‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 367 sur 556 · CARNÉES — CARNIOLE · texte numérisé non relu

CARNÉES — CARNIOLE

premier surtout, un succés universel. En 1828 Carnicer fut appelé à Madrid, pour y prendre la direction de l'orchestre du Théâtre royal; mais depuis 1845 il a cessé d'écrire. Il a aussi professé depuis 1830 la composition au conservatoire de Marie-Christine. Carnicer est mort le 17 mars 1866, à Madrid. On a encore de lui une foule de mélodies et de chants devenus bientôt populaires; el quoique chargé de la direction de l'opéra italien, il s'est constamment eflorcé de créer un opéra national en Espagne. U

CARNIFICATION ( de caro, carnis, chair, et fieri, devenir : formation de la chair ou transformation en chair). En pathologie, on désigne sous ce nom la transformation en une substance molle et rouge comme la chair, qu’on observe soit dans les parties dures, soit dans le parenchyme spongieux du poumon. La prétendue carnification des tissus fibreux, fibro-cartilagineux et osseux, qui sont les plus denses et les plus durs chez les animaux vertébrés, n’est point une transformation en une véritable substance charnue identique à celle des muscles. C’est un vrai ramollissement de ces tissus, qui dans l’état morbide se transforment en tissu cellulaire infiltré dans ses interstices de fluides qui s’y concrètent. Il en est à peu près de même à l'égard du poumon, dont le tissu spongieux né subit point la transformation en tissu cellulaire, mais se trouve disposé à se laisser envahir pendant les maladies de cet organe par les fluides, qui d’abord ne font que l’engorger (engorgement des poumons ), et qui dans un degré plus avancé de ces maladies s’épaississent, se coagulent et produisent ce qu’on a encore nommé la carnification ( transformation en chair ) ou l’Aépalisation ( transformation en tissu hépatique ou du foie ) du poumon. Il n’y a point ici encore changement du tissu des poumons en chair musculaire, ni en parenchyme du foie; il y a eu dans l'organe pulmonaire, naturellement mou et perméable à l'air, une condensation par coagulation des fluides accumulés, telle qu’il est devenu imperméable aux gaz, et qu’il va au fond de l’eau au lieu de surnager comme auparavant. Les pathologstes savent très-bien distinguer cette condensation ou engorgement dense du poumon, d'avec l'espèce d’endurcissement de ce viscère, qui résulte de sa compression par unépanchement séreux ou purulent à l’intérieur de la plèvre. Dans ce dermier cas cet organe, réduit à un très-petit volume, non crépitant, semblable à ce- Jui du fœtus, non gorgé de sang, reprend ses dimensions naturulles lorsqu'on pousse de l’air avec force par les bronches.

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