‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 83 sur 614 · GALIEN · texte numérisé non relu

GALIEN

Le climat dans l'intérieur du pays est âpre , et sur tes terrasses voisine» des cotes humide et tempéré. La natore Ai sol varie beaucoup : aride et stérile ici, il se couvre là des plus riches pâturages , et se prête même à a culture de la vigne et des orangers.

Les habitants, appelés en espagnol Galirgns, sont une race vigoureuse, énergique et laborieuse. Ils parcourent l'Espagne en cherchant partout a K.igner et à amasser an moyen des plus rudes travaux un peu d'argent pour revenir phn tard se fixer dans leur pays natal. Tous les porteurs rt eso à Madrid sont des Galiciens. Comme soldats , ils forment d'excellentes troupes , remarquables par l'exacte discipline qu'elles observent, par la facilité avec laquelle elles supportent les plus grandes privations, lalaim, la soif ; aussi conviennent-ils surtout au service de l'infanterie. On les appelle souvent les Gascons de f Espagne; et effectivement il y a une ressemblance frappante entre le caractère de ces deux races. La pèche et la navigation constituent les principale» occupations des habitants de la Galice, et c'est deper» p» seulement que quelques fabriques de toiles ont été lonoVw dans le pays. Les villes les plus importantes de la Galice, après Saint-Jacques de Compost elle, son chef-Heu , «oui La Co rogne et Le Fer roi, tonte* deux porta de mer et entourées de fortifications. II fant encore mentionner Zu^, ville de 5,000 habitants ; Orense, dont le chiffre de pnptrUtion est le même, avec un beau pont sur le Minho; Ponte- ! vtdra, avec 3,000 habitants, nn port et nn pont sur le Ce- ■ rez ; Tuy, avec 5,000 habitants et une forte dtadefle; Ffrero | et Vigo, petits ports, chacun avec 3,000 habitants. GALICIE. Voyez Gallicir.

GALIEN (Clacm;), naquit sous le règneYclairé d'Adrien, vers Fan 131 de l'ère chrétienne, à Pergame, ville de l'Asie Mineure, fameuse par son temple d'Kscnlape En conséquence d'un songe de son père, ses études furent dirigées vers II médecine, ce qui ne l'empêcha point de cultiver la philosophie, dont il suivit les plus grands maîtres. Avide d'instruction, il parcourut studieusement la Grèce, suivit les leçons des professeurs d'Athènes, visita l'Asie Mineure, et te fixa plusicur* années a Alexandrie, alors la seule ville du monde où l'on enseignât l'anatomie de l'homme. Toutefois, Galien ne trouva dans cette cité que des moyens d'étude fort restreints. Alexandrie ne possédait que deux squelettes humains, et la dissection des cadavres y était interdite. Galien disséqua principalement des singes; et sa description du larynx en est ta preuve. Il se procura d'ailleurs des squelettes de brigands laissés sans sépulture ; les oiseaux de proie, dit-il, prennent soin de préparer ces squelettes. Avec des éléments aussi imparfaits, on comprend combieo il s fallu de mérite à Galien pour composer ses ouvrages d'analomie et de physiologie, en particulier le De Vsu Parti** et l'ouvrage intitulé De Locis offre lis, où quelques erreur* de détail ont de 6\ puissants motifs d'excuse et de si nombreuses compensations.

Galien exerça quelque temps la chirurgie à Pergame, son lieu natal. Il y tint même une officine pour la vente des remèdes. Mais U se rendit bientôt à Rome, où il eut comme médecin un succès incomparable, une vogue inouïe. Se* profondes éludes, l'habitude du travail, son érudition, sa facilité, sa jactance, sa parole brillante, he placèrent au-dessus de toute rivalité , et l'exposèrent aux jalousies. Jamais médecin n'eut plus d'ennemis et n'excita tant de haines. Le père Labbc, qui a fait l'histoire de Galien par année, dit que trois fois U quitta Rome devant la jalousie de ses | confrères. Le malheur est que la peste régnait alors ; et l'on I peut croire que la crainte de la contagion ne fut pas étran- [ gère à cet exil momentané mais réitéré, j 11 était le médecin et l'ami assidu de Lucius Vérns, et, ce qui est bien plus honorable, de Marc-Aurèle. Alors que, pendant la peste de Rome, Catien s'était retiré à Pergame, ces deux princes 6'étaient eux-mêmes réfugiés à Aquilée, tant la contagion prétendue inspirait de terreur eu ces temps éloignes. Appelé à Aquilée par les deux empereurs, Galien

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