BLASPHEME — BLASTODERME
lombricoïde ; mais comme dans plusieurs insecteset annélides
elle se dérobe de très-bonne heure à l’observation , et que je
n’ai pu examiner ces entozoaires qu’une seule fois à l’état
frais, ce résultat négatif ne peut pas être considéré comme
une exception à la règle commune. Il est vraisemblable que la
vésicule du germe est la première partie de l’œuf. En ce qui
concerne les animaux inférieurs, je crois pouvoir soutenir
cela en toute assurance. Cela est également vraisemblable pour les animaux vertébrés; mais it est très-difficile de
constater la chose par l’observation. Dans les premiers temps,
elle est toujours située vers le milieu de l’œuf, d’où elle se
porte ensuite à sa surface. L'époque à laquelle elle se montre
à la surface de l’œuf varie considérablement ; cela se fait
de bonne heure dans les oiseaux, plus tard dans les lézards
et les serpents, et plus tardivement encore chez les écre-
visses et les batraciens. Elle disparaît vers l’époque de la. maturité de l’œuf, sort tout à fait du vitellus ( comme j'en ai
fait la remarque particulièrement sur les grenouilles), et
crève alors sans doute, puisqu'on n’en trouve plus de traces
par la suite. Dans les animaux inférieurs, cette vésicule m’a
paru être simple, formée d’une membrane unique, le plus
souvent absolument diaphane, et renfermant un liquide trans-
parent, qui contient néanmoins de très-petits granules. Chez
les oiseaux eux-mêmes, cette vésicule ne m'a offert égale-
ment qu’un feuillet, quoiqu'il semble , comme Purkinjé en a
fait aussi la remarque, que la masse qu’il avoisine soit retenue
par unemembranule. Dans les lézards et les serpents au con-
traire il y a unemembrane granuleuse, obscure, qui est située à l'intérieur d’une tunique externe, entièrement transparente,
Dans l’eau, ces deux lames se séparent, et l’interne s’affaisse sur elle-même. La masse qui entoure la vésicule du germe diffère presque toujours du reste de la masse du vitellus ;
ordinairement elle est moins colorée ; quelquefois elle l’est davantage. Je dois dire que je n’ai pas pu reconnaître cette masse environnante dans quelques œufs d'animaux inférieurs; mais comme elle est très-grande dans beaucoup d’helminthes (vers), dans des mollusques acéphales et gas-
téropodes ainsi que dans les crustacés, je ne puis m’em-
pêcher de croire qu’elle soit une partie constituante de
l'œuf vrai, d'autant plus que pendant la maturation de ce-
lui-ci elle semble subir des changements qui font qu’on ne: la reconnaît plus par la suite d'une manière distincte. Je ne
doute pas de l'existence générale d’une masse particulière qui entoure la vésicule du germe. Je suis moins certain des
rapports que cette masse peut avoir avec la formation du
blastoderme.»
M. Bauer compare ensuite la vésicule du germe avec l’ovule dans les animaux inférieurs et chez les vertébrés ovipares, avec les mêmes parties dans les mammifères ou vertébrés vivipares, et conclut que dans ces derniers c’est la vésicule du germe qui se convertit en œuf et devient le berceau de l'embryon , tandis que, dans les ovipares, cette vésicule disparaît dans l'œuf. L. LAURENT.
BLASTODERME (de fhucrés, germe, et de dépue, peau, membrane : c’est-à-dire membrane du germe). Ce nom, introduit dans la nomenclature de l'embryogénie par , Pander, désigne une partie de la cicatricule. Celle-ci est dans le langage ordinaire la tache blanche dans laquelle le poulet se forme. Pander y distingue deux parties : 1° un disque rond, dans lequel se développe le fœtus, et qu'on peut par conséquent appeler blastoderme , 2° la petite masse située au-dessous de cette membrane, qui subit certaines métamorphoses comme toutes les parties contenues dans l'œuf, et que j'appellerai désormais noyau de lacicatricule.
D'après les déterminations que cet auteur a données sur le blastoderme, cette membrane est formée dans l’œuf non couvé d’une couche de grains adhérents les uns aux autres; son tissu est par conséquent globulineux. Mais, après que l'œuf a été exposé à la chaleur de l'incubation, le blastoderme ne reste pas dans cet état de simplicité, Vers la