BUCCAL
émollients suffisent souvent pour prévenir la maladie, Mais si, malgré ces précautions , l'inflammation marche avec rapidité, il faut avoir recours aux sangsues, aux applications émollientes et narcotiques, aux bains généraux, aux boissons rafraichissantes et légèrement laxatives, Lorsque les antiphlogistiques amènent un commencement de résolution dans la tumeur, il faut leur substiluer les applications résolutives, les emplâtres de Vigo, de ciguë, de savon; les frictions locales avec les préparations d’iode, celles faites autour de la tumeur avec l’onguent mercuriel, etc.
BUBON ( Botanique), genre de la famille des ombelifères et de la pentandrie digynie, ainsi nommé, dit-on, parce qu’anciennement on employait les feuilles d’une de ses espèces, le persil de Macédoine( bubon macedonicum), pour la guérion de l’inflamination des aines (voyez l’article précédent ).
BUBONE , nom d’une divinité des Latins, qui préidait aux soins et à la conservation des bœufs. Saint Augustin, dans la Cité de Dieu, dit, en se moquant des nombreuses divinités du paganisme, que les chrétiens ont eu des blés sans la déesse Ségétie, des bœufs sans Bubone, du miel sans Aellone , et des fruits sans Pomone. ;
BUBONOCELE (du grec Bovéwv, aîne, et x), tumeur), nom que l’on donne quelquefois aux hernies inguinales. Voyez HERNIE.
BUBULINE, matière extraite de la bouse de vache, et qui peut remplacer avantageusement cette dernière subslance dans la teinture des toiles (voyez Bousace).
BUCAIL, nom donné dans quelques endroits au blé noir ou sarrasin.
BUCARDE ( de Bouc, bœuf, et xaptu, cœur), genre de mollusques ainsi nommé à cause de la figure cordiforme de sa coquille. Ce genre appartient à l’ordre des acéphales, et ses diverses espèces habitent toutes les mers connues. On en recueille sur la plupart des côtes de l’Europe, et on les mange en beaucoup d’endroits. La coquille des bucardes est bivalve , et ses côtes sont dirigées de la charnière au bord; on en trouve un grand nombre à l’état fossile.
L'animal de la bucarde a le manteau largement ouvert par devant, bordé inférieurement de papilles tentaculaires; un pied très-grand, coudé au milieu, à pointe dirigée en avant ; deux tubes courts, quelquefois inégaux et bordés de papilles ; la bouche transverse, infundibuliforme, munie d’appendices triangulaires ; les branchies courtes et inégales. Ces molluques vivent le plus communément sur les bords de Ja mer. Ils s’enfoncent dans le sable à la profondeur de dix à douze centimètres, et y sont placés de telle sorte que les orifices de leurs tubes arrivent à la surface du sol, ce qui leur permet de tirer de l’eau leur nourriture. Sur les plages qu’elles habitent, on reconnaît leur présence aux jets d’eau qu’elles lancent par les trous dans lesquels elles sont retirées. Pour entrer dans ces trous et en sortir, elles ont un mode de locomotion particulier, que Réaumur a décrit avec détail.
BUCCAL (de bucca, bouche), c'est-à-dire qui a rapport à la bouche. On appelle, par exemple, membrar. buccale la membrane muqueuse qui tapisse la cavité de Ja bouche ou cavilé buccale, et qui forme les replis connus sous les dénominations de /reins des lèvres, de la langue, des gencives, etc. ; elle est recouverte d’un épiderme trèsprononcé, et renferme dans son épaisseur une grande quantité de follicules muqueux , dits g{andes buccales, qui sécrètent une humeur visqueuse particulière, laquelle, en se mêlant à la salive, contribue à lubrifier la bouche.
On nomme artère buccale ou sus-maxillaire celle qui vient de la maxillaire interne, ou de quelqu’une de ses bran ches, comme de la temporale profonde antérieure, de lalvéolaire, etc., et qui distribue ses rameaux au muscle buccinateur et à la membrane muqueuse de la joue. La veine buccale suit l'artère du même nom, et se distribue comme elle,