‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 63 sur 614 · GAÉLIQUE · texte numérisé non relu

GAÉLIQUE

généralement petites, une téte assez grosse, une gueule largement ouverte, armée de dents implantées sur les mâchoires et sur le vomer, un estomac très-grand , avec de nombreux caecums auprès du pylore, complètent les caractères les plus constants du genre gode.

GADOLJNITE, silicate multiple dont les principales bases sont les oxydes dec é r i u m , d'y ttrium, d' erbium, etc. La gadolinite est compacte, et d'un noir velouté.

GADOUE ou ENGRAIS FLAMAND. La méthode usitée en Flandre pour utiliser les vidanges est beaucoup plue rationnelle, et surtout plus hygiénique que la confection de la poudre lté. On donne le nom d'engrais flamand ou gadoue aux excréments humains retirés des fosses d'aisance, et conservés dans des citernes voûtées placées audessous du sol, sur Le bord d'une route, et à proximité des champs cultivés. Ces citernes, dont le fond est en grès et les murs en briques, sont remplies quand les travaux agricoles le permettent au cultivateur : on laisse fermenter cet engrais quelques mois avant de s'en servir, et on a soin d'ajouter de la matière à mesure qu'on en retire.

L'engrais flamand est destiné principalement a activer la végétation des plantes oléagineuses et du Ubac, qui donnent le plus de bénéfice; il s'emploie nous forme liquide; ou le transporte aux champs sur des chariots, renfermé dans des barils. Arrivés a leur destination, on vide ces barils dans des baquets, ou on puise l'engrais a l'aide de longues cuillères en fer pour le verser sur les semences. Les graines échauffées par celte matière en fermentation se développent prouiptement, et y puisent une nourriture abondante. Cet engrais est aussi d'un emploi très-avantageux après le repiquage des jeunes plants ; on le verse a la main pour éviter d'en mettre sur les feuilles. Il faut une grande habitude aux cultivateurs de la Flandre pour supporter l'odeur Infecte et repoussante qui s'exhale de la gadoue. Au reste, ces émanations ne sont nullement insalubres.

GAÉLIQUE ( Langue ), idiome parlé de nos jours encore par les |taysons montagnards de l'Ecosse, qui l'appellent kimri on cumreag, et dont l'origine est la même que. celle de la langue erse, c'est-à-dire l'ancien celtique ou langue des Celles. Gant, dans son ouvrage intitulé Thoughts on the Origin and Deseent qf the Gaels ( Edimbourg, ISI4 ), prétend que le gaélique est un des idiomes les plus anciens du monde, et qu'il provient des Pélasges; seulement il oublie de nous apprendre quelle langue parlaient les I'élasgcs, à l'égard de laquelle nous manquons à peu près de tout renseignement positif. Quoi qu'il en soit, le gaélique n'est plus guère [tarte aujourd'hui que dans les Iles du nord de l'Ecosse , oh, malgré tous les efforts du gouvernement anglais, la population persiste à repousser la langue des vainqueurs.

Le gaélique est plein de sons gutturaux , el l'écriture en est hérissée de consonnes qui cependant ne se prononcent pas; aussi une société savante a-t-elle proposé un prix pour l'introduction d'un système d'orthographe plus rationnel. La littérature gaélique consiste surtout en vieilles traditions poétiques, que les bardes se transmettaient jadis les uns aux autres, qu'ils chantaient dans les fêtes de famille, et dont quelques-unes se sont conservées jusqu'à la fin du siècle dernier. Les poésies d'Ossian, traduites en langue vulgaire par Macpherson, paraissent en avoir fait partie. Mais ce ne sont pas là les seules poésies des Gaels; leurs chants lyriques peuvent aujourd'hui encore se compter par centaines; les plus beaux furent composés, à ce qu'on présume, dans les premiers siècles de notre ère. De là jusqu'au douzième siècle , il y a interruption dans la tradition poétique, peut-être bien parce que les bardes de cette époque ne composèrent rieu qui valût la peine l'être conservé. Mais à partir du treizième siècle ils trouvèrent de fécondes inspirations dans les guerres intestines et féodales des divere clans; et on possède une assez riehe collection de citants composés au moyen âge. Dans les siècles suivants, les anciens bardes onl eu pour successeurs plusieurs poètes dont

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