‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 3)Chapitre 525 sur 527 · BRUNOY · texte numérisé non relu

BRUNOY

long voyage à pied dans le modeste costume d'un pèterin vulgaire, en sandales, le bourdon au poing, l’escarcelle à la ceinture, etc. ; mais il n'avait pas l’intention de partir seul : trente hommes devaient l'accompagner, et il assurait à chacun d'eux une prime de 600 francs payée avant le départ, et une pension viagère à ceux qui reviendraient avec lui en France. Tous les frais de route d’ailleurs à sa charge. Ce pèlerinage n’eut pas lieu. A ces conditions cependant, il ne devait avoir que l'embarras du choix. L'obstacle n’était pas là; Brunoy avait plus de vanité que de dévotion; il ne vit plus que l'ennui et la fatigue d’un si long voyage, sans faste, sans éclat, sans rien qui le distinguât des mercenaires qui l’escorteraient, et il y renonça.

L'heureux successeur de Pâris-Monmartel dans l’exploitation des finances de la France, le banquier favori du régent et de Lows XV, Beaujon, eut aussi des fantaisies de. grand seigneur. Mais ses folies furent d’un autre genre que celles du marquis de Brunoy. N'oublions pas qu’il fonda à Paris un grand établissement de bienfaisance, auquel les pauvres ont donné son nom. Que reste-t-il du marquis de Brunoy? Le souvenir d’une stérile et scandaleuse prodigalité et celui de son interdiction, sollicitée et obtenue par ses parents. Durex ( de l'Yonne).

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