GAGERN
lévrier 1808, a ce que cette place fat occupée par un corps français; maïs le prince de Hesse-Philippsthal, qui y comm andait au nom du roi de Naples, refusa d'obéir aux ordres qui \ lui étaient transmis, et contraignit Masséna à entreprendre , i à la suite d'unètroit blocus, un siège régulier, qui se prolonge | jusqu'à ta fin de juillet, époque où une blessure presque mortelle que fit au prince de liesse un éclat de bombe , I amena la reddition de la ville. En 1815 et en 1821 Gâta : resta pareillement pendant assez longtemps aux Autrichien'*. De nos jours, le séjour que le pape Fie IX vint y taire, à la suite de la révolution romaine, depuis le 25 novembre 1848 jusqu'au 4 septembre 1849, a donné une célébrité nouvelle à .la ville de Gaète.
GAETE ( Duc de). Voyez Gavdm.
GAFFE, fer à deux branches , l'une droite , un pea j pointue, l'autre crochue, tenant toutes deux à une douille : commune, qui s'emboîte sur le plus gros bout d'un manche ' Le manche est droit, de la grosseur de celui d'une Mcbe | ordinaire , long de 4 à 5 mètres, ou de 1",60 à 2", selon qne ; la gaffe est destinée pour l'avant ou pour l'arrière d'une emj barcation. On se sert de la gaffe pour pousser les embarcations au large d'un navire ou d'un quai au moyen du 1er i droit, et se défendre des abordages ; ou bien encore pour faire mouvoir ou approcher le canot, au moyen du 1er 1 courbé ou crochet. En termes de marine , se tenir, se bat- J tre, etc., à longueur de gaffe, c'est se tenir, se battre, etc., i 1 très-petite distance. Avaler sa gaffe, c'est mourir; être tout comme un manche de gaffe, c'est être extrêmement maigre. Les pêcbeu rs se servent d'une sorte de gaffe très-longue pour tirer le poisson à terre. Merlin.
GAFFOZ ou GAIIÈTES. Voyez Cacovs.
G A GAMIN ( Famille). Les princes Gagarin font remonter l'origine de leur maison à Rourik, prince souverain de Star»doub. Le personnage le plus remarquable qu'ait proM cette famille russe fut sans contredit Mat Mus Gag ibis, goo verneur général de la Sibérie sous Pierre le Grand. Qua*l la guerre contre Charles XII prit une mauvaise tournure pour son maître, Gagarin conçut le projet d'arraclier la I Sibérie à la domination de la Russie, et de s'en déclarer souverain Indépendant. Mais il tut arrêté à Saint-Peter*- , bourg, avant d'avoir pu mettre ce projet à exécution, et pendu devant les fenêtres du sénat , quoique Pierre lui col rormeileinent promis sa grâce s'il s'avouait coupable. Parmi les membres aujourd'hui vivants de cette famille, i nous citerons Sergii Sergiejetctcz Gacarm. grand maître de la cour; Sergii roanowiez et Panl Paulowlcz G««r« . membres du sénat;etle général Alexis Ivanotcicz dcuii', gouverneur militaire de Kutaîsk.
GAGE. On entend par gage le nantissement d'a.w ctoxe mobilière qu'un débiteur remet à un créancier pw>r sûreté de sa dette. Prêter sur gages, c'est prêter en avant pour garantie du prêt un objet d'une valeur le plus souvent supérieure à la somme prêtée. Le mot gage se dit également d'objets que l'on dépose dans certains petits jeu x de société.
Au pluriel, le mot gage signifie salaire : ainsi, on dit : les gages des domestiques. Les gages des gens de service pour l'année échue, et ce qui est dû pour l'année courante, sont rangés par le Code Civil au nombre des créances privilégiées. Au figuré, on dit casser aux gages pour exprimer qu'on renvoie quelqu'un d'une position qu'il occupait Ce mot se prend toujours alors en mauvaise part. Le retrait du gage par le débiteur, son cessiooaire ou son fondé de pouvoir, s'appelle dégagement (voyez Movr-oR-Pievr).
GAGE ( Lettres de). Voyez Créoit roscir*.
GAGERN ( JF.AN-CHRurror*tiE-EftKE4T , baron ne), naquit près de Worros, en 1766. Entré de bonne Imure au service d'une des brandies de la maison de Nassau, il M chargé, en 1791, de la représenter à la diète de l'Empire.*1 plus lard à Paris. Obligé de donner sa démission, par suite d'un décret de l'empereur Napoléon, qui interdisait a tout les individus nés sur la rive gauche du Rhin la faculté de
GAGEKN
servir une autre puissance que la France, il se retira à Vienne, i Ea 181 4 il fut appelé, avec le titre de ministre d'État, à l'admis*** ration des possessions de U maison de Nassau ; en 1 8 1 5, il assista an congrès de Vienne comme représentant du roi des Pays-lias, et réussit à obtenir des agrandissements de u-mioire en faveur de la Hollande. Mais il échoua alors dans ses efforts pour faire enlever l'Alsace à la France. Le roi des Pays-Bas le nomma ensuite son ministre près la ttrfjWwation germanique, fonctions qu'il conserva jus- <]u>n Ih|8 ; et dans la correspondance qu'il échangea avec M. de Metternich avant l'ouverture de la diète, oh voit qu'il insista pour l'adoption de mesures qui eussent astaré l'union politique de l'Allemagne. Dans le sein même de 11 JWe, il insista avec fore* pour que des constitutions
la Confédération. En 1*20 il se retira, avec une pension du roi des Pays-Bas, dans sa terre de Hornau ( grand-duché de Ht-v-o-Darrnstadt ). Devenu alors membre de la première rUambre de» états du grand-duché, sans appartenir précisément à une opposition systématique, il se distingua en tonte occasion par ses tendances patriotiques et philanlhrupiqaa. Cruellement éprouvé en 1848 par la mort de son fib Frédéric, et par celle de sa femme, qui lui avait donné é\ entants, il avait complètement renoncé à la vie politique, fcnqae la mort vint l'enlever à Bornau, le 22 octobre I8M. On a de lui : Résultats de r Histoire des Mœurs ( fi vol. , 1 835-37 ) ; Histoire nationale des Allemands ( 1 826 ) , et VrUurue du droit des gens ( 1840 ).
GAGERN ( FaÉDÙuc-BAODOoi* , baron ne), l'on des fils du précédent, général au service des Pays-Bas, célèbre surtout par ta un lamentable , arrivée lors de la lutte que l'insurrection de Hecker amena dans le grand-duché de Bade, né le 24 octobre 1794, A Wàlbourg, entra d'abord au service autrichien, qu'il quitta ensuite pour passer à celui des Pays-Bas. Il était capitaine d'état-major en 1830, quand les événements militaires que l'année 1831 vit s'accomplir, le firent appeler aux fonctions de chef d'état- major du duç Bernard de Saie-Weimar. En 1838 il passa, sur sa demande, dans la ligne, et fut nommé colonel d'un régiment de cavalerie. Envoyé en 1843 dans les Indes orientales avec une mission importante, H obtint à cette occasion le grade dé &eoëral, et a son retour en Europe on lui confia le commun, cotent supérieur de la province de Hollande. Au prin- Wps de 1848, il s'était rendu en Allemagne avec un congé tenporaire, et il se trouvait dans le grand-duché de Bade •pnn-l y éclata Pinsurrection de Hecker. n parut l'homme I fjpabie d'inspirer de la confiance aux troupes chargées de la réprimer, et en accepta le commandement sans attendre I autorisation du gouvernement des Pays-Bas. Il chercha À amener par de sages représentations, et sans coup lérir, la dissolution de la bande de Hecker. Le 20 avril, il s'était déjà inutilement abouché à cet effet, à Kandern , avec les cliels du mouvement, lorsque, une demi-heure plus tard, les deux troupes se trouvèrent en présence à Scheideck. « Avancez, génétal! » lui eria-t-on des rangs des insurgés; plein de confiance , Gagera alla encore essayer d'un accommodement , et ayant échoué dans tous ses efforts pour déterminer les insurgés * mettre bas les armes, il avait rejoint sa troupe, et se disposait à monter à cheval pour aller opposer la force à la force, quand une décharge partie des rangs des insurges retendit 'oide mort. Cette lin tragique d'un homme de bien, d'un général distingué, causa une douleur générale
GAGERN ( Hrstu-GciUArjnrvAuGtsTF. , baron de), frère dn précédent, et dont le nom fut on moment si populaire en Allemagne, est né en 1799, a Bai reutil, et a fait ses études juridiques à Gœttinguc, à IénacU Heidelberg, après avoir combattu à Waterloo. Il s'associa alors aux efforts tentés par la Burschen scha/t pour régénérer l'Allemagne. Ses études arliérées, il entra dans l'administration du grand-duché de Hesse-Dannstadt, et fut élu, en 1922, membre de la seconde clmmbre des états, au sein de laquelle il vota toujours sur
les questions de principes dans le sens le plus libéral. Mis à la retraite, lors de la dissolution de cette assemblée, il envoya au ministère la démission de ses divers emplois, en refusant la pension qu'on lui offrait, sans doute pour acheter son silence; et il donna alors une nouvelle preuve de son indépendance en déclarant à ses concitoyens, qui voulaient suppléer à cette pension par une souscription patriotique , qu'il n'accepterait pas cette marque de leurs sympathies. Elu de nouveau, comme propriétaire, membre des diètes de lH3i et 1835 , il fut l'un des chefs de l'opposition dans ces deux assemblées; mais quand la politique illibérale du gouvernement eut réussi à en restreindre l'action politique , il cessa d'y paraître, pour ne pas se prêter à une comédie représentative, jouée uniquement au profit du pouvoir.
Il n'accepte de nouveau le mandat électoral qu'en 1847 , moment où la ville de Worros le choisit pour son représentant , à la suite de nouvelles élections générales , qui amenèrent à la chambre une majorité libérale comme on n'en avait encore jamais vu d'aussi forte. La diète venait à peine de s'ouvrir quand éclatèrent les terribles orages de I8i*; et dès le 27 février, à la nouvelle des événements dont Paris avait été le théâtre , il développait dans la seconde chambre une motion tendant a provoquer la création d'un cabinet capable de protéger et défendre tant à l'intérieur qu'à l'extérieur l'indépendance et la liberté de l'Allemagne , de même qu'à faire adjoindre au chef provisoire de l'Empire une représentation nationale composée d'une chambre des princes et d'une chambre populaire. L'agitation révolutionnaire ne larda point à gagner aussi le grand -duché; et le grand-duc s'élant alors adjoint son fils comme co-regent, celui-ci appela aussitôt M. de Gagcm à prendre la direction des affaires. Dans une éloquente proclamation, en date du C mars, le nouveau ministre exposa les principes que se proposait de suivre le cabinet réformiste. Dès lors aussi la solution à donner à l'importante question de la constitution de l'Allemagne fut sans cesse l'une de ses plus graves préoccupations. Appelé à faire partie du parlement préparatoire ( vorparlament ) qui devait se réunir à Francfort le 3t mars, il exerça tout aussitôt une influence décisive sur cette assemblée, dont la plupart des votes les plus importants furent rendus sur des motions présentées par lui. A partir de ce moment, il n'y eut pas en Allemagne , pendant quelque temps, d'homme plus influent ni plus populaire. Son énergie, sa franchise, sa loyauté, l'enthousiasme généreux que respirait chacune de ses paroles, joints à un extérieur imposant et éminemment chevalcre-quc, le rendirent l'expression la plus vraie en même temps que la plus élevée de la première phase de l'agitation de 18 ia, moment où tous les esprits, pleins de confiance dans l'avenir, ne doutaient pas de la possibilité de régénérer politiquement l'Allemagne et de constituer enfin l'unité nationale. Quand le parlement national s'ouvrit, le 28 mai, à Francfort , il élut pour président M . de Gagera , qui dans l'intervalle avait résigné son portefeuille en qualité de ministre du grand-duc de Darm* stadt, et des élections nouvelles le maintinrent constamment à la présidence de cette assemblée jusqu'au moment où il fut appelé à faire partie du ministère de l'Empire. Il ne contribua pas peu alors à déterminer l'élection de l'archiduc Jean en qualité de vicaire de l'Empire. Les complications qu'amena l'antagonisme de la Prusse et de l'Autriche dans la question d'un pouvoir central à constituer en Allemagne le trouvèrent à la hauteur des difficultés et des périls d'une telle crise; et le 15 décembre 1948 il fut appelé par l'archiduc, vicaire de l'Empire, à présider son ministère; mais le projet de constitution, à la rédaction duquel il avait eu une grande |»art, ayant été rejeté snr la motion du député Wclcker, Il donna sa démission en même temps que tous ses collègues ( 21 mars 1849). i
Le relus de la Prusse d'accéder a la constitution dans la forme nouvelle qu'elle avait reçue remit tout en question. M. de Gagcrn s'eiforça vainement de se |ioser médiateur entre le parti démocratique extrême et celui de la réaction; rôle d'un homme de bien et d'un bon patriote, mai* qui ne