BUBNA
commencement de la campagne de 1799. Plus tard il fit de lui son premier aide de camp; et en 1801 il travailla au ministère de la guerre sous la direction de Parchiduc avec le grade de colonel, Promu au grade de général-major, il assista en 1805 à la bataille d’Austerlitz sous les ordres du prince de Lichtenstein, qu'il accompagna au quartier général de l'empereur Napoléon, où il s'essaya avec assez de bonheur sur le terrain de la diplomatie, ainsi qu’il lui arriva encore plus tard après la campagne de {809. Nommé feld-maréchallieutenant, il fut chargé de la direction des remontes, et remplit à diverses reprises des négociations diplomatiques au commencement de la guerre dite d'indépendance; c’est ainsi, par exemple, qu’en 1812 il fut envoyé à Paris, et en 1813 à Dresde, près de Napoléon,
Lorsque l'Autriche se décida à faire cause commune avec la coalition, il reçut le commandement de la seconde division de cavalerie légère, avec laquelle il prit part à la bataille de Leipzig. Plus tard il pénétra en Suisse à la tête d'une première division dite légère, occupa Genève le 28 décembre 1813, puis, après avoir dispersé à Bourg en Bresse la levée en masse, il marcha sur Lyon. Mais ici Augereau V'arrêta au passage, et le contraignit à battre en relraite sur Genève, position dans laquelle il se maintint jusqu’à ce que les corps aux ordres de Bianchi et de Hesse-Hombourg fussent arrivés à son secours. Le prince de Hesse-Hombouïg prit à ce moment le commandement supérieur de ce corps d'armée. Quand la campagne fut terminée, Bubna fut nommé gouverneur général de la Savoie, du Piémont et du comté de Nice; et après le retour du roi de Sardaigne dans ses États, il conserva encore péndant quelque temps le commandement supérieur du corps d'occupation laissé dans le pays.
Après le débarquement de Napoléon de l'ile d'Elbe, en 1815, il marcha encore une fois sur Lyon à la tête du second corps de l’armée d'Italie, que commandait en chef le général Frimont, et il eut à lutter en Savoie contre le maréchal Such et jusqu’au moment où la prise de Paris par les troupes alliées mit fin à la guerre. 11 occupa alors Lyon sans résistance, y institua un gouvernement général et des tribunaux militaires chargés de mettre les récalcitrants à la raison, mission dans l’accomplissement de laquelle fut apportée une extrème rigueur.
Au rétablissement de la paix générale, l’empereur lui fit présent de plusieurs domaines situés en Bohème, et en 1818 lui confia le commandement supérieur effectif de la Lombardie, qu’il n'avait eu jusque alors qu’à titre de lieutenant. Lors des troubles du Piémont en 1821 , il obtint le commandement en chef des forces autrichiennes chargées de rétablir dans ce pays le vieil ordre de choses, et une nouvelle dotation en terres situées en Sardaigne fut la récompense des nouveaux services qu’il rendit en cette occasion. Toutefois, ce fut cette fois le roi de Sardaigne qui en fit tous les frais. Bubna mourut à Milan, le 6 juin 1825.
BUBON ( Médecine), de Bov&wv, aîne. On nomme ainsi les tuureurs inflammatoires formées par les glandes Iymphatiques sous-cutanées, et particulièrement par celles de laine, de l’aisselle et du cou. Les médecins admettent trois espèces de bubons, qu'ils distinguent par les épithètes de simple, pestilentiel et syphilitique : ces deux derniers sont compris par quelques auteurs sous le nom commun de bubons malins ; le bubon simple consiste dans Pinflammation primitive des glandes; le bubon syphilitique admet plusieurs variétés : on nomme primitif celui qui se montre avec les premiers symptômes du mal; consécutif celui qui ne survient qu’au bout d’un temps plus ou moins long; indolent celui dont la marche est lente, sans douleur et sans inflammation vive ; inflammatoire celui qui est rouge, dou- Joureux , et dont les symptômes s’accroissent rapidement.
Le traitement des bubons varie avec leur nature. Dans tous les cas, le séjour au lit et l'application de cataplasmes