‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générale les plus indispensable à tousChapitre 88 sur 614 · GALION · texte numérisé non relu

GALION

bité ordinairement |>ar quelques nègres , et nommé Puertoiiello. Cette misérable plage devenait tout à coup le théâtre d'une foire immense .- pendant quarante joursque les galions y demeuraient au sortir de Carthagèoe, il s'y faisait un tel mouvement d'or et d'argent en lingots, en barres, eu poudre, eu paillettes, que U valeur approximative*»! parait incroyable. De Puerto-Bello , ils ralliaient Cartbagène : c'était leur point de départ pour La Havane, où s'opérait leur jonction avec la flotte, qui revenait de ta Vera-Cruz, chargée de-* produits de toutes les mines du Mexique. Tous ensemble (ai-aunt ensuite route peur l'Europe, en s'élèvent eu Word par le canal de Itahama.

Quand Philippe II eut ouvert des échange* direct» entre te* il^s l'bilippines et la cote occidentale de l'Amérique, ce furent encore les galions qui colportèrent ce nouveau commerce de monopole à travers la grande mer du Sud. Chaque année, vers le mois de mars, le vice-roi de le ItouveUc- Kspagne. faisait publier que le galion d'Acapulco était en chargement pour Manille. Cotte cargaison de départ ne consistait qu'en or et argent en lingots ou monuayés ; sa valeur «'devait à 10 ou 1 5,000,000 de francs. Il apportait , au retour, d.s mousselines, des soieries, de riches porcelaine», de Chine, et toutes les épiées précieuses dont l'Inde abonde. I.#s dimensions de ce galion étaient énormes ; «on port variait entre 1 ,300 et 2,000 tonneaux. Quelle proie attrayante ces navires au lest d'or ne devaient-ils pas offrir à l'avidité des pirate* et des corsaires de toutes les nations en hostilité avec l'Espagne? Ce fut sur leur route que la république des flibustiers posa son aire; ce fut de la qu'elle leur tendit des gucts-apens : ces hardi* aventuriers n'étaient point arrêtés par l'appareil d'artillerie dont on armait les flancs du galion : les canons devenaient un ridicule épouvantait, la grandeur du navire le frappait d'inutilité pour le combat. Qui ne sait les croisières de Cavendish et d An son dans la mer du Sud, et les riches dépouilles qu'ils enlevèrent aux galions de Manille? Aujourd'hui , les conquêtes des Kspagnols, et leur commerce d'or et d'argent , et leurs galions, tout cela n'est plus qu'un souvenir historique.

Théoçènc Page, capitaine de rauteau.

GALIOTE. Les uns fout venir ce nom de l'italien gn~ liolla, diminutif de faim, c'est-à-dire petite galère; et cette désinence est bien ancienne, car on la trouve dans le latin du moyen âge : Substantiam civium galiottx régis et luràa pratdonum rapïnnt (Falco Baoeven tamis). D'autres tirent galMta du grec voXiiortv, nom que l'on donnait à l'espadon dans le Bosphore de Tance, et dont la galiote avait, dit-on, la forme. Du reste, H y avait une liaison intime entre la galiote et le pirate : la galiote se retrouve dans toutes les guerres on pilleries maritimes de Maure!» chrétien, et nafUères encore les corsaires harbaresqaes en faisaient grand usage. L'instinct du pillage avait révélé dans la galiote un excellent navire pour les guets-apens de In Moditerrannèe, car son gréement et sa construction étaient les mêmes que ceux de la felouque et de la galère; ses dimensions étaient inlermédi aires a celles de ces deux navire.

Quant à la galiote kotlandaise, c'est un bon gros et bien lourd bateau de Hollande (voyez Furra), tout bondé de marchandises, arrondi à l'avant et à l'arrière, avec des flancs larges et carrés, voguant péniblement entre deux eaux, tantôt par-dessus, tantôt |»r-dessous la vague. Entre la galiote hollandaise et la galiote barbaresque, il n'y a guère de commun que le nom. Leurs gréements même n'ont aucune ressemblance.

GALIOTE A BOMBES. Voyez Boubakdc.

GALIPOT , sultttamc résineuse assez semblable à la térébenthine, dont elle diffère cependant par sa consistance et sa demi-opacité ; sa couleur est Jaunâtre, sa saveur ai ocre et son odeur celle d'une mauvaise térébenthine, parce qu'elle retient un peu d'huile volatile, qu'on peut lui enlever par la chaleur et nn courant de vapeur d'eau. Le galipot ne se récolte qu'à la fin de l'automne. Comme la température n'est

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