hécate redoutable', qui fixe te dernier Jour des mortels. Ici on la repre-
d'alTreux serpents; là ses divers aspects sont doux, et des roses la couronnent; plus loin, elle tient des chaines et un poignard. Lorsque Phèdre l'appelle dans Sénèque, elles dans ses mains une torche ardente et uneépée. Le nombre trois servait à la désigner. Les chiens lui étaient consacrés; ceux qu'on lui sacrifiait devaient être noirs. A. Gbhkvav.
HÉCATÉE de Milet, historien grec, naquit vers avant J.-C. Il était filsd'ltégésandre, et appartenait à une des plus illustres familles de llonie. Hérodote, qui le dte souvent, rapporte, entre autres choses, qu'il faisait remonter son origine à un dieu. Sa naissance, indépendamment de sou talent, l'obligea à jouer un rôle dans l'insurroctiou des Ioniens contre Darius, l'an 503 avant J.-C. Il fit tous se* efforts pour les détourner de cette fatale entreprise, en leur en reprvx» tant la témérité. N'ayant pu leur faire entendre raison, U accepta résolument sa part de res|iousabilite dans leur lotie, leur conseillant de se rendre maîtres de In mer et de s'em- |«rcr des richesses du temple de* Brancliides , afin de pourvoir aux frais de la guerre. Cet avis ne fut pas adopté, et la révolte éclata. Aristagoras, tyran de Mild, sollicita vivement Cléomène, roi de Sparte, de prendre contre le roi de l'erse la défense des Ioniens. Le roi refusa, malgré les offres d'argent qui lui furent faites. Abandonnés à euv-mème*. te» Ioniens furent vaincus, et Aristagoraa et ses partisans, ne se sentant |«s assez forts pour défendre Milet, (lurent conseil, alin de décider oà ils se retireraient. Hécatée leur proposa de se fortifier dans 111e de l'éros, d'où ils pourraient ref vendre Milet dès que l'occasion s'en présenterait Pour lui, pendant que lionic était sous le joug des Perses, joug q«i Vite subit jusqu'à ce une les victoires des Grecs d'Europe Ams la deuxième guerre médique et le traité de Cùnon eurent rendu l'Ionlc indépendante de la Perse, il voyagea en
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ilunt il s'occupait, et dont on trouve des fragments cher, les anciens sous plusieurs titres. Il se proposait d'y éclaircir le* antiquités des Grecs, et d'en écarter le merveilleux. Croirait-on qu'après en avoir pris l'engagement, il accorde le don de la parole au bélier qui transporta Phryxus en ColcliiJe? L'histoire ne s'était encore occupée que de la Grèce : Hécatée étendit son domaine: 11 parcourut l'Égypte et d'autres contrées jus. qu'alors inconnues aux Grecs. Son Periegesis ou Tour de la terre , traité de géographie ancienne , a fourni de précieux matériaux aux historiens subséquents. Il laissa, sous le titre A* Histoire des Généalogies, un tableau raisonné des généalogies des familles illustres de la Grèce, et par là répandit de vives tamises sur l'histoire des temps héroïque*. C'est du inoins ce qu'on s'accorde à dire de cet ouvrage. Toujours il employa le dialecte ionien. Son style ne manquait pas, dit-on, des qualités particulières à ce dialecte, c'est-à-dire de douceur et d'élégance. Il prépara les voies à Hérodote. Les fragments qui nous restent de lui ont été publiés dans les Historicorum Grxcorum Fragmenta de Creuzer ( lieidclberg, l»0fi). On peut consulter aussi les recl>crches de l'abbé Sévin dans le tome VII des Mémoires de F Académie des Inscriptions.^ Ch. NisAnn.
UECATEE d'Abdère, philosophe sceptique et disciple «le Pyrrhon, vivait sous Alexandre le Grand cl l'totémëc 1". Il traita, nu rapport de Diodore de Sicile, de la philosophie égyptienne. Il passe aussi pour avoir écrit sur l'histoire et •or la géographie. Mais on le confond peut-être avec son homonyme, sur ce dernier sujet du moins. On lui attribue une Histoire des Juifs qui leur est si avantageuse, qu'Hasannius Philon , au témoignage il'Origènc, dans son premier livre contre Celsns, inclinait a croire qu'il était de leur religion. Josephc en cite aussi quelques passages honorables pour les Juifs dans son premier livre contre Appion; mais on n'en saurait conclure que Hécate fui juif. Il reste de lui quelques fragments qui ont été publiés par Pierre Zoraius; (Altona, I730). Ch. Nisum.
IIÉCATÉSIES, fêtes et sacrifices en l'honneur d'Hécate. On les célébrait chaque mois, à Athènes, au milieu d'un grand concours de peuple, les liabitants de cette ville dressant à la déesse, devant leurs maisons, des statues qu'ils appelaient h»rrd. A chaque nouvelle lune, les gens riche» donnaient en son honneur un repas public dans les carretours auxquels elle était censée présider, repas qu'ils nommaient 'Exdrnv; «îïnvov : ces festins étaient surtout destinés aux pauvres. Dans les fêles de la déesse, les sacrificateurs leur distribuaient aussi un certain nombre de pains, les issues des victimes et d'autres provisions : c'était la principale subsistance des malheureux.
HÉCATOMBE (en grec Urtiy&t, de Ixavov, cent, et fioù;, Ixruf). On appelait ainsi le sacrifice de cent bnuifs iminolis en l'honneur d'unedivinité. Le prix excessif de l'offrande la rendit rare dans l'antiquité; le plus souvent, on remplaçait les taureaux par cent l>ëtcs de la même espèce, mais de moindre valeur, comme des brebis et des chèvres. D'après les rites, on élevait cent autels de terre ou de gazon, où cent prêtres immolaient a la fois autant de victimes. L'histoire n'offre point «l'exemple que cette cérémonie ait été en usage chez les Hébreux, mais seulement chez les Grecs et les Romains. Par une subtile simplicité, les anciens substituèrent souvent vingt-cinq bêtes, c'est-à-dire cent pieds à cent têtes d'animaux : ils imaginaient par là conserver au sacrifice le nom d'hécatombe, l'ythagore, qui s'abstenait de tout ce qui avait vie , offrit cent petits bœufs de pâte. On croit quo «cette cérémonie fut instituée par les Lacédémoniens , qui ayant cent villes faisaient tous les ans un sacrifice de cent bruis : chaque ville . selon Strahon, en immolait un pour le salut du pays. Quelques empereurs, pour signaler leur munificence, immolèrent des lions et des aigles. Ce sacrifice, qu'on offrait pour aitaiser la Divinité, n'avait lieu que dans les gramlcs occasions, suitout dans les calamités publiques, coiiiinc "il temps de peste ou de famine. C'est «lu grand nombre d'hécatombes, ou suuli.es oflerts dans le premier
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mois de l'année athénienne, que oe mois tirait le nom d'fef-
catombéon.
HÉCATO.M BEES. Ces fêtes célébrée* par les Argier», et a fcgiiic, colonie d'Argos, en l'honneur de Junon et suivant d'autres en l'honneur de Jupiter ou d'Apollon, tiraient leur nom de ce que le premier jour on offrait au dieu ou à la déesse une hecatombe ou sacrifice de cent bœufs.
HECATONCHIRES (de txatov, cent, et x«* main). l 'oyez Ct-vriHiNE*.
HÉCATOMTARQUE ( en grec iwxo-ntyxn . de tUacTov, cent, et ipx*», Je commande). Poyrs Cumaio*.
HECIILNGEN, capitale de la principauté de llohenzoUern-Hechingen , est située au pied du Zollerberg , sur | lequel on voit encore aujourd'hui les ruines du vieux château féodal, première demeure des seigneurs de Hohenxol- 1 lern. Cette petite ville, qui n'a guère plus «le 3,A00 habi- [ tants, possède trois églises, dont une est assez remarquable, par son architecture. On y voit aussi un château de cens- 1 truction moderne, la Villa Eugema, bâtie sur remplacement ■ occupé par un vieux manoir tombé en ruines. Dans ce* | derniers temps, on y a éhblt des bains sulfureux, qui attirent beaucoup de baigneurs.
HECKER (FttÉbÉaic-CiiJUiL£8-FR4Nçots), révolutionnaire hadois, né le 28 septembre 1811, à Kichtersherm , exerçait avec distinction la profca oïi d'avocat aupcès de la cour supérieure do Manhcim, lorsqu'il fut appelé, au mots de juillet 1842, à siéger dans la seconde chambre badoise. Celte élection, eu le jetant dans la politique, décitla «le son avenir. Orateur éloquent et hardi, il prit immédiatement place parmi les membres les plus fougueux de l'opposition, et acquit une grande popularité. Sa réputation ce répandit en Allemagne, à la suite du voyage qu'il lit en 1845 , avec ! Itzstein à Slcttin, et qui ?c termina |«ar son expulsion des États prussiens. A dater de 1*46, il s'éloigna de pins en plus de l'opjiosilion constitutionnelle et se rapprocha de l'opposi- | tion démagogique, qui commençait à s'agiter en dehors du | parlement. Dès le commencement de l'année suivante, le ! désaccord fut complet entre lui et «et anciens amis poli- . tiques, et Hecker donna sa démission. Étroitement lié atee SI ru ve, il se plaça des lors do plus en plus ouvertement à ' la tête du parti démocratique, qui publia son programme a ' la première assemblée d'Oftenburg, au mois de septembre 1647. Ses amis constitutionnels le décidèrent pourtant à accepter un nouveau mandat, et il rentra dans la chambre en décembre ; mais la révolution de Février vint bientôt ouvrir devant lui une autre carrière. Plus les anciens chefs de l'opposition constitutionnelle se tinrent alors à l'écart, plus l influence de Hecker s'accrut sur les masses, favorisée qu'elle était par ses talents oratoires et |>ar les grâces de sa personne ; avantages qui faisaient de lui le véritable type de l'agitateur populaire. Toutefois, il garda «l'abord quelque mesure, et rien ne semblait plus loin de sa pensée qu'un coup de main révolutionnaire.
A l'assemblée de Heidelberg, le S mai, il se proclama démocrale socialiste, il est vrai, mais il se prononça en même temps sans hésiter contre l'établissement d'une république. Cependant il ne tarda |«s à se placer à la tète de la gauche | révolutionnaire, par .une profession de foi républicaine.
N'ayant pu faire voler la permanence de l'assemblée, et la i proposition d'une épuration de la diète n'ayant passé qu'avec des amendements, il donna sa démission ainsi que ses amis; mais il la retira bientôt, sur les instances d 'Itzstein. L'échec qu'il avait subi fit naître en lui ridée de tenter un coup de main sur Bade, et d'attaquer les petits États du midi de l'AIi lemagne avec le secours des ouvriers allemands que l>edru- ' Rollin envoyait sur le Khiu. Le combat de Kandern déjoua ' sou entreprise sur Constance (13 avril 1849) et dispersa | les colonnes d'ouvriers. 11 s'enfuit en Suisse, et se retira à : Mutteu/, dans le canton de Bâle, où il publia une relation du Soulèvement populaire dans le pays de Bade, et fit paraître un tournai , L'.lmi du Peuple, dans lequel il attaqua avec violence le parti constitutionnel. Son espoir d'outrer
Je parlement ayant ét«î déçu par le refus de l'assemblée nationale de valider l'élection du canton badois de Thiengcn, il se décida à «migrer, et s'embarqua pour l'Amérique dans le temps même où eut lieu la malheureuse expédition de Struve. Il y acheta des terres avec l'intention de les cultiver ; mais la révolution de mai 1819 et un décret du gouvernement provisoire de Bade le rappelèrent en Europe. Lorsqu'il arriva a Strasbourg, vers le milieu de juillet, la révolution badotse était abattue, en sorte que «on voyage ne servit qu'à le rendre témoin des disputes et des récriminations des chefs du mouvement révolutionnaire. Il retourna donc en Amérique, où il s'occupe aujourd'hui de la culture «l'une ferme près de BelleviUe, dans l'État de l'Illinois, sur le* frontières du Missouri.
llKŒSClIER(JEtN-GomvB-MAttiiice ), ancien membre de rassemblée nationale allemande et du ministère de l'Empire, est né à Hambourg, le 10 décembre 1707. Fils d'un riche banquier de celte ville, il reçut une excellente éducation; mais la campagne de I8I&, qu'il fit comme volontaire, l'enleva a ses éudes, qull alla poursuivre, en 1810, à l'université de Gcetlingne. Après s'être fait recevoir avocat dans sa ville natale*, il visita la Suisse, l'Italie, la France, l'Angleterre, et à son retour il s'appliqua avec succès à suivre la carrière qu'il avait embrassée. 11 avait atteint l'Age de quarante ans lorsqu'il commença à prendre une part active ans alfaires politiques. Il s'était déjà fait connaître comme journaliste et pobliciste lorsque le mouvement de 1 sis gagna Hambourg ; il se mit à la tète de ce mouvement avec Wurm et Ban mei* ter. et s'efforça de le contenir dans de sages limites. Député |tar sa ville natale an parlement «le Francfort , il ne larda pas à s'y taire remarquer par la clarté et la précision de son argumentation. Il blâma les attaques passionnée* dont la diète était l'objet , combattit la permanence du parlement, et proposa la formation d'un comité sur les mêmes bases, qui furent adoptées plus tard pour le comité des cinquante. Élu membre de ce comité, il se montra le constant adversaire des velléités belliqueuses de la gauche démocratique et de son penchant à sacrifier les intércMs de i'Allcro;»gne aux nationalités étrangère*. Lorsqu'il fut question d'établir un gouvernement central provisoire, il se prononça avec assez de force contre la diète, et s'éleva avec vivacité contre le renvoi du comité des cinquante, à qui il aurait voulu confier le soin de rédiger la constitution, prévoyant les diflicultés qui surgiraient si l'on confiait cette ceuvre à une assemblée aussi nombreuse que le parlement, et si i on restaurait l'autoritédes gouvernements Elu membre du parlement par sa patrie, Heckschcr travailla de tout son pouvoir, comme rapporteur du comité du droit des gens, à inspirer à ses collègues des sentiments de modération et de prudence dans la question du Holslein, en leur prédisant l'oppos;:ion qu'ils rencontreraient de la part des gouvernements européens; il prit aussi une grande part aux débats relatifs aux rapports de l'assemblée avec les gouvernements et au tboix du vicaire de l'Empire.
Comme membre de la députation qui fut cltargée de notifier à l'archiduc le vote de l'assemblée et de l'inviter à se rendre à Francfort, c'est lui qui porta la |wrole, et il gagna la confiance personnelle du nouvel élu, qui lui donna le ministère de la justice (juillet 184» ). Ilcckscher accompagna donc le vicaire de l'Empire dan* son voyage à Vienne, et à son retour, le ministère ayant été constitué définitivement. Il prit le port cJcui Ile des affaires étrangères. La conclusion de l'armistice de Malmoë, qui fol incontestablement un échec pour l'Allemagne, eut des résultais funestes pour lleckscber, qui réussit, il est vrai, à faire adopter au second scrutin la convention » laquelle il désirait lui-même apporter des modiiKMtion*, mais qui n'en resta pas moins sous le coup du mécontentement public. Peu s'en fallut qu'il ne tombât victime de la fureur po|Milaire et qu'il ne partageât le sort d'AnerswaM et de I Jchnowsky. Il ne rentra pas dans le nouveau cabinet, mais il reçut une mission à Turin et à Naple*.
il retourna à Francfort dans
un moment où tes questions con^titutionncllesles plus graves étaientà l'ordredu jour. Il se prononça avec force contre l'unina avec l'Autriche et l'établissement d'une confédération telle que la proposait le programme de Gager n, et de concert avec Welcker il s'efforça, en opposition avec le plan d'un empire prussien héréditaire, d'organiser le parti qui prenait le titre de grands Allemands. Le voyage qu'il lit à Vienne avec Sommaruga et Hcrmann, dans le but de s'entendre avec le ministère autrichien au sujet de la constitution, ne réussit pas, traversé qu'il fut par la proclamation de la constitution autrichienne du 4 mars ; mais il n'en continua pas moins à prendre une part active aux débats qui s'ouvrirent sur la proposition d'établir un directoire. Ce plan ayant échoué, Heckschcr quitta la scène politique, et retourna dans sa patrie, où il reprit sa première profession. Sa pénétration, son calme, la force de ses raisonnements, l'avaient placé parmi les principaux orateur* de l'egliw Saint-Paul; mais toute sa conduite politique trahit l'avocat. HÉCLA (Mont). Vot/et Huis.
HECTARE, HECTOGRAMME, HECTOLITRE, HEC- TOMETRE (du grecixTov, contraction d't**tov, cent) . Voytz Ane, Gramme, Lmu?, MfcnuE etMÉnuocF. (Système).
HECTIQUE. Cet adjectif, dont l'étyiuologie est incertaine , est employé vulgairement , et peu par les n«édecin«, pour désigner un individu maigre, ctiélif, comme desséché : on l'applique à l'homme comme aux animaux. I*s maladies des viscères , et surtout celles des poumons , produisent communément cet état de l'organisme appelé hectute, et ordinairement accompagné d'une fièvre peu intense , qu'on 1 nomme en conséquence /i èvre hectique. L'hectisie, comme I la consomption et la colliqnation , est dans la majeure partie des cas le signal d'une atteinte grave portée a la vie; cependant elle peut, ainsi que la maigreur, avec laquelle on la confond souvent , se concilier avec une saak satisfaisante. Néanmoins , aussitôt qu'on la voit se nun:fester, elle doit éveiller la sollicitude, surtout pour le* enfants. C'est principalement quand la fièvre hectique aocotupn^ne un amaigrissement rapide on gradué , qu'on dort concevoir des inquiétudes et s'empresser de reclieretier la source d'un mal qu'il est souvent difficile de découvrir. Cette fièvre se reconnaît aux symptômes suivants : La peau acquiert une chaleur pins forte qu'habituellement, el fait percevoir au tact une sensation acre, surtout sur la paume des mains et sur la plante des pieds; le poub est petit, serré et fréquent : c'est principalement le soir et après le repas que la peau s'écliaufle et que la circulation s'accélère; le coloris pâlit, devient terne, plombé, u ce n'est sur les joues, qui présentent une rougeur arrondir, une transpiration abondande se manifeste souvent le mat a et sur la partie supérieure du tronc ; la respiration est courte et accélérée , comme le cours du sang ; le sommeil «si troublé par des rêves, mais l'appétit se conserve souvent, et il n'est |«s rare de le voir exagéré. Mon que la maigreur augmente. Tous ces accidents s'accroissent par degrés et se compliquent avec d'autres, la diarrhée , de* sœorexcessives, etc. Comme la fièvre hectique est un effet . il ne faut pas s'occuper de la combattre par les febn/vyn, médicaments qui aggravent fréquemment la maladie . « point de la rendre incurable. Ce*t la cause qu'il faut al laquer; mais il est des cas où il est impossible de drw»vrir d'où elle provient : on voit des individus parraina toutes les phases de cette fièvre, tomber dans l'état extrême d'bectisie, qu'on appelle marasme, et sans que l'examen du cadavre puisse f aucune lésion organique. Ces cas sont rares , et ils ne <b» | vent point empocher de rechercher l'origine de la tki* | hectique aussitôt qu'elle appxratt; car c'est à ' qu'on peut principalement espérer de la guérir.
V Cmm
HECTOR, né vers l'an 1700 avant J.-C, était le pte brave, le |dus vertueux, le plus beau après Paris, sua frère,* le plus fort des ncoffils qu'Hécnbe donna à p r ia m, rw *