‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 84 sur 614 · G ALI EN — GALILÉE · texte numérisé non relu

G ALI EN — GALILÉE

<nwf> Pergame et se rend près d'eux. Mai* bientôt la peste

te (tectere à Aquflée, et les empereurs se sauvent Ter» l'Ai»

fime. Marc-Aarèie , si brave a la guerre, avait peur d'une épidémie : faible ex rase pour GaKen!

La médecine «fc Galien est loule île raisonnement ; et comme il ignorait les laJU réels, H raisonnait sur des faite hypothétiques : on le voit sans cesse disserter sur les éléments, sur l'état de* humeurs , les intempéries, le sec et l'humide, les tenir» ramrnts , etc. Il n'aflectait au reste aucune doctrine

ri les avait tentes étudiées, il it toutes. 11 si montrait méthodiste avec les empirique*, empirique avec les roéllMxhstes. Son avis prévalait constamment, sinon par la bonté de sa doctrine, au moins par la puissance de son esprit et la vivacité de son tangage, diffus, prolixe, mais toujours mélbodiqnc, comme est le style de ses ouvrages, si contrastant avec la concision et le desordre rie* sentences hippocratiques. Boerhaave a ditd<' Galien qu'il a beaucoup nui et beaucoup servi, sans <WUrer si c'est l'utilité qui l'emporte : multum profuit.

le* «impes de Gai if n sont remplis nuisaient au progrès de la medmne- d'observation; en ee point elles ont retardé , orréle la marche de l'esprit humain. An Ht des malades , rendant dm siècles, m grande affaire n'était pas d'étudier en q?ioi ITiororne souffrait, il fallait savoir ce f]ii eu eut pensé Galien; et plutôt que d'étudier des symptômes appréciables, on feuilletait des in-folio exigeant interprétation. Pendant qu'on interprétai», le malade allait tout doucement retrou-

asatotnie La structure de l'homme n'a point changé; et comme anatomiste , Galien est toujours jeune : on le prendrait pour un contemporain. Boerhaave lui-même s'instruisait a «es leçons , et bien d'autres que Boerhaave. A l'excepnon de farachnoide, il connaissait les méninges ou membranes du cerveau ; il savait que le cerveau est insensible h la snr- (ace, et n'ignorait pas tes mouvements d'élévation et d'abaiswvnent que lui communique la respiration II connaissait comme non les phénomènes do croisement nerveux , et srtaqne autant que Lorry, LegaUois, M. Htmrcns, le point te \» mnelle vertébrale qui préside aux mouvements vitaux : Gahen rrayart ce point placé vis-à-vis la deuxième vertèbre cervicale. S'il n'a pas découvert les nerfs récurrents, ou laryngé» bjf rieurs, an moins les a-t-fl Hen décrits; et i avait observé que les nerfs vertélmtux président a la fois aux actes de sensibilité et de mouvement. Il n'arirorftart encore que sept paires de nerfs cérébraux, an fin des douze que nous connaissons ; mais il niait comme nous que les nerfs optiques fussent croisés. Comme les partisans actuels du fluide nerveux, il croyait les nerfs canalicolés; son erreur était de placer le siège de l'olfaction dans les ventricules du cerveau , et de faire passer les odeurs par les trous de la lame cnMée de l'elhmoide.

11 savait que les artères contiennent du sang, et recourait a la compression des vaisseaux pour arrêter les tiémorrhagies ;

il n'avait pas le moindre soupçon que le sang î, quoiqu'il se rendit un compte judicieux de l'utilité

Aucun naturaliste, sans excepter Buffon, n'a donné de U main et du pied une description aussi complète et aussi ne que Galien. Cest lui qnl compare les organes à la forge de Vulcain, où tons les ontils, égaleanimés, se mouvaient d'eux-mêmes. Le premier il avait remarqué que les muscles des mâchoires sont d'une énergie proportionnée au genre de nourriture : en cela il avait devancé Cuvier, qui a placé Galien en conséquence fort au-dessus d'rTrppocrate, moins professeur et moins écrivain nue lui, mais penseur plus vrai et plus profond.

Ce que les philosophes et les méùccins anciens plaçaient w cour, l'intelligence et les passions , Galien lui le plaçait au cerveau.

Quoique le premier et le plus occupé îles praticiens de Rome, Gatk n néanmoins se livrait a des démonstrations publiques d anatomie ; et il composait pour la postérité on nombre prodigieux d'ouvrages, fruits de ses voyages et de ses veilles. Peu d'auteurs l'ont égalé pour la fécondité rie l'esprit. 11 avait écrit plus de MO livres sur la médecine seule, et 250 sur la philosophie , la géométrie, la logique et même la grammaire. Presque tous ces derniers ouvrages sont perdus, ainsi que plus de la moitié des antres.

Jusqu'au quinzième siècle , loua ceux qui ont écrit snr la médecine , sans excepter les Arabes, n'ont fait que commenter les oeuvres de Galien ou en donner des extraits.

Il exerçait à la Ibis toutes les parties de Part de guérir , comme nos médecins des campagnes , à cela près de te supériorité : il pratiquait des opérations et préparait les remède». Il avait la prudente coutume de n'administrer aucun médicament nouveau sans l'avoir éprouvé sur lui-même.

C'est à lui qu'est dû le principe que les maladies se guérissent par leurs contraires, méthode opposée à celle de Hahnemann, dont les partisans la repolissent soin le nom d'allopathie , qu'ils prononcent sur un ton d'injures.

GaKen divisait tout parquatre : il ad méfiait quatre cléments, tjuolre qualités élémentaires , quatre tempéraments , quatre humeurs, le sang, la pituite, te bile, fatrabile.

Galien connaissait du pouls tont ee qu'un grand médecin peut en savoir. Lui qui ignorait la circulation du sang et la cause des battements artériels , il composa jusqu'à seize livres sur le pouls. Le seul toucher d'une artère lui lit plus d'une fois prédire des hémorrhagies, des crises diverses, et découvrir des maladies et jusqu'à des passions C'est ainsi qnH découvrit que la maladie d'un maine avait pour cause son amour contrarié pour un baladin nomme Pilarie. U est vrai quD avait surpris ce Pilede aux genoux de sa malade.

Galien avait remarqué Pespèce dinqoiétude qu'éprouvent les malades a l'instant ou le médecin saisit le bras

cher l'artère. Il tira parti de celte observation. Il choisissait ce moment d'émotion pour obtenir d'eux, avec solennité , le serment de ne lui rien cacher de ce qui concernait son art et pouvait intéresser te guérison. De sorte que le pouls lui révélait d'autant plus de choses , que le malade, agité de crainte, montrait plus île sincérité. Il découvrit ainsi qu'un fiévreux avait quitté ses remèdes |>our ceux d'on guérisseur ignorant ; et Galien s'en vante avec orgueil. . . On dira peut-être que ce n'est pas ta du clMriatanisme. Peut-être ! mais c'en est bien près.

Cet homme si célèbre et si bai pendant sa vie, si admiré et tant commenté après sa mort , on ignore ou il mourut. On ne sait pas davantage quel lut le compte de ses jours , et si longue fut sa carrière.

On s'accorde h vanter l'ordre, l'intérêt instructif el l'enclialnement de ebacun de ses ouvrages. C'est |wrtout la même unité de vues, te même ostentation d'esprit, le même style, et partout la même ma n , une main souple et savante. IV Isidore Bovudos.

GAMGAÏ ( Éi.ko^ba ). Voyez Ancrk (marquistsd').

GAULÉE (e'est-a-dire en hébreu Contrée), nom que porta d'abord un petit district de la tribu de Nephtali où étaient venus s'établir un grand nombre d'idolâtres, et qu'on donna ensuite à toute te région située au nord de la Palestine, qui était bornée à l'est par le Jourdain, au sud par le territoire deSamarie, à l'ouest par la Méditerranée et la Phénicie et au nord par la Syrie et le mont Liban, et

comme berceau du christianisme, ce petit pays aaujounl'bui pour nous un intérêt tout particulier. On y remarquait surtout les villes de Naaareth, deCana etdeCapharn a u m sur le lac Tibériade, le fleuve le Jourdain et lemont T h a b o r. Les habitants de te Galilée difléraient de ceux de la Judée par leur accent rude et grossier, de même que par leurs idées , en général plus libres et plus indépendantes,

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