‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 2)Chapitre 98 sur 556 · ANS · texte numérisé non relu

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ration. On eut cependant à lui reprocher une fâcheuse déviation de ses principes, un grave écart de sa philanthropie habituelle, lorsqu’à l’occasion du complot de la machine infernale du 3 nivôse il demanda, par une lettre insérée dans les journaux, pour les attentats contre la vie du premier consul le rétablissement du supplice de la roue et de l’écurtèlement. Bonaparte, il est vrai, l’avait nomme l’année précédente directeur de l’hospice du Val-de-Grâce, mais c’était pousser un peu trop loin le sentiment de la reconnaissance |

Membre de l’Institut, il se retira, dans ses dernières années, d’abord à Franconville, dans la vallée de Montmorency, où il possédait une jolie maison de campagne, qu’il vendit, puis à Argenteuil, où, propriétaire de vignes, il imagina des procédés pour donner à leurs produits une qualité presque égale à celle des vins de Bourgogne. On prétendit, il est vrai, que sa recette exigeait l'emploi de substances qui porteraient le prix du vin amélioré au même taux que celui du neCtar bourguignon , ce qui diminuait les avantages de la découverte. Cadet de Vaux est mort en 1828, chez son fils, à Nogent-les-Vierges , près de Creil, âgé de quatre-vingt-cinq À Oury.

CADÈTES et CALÈTES, deux peuples des Gaules, que l’on a quelquefois confondus, et dont il est parlé dans les Commentaires de César, éans Plolémée, dans Strabon, et qui paraissent avoir habité, les premiers l'emplacement actuel du diocèse de Bayeux, les seconds le pays de Caux.

CADETS, terme de relation, qui s'emploie généralement pour désigner les enfants d’une famille qui viennent après l’ainé ou le premier né : natu minor, junior frater, soror (cadet ou cadette). Le second de la famille, le puiné, prend à son tour le titre d’ainé à l'égard de ceux qui viennent après lui, et qui sont ses cadets ou puinés, et ainsi de suite jusqu’au dernier ou plus jeune de la famille. Jadis, le titre de cadet, qu’on écrivait capdet, et qui vient, selon Ménage, de la basse latinité capiletum (petit chef), parait avoir été dévolu spécialement au second de la famille : Borel confirme cette opinion, en disant qu’en Gascogne on appelait les aînés capmas , et capdeto ceux qui étaient Les plus proches après l'aîné, quasi minora capita.

On appelle branche cadette d'une maison celle qui est sortie d’un cadet, par opposition à la branche aïnée, nom de celle qui est issue de l’ainé.

Dans le partage des biens, en plusieurs pays et à des époques différentes, les aînés ont été avantagés au détriment des cadets. La coutume de Caux, en Normandie, par exemple, donnait tout à l’aîné , ne laissant qu’une faible légitime aux cadets. Voyez Ainesse (Droit d’), MasoRaTs, PRIMOGÉNITURE , etc.

[On a appelé cadets, dans l’armée française, de jeunes volontaires, servant sans paye, sans être enrôlés, portant l'enseigne de la compagnie et restant tout à fait libres de renoncer au service. Quelques auteurs les ont comparés aux bénéficiaires romains. L'ordonnance du 25 février 1670 défend d'admettre dans une compagnie plus de deux de ces cadets. De cet usage résulta celui des cadets élevés aux frais de l’État, afin d'alimenter d'officiers l'armée de terre. Depuis Louis XIV jusqu’à la révolution ils figurent, à diverses époques et sous différentes formes , dans la composition de notre armée ; leur avancement les amenait au grade d’enseigne ; leur âge militaire était fixéentre quinze et vingt ans. Louvois créa quatre mille cadets, en 1682, et les réunit en six corps ou compagnies. Ces pépinières d'officiers ne remphrent pas son attente, et tous les sujets sortis de ces foyers de mutinerie servirent si mal, comme le témoigne Dangeau, que, sur les plaintes des colonels, Louis XIV fut réduit à casser les compagnies en 1692. Par l'ordonnance du 12 décembre 1726, Leblanc rétablit à Metz lés six compagnies de cent cadets; en 1729 elles furent amalgamées en deux compagnies de trois cents hommes chacune; en 1732 on les 2U

réuni, en une seule, de six cen{s jeunes gens, qui fut supprimée en 1733. Le cardinal de Fleury attacha des cadets aux régiments, et leur donna des ecclésiastiques pour précepteurs. D’Argenson abolit celte institution ; mais les ecclésiastiques restèrent dans certaines armes, et leur rôle ne consista plus qu’à dire la messe. Telle est l’origine de la permanence des aumôniers dans une partie des corps français, si l’on en croit Xavier Audouin.

Il fut de nouveau placé dans les corps, en 1776, des jeunes gens, que l’ordonnance du 25 mars nommait cadets yentilshommes , et qui sortaient de l'École militaire; il en était attaché un à chaque compagnie de cavalerie et d'infanterie ; ils Staient confiés aux soins d’un mentor ; ils faisaient le service de soldat, sauf les corvées, ne recevaient, au reste, aucune éducation particulière, et n'avaient point de maîtres ; ils passaient par tous les grades de bas officiers. Cette institution dura peu; elle était supprimée en 1782. Le conseil de la guerre affecta, en 1788, aux fils et neveux des officiers deux places de cadets gentils-hommes par régiment, et distingua leur habit par une petite aiguillette. Le révolution a fait disparaître en France ces priviléges et la dénomination de cadets. Il a existé des cadets dans les milices russe, américaine, autrichienne, bavaroise, danoise, des Pays-Bas, hessoïse, prussienne , wurtembergeoisc, portugaise; mais enfin la voie du concours pour l'avancement a partout prévalu, et les cadets ont perdu leurs anciens priviléges : ils ne deviennent plus indistinctement officiers, qu’ils soient capables ou non. La langue aflemande a germanisé le mot cadet. Toutefois aujourd'hui les cadets d’outre-Rhin ne sont plus que les élèves des écoles militaires, d’où ils sortent, comme en France, avec l’épaulette de sous-lieutenant, G*! Barpnn. |

CADETS DE LA CROIX. Voyez Camisanps.

CADHY ou CADI, CADHY AL CODAT, CADHY EL ASKER. Voyez Kai.

CADIÈRE (CarTuEriNE). Voyez Ginarp (Le Père).

CADIX ou CADIZ, l’une des plus importantes et des plus riches villes commerciales de l'Espagne, chef-lieu de la province du même nom, formant l'extrémité méridionale du royaume de Séville en Andalousie,est située à l'extrémité nordouest de l’étroite langue de terre de l'Ile de Léon que le canal de Santi-Petri sépare du continent en même temps que le Puente del Zuar la meten communication avec lui. Comme place forte, Cadix est un des points les plus importants de toute l'Espagne, attendu que les rochers qui l’environnent au nord, à l’ouest et au sud, forment comme une ligne naturelle de fortifications où l’art a élevé de nombreux bastions et que protègent en outre les redoutables forts San/a-Catalina et San-Sebastian , tandis qu'au nord-est l'approche en est rendue d’une difficulté extrême par de dangereux bancs de sable, en même temps que par des rochers à fleur d’eau. Cadix ne peut donc être attaquée que du côté le plus étroit de la presqu’ile sur laquelle elle est bâtie, et c’est aussi en cet endroit qu'on a réuni les moyens les plus propres à la défendre. Sur cette langue de terre, qui n’a pas moins de 30 kilomètres de développement , une route, couverte par deux murailles et protégée par le fort de La Cortadura ainsi que par la redoute La Glorieta, conduit à la ville de San- Fernando, bâtie sur le canal de Santi-Petri; et à l'extrémité septentrionale de ce canal, protégé par une série de batteries et d'ouvrages avancés et défendu au sud par le fort de Santi- Petri, se trouve l'arsenal appelé La Caraca. Au nord-est de la ville, la baie de Cadix forme un beau port, assez spacieux pour recevoir des vaisseaux marchands de toute grandeur, érigé en port franc le 21 février 1829, maïs qui a perdu ce privilége au mois de septembre 1832. Sur la rive nord de la baie on trouve l'embouchure du Guadalete, située audessous de Cadix , en face de la ville de Puerto-Santa-Maria, Au sud-est elle se rétrécit de manière à ne plus former qu'un canal de 500 brasses de large, défendu par les forts

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