‹ Dictionnaire de la conversation et de la lecture inventaire raisonné des notions générales les plus indispendables a tous (volume 4)Chapitre 114 sur 552 · E. DE CHABROL · texte numérisé non relu

E. DE CHABROL

GARDE CONSULAIRE ou GARDE DES CONSULS, Bonaparte, que la garde du Directoire avait aidé à exécuter le coup d'État du 18 brumaire, en fit sa garde particulière, et la porta bientôt de 360 hommes à 2,089. Elle s’accrut, de 1800 à 1803, de corps empruntés à presque toutes les armes spéciales del’armée, A la bataillede Marengo elle se couvrit de gloire. Lors de l’avénement de Napoléon au trône impérial, cette garde se composait de 3,344 fantassins (grenadiers et chasseurs), 2,154 cavaliers (grenadiers et chasseurs également), 682 artilleurs et 764 marins : total 6,944 hommes. Il fallait pour y étreadmis avoir fait quatre campagnes, avoir obtenu des récompenses pour actions d'éclat, ou avoir été blessé. Elle devint le noyau de lagarde impériale.

GARDE-CÔTES. Avant la révolntion de 1789, il existait en France des corps de milices spécialement chargés de la garde des côtes : ces corps portaient le nom de régiments

| garde-côtes. Is étaient affectés à la défense du littoral et au

service de ses batteries. Les régiments garde-côtes furent compris dans le licenciement des milices provinciales opéré à la suite du décret du 4 mars 1791. De ce moment la garde et la défense des côtes furent confiées à la garde nationale, concurremment avec la troupe de ligne, jusqu’à la loi du 9 septembre 1799, qui créa trois bataillons de grenadiers garde-côtes , et cent trente compagnies de canonniers volontaires garde-côtes. Un arrêté des consuls, du 28 mai 1803, modifia et fixa définitivement cette organisation. Les canonniers garde-côtes avaient l'uniforme blanc, avec revers, passe-poils et retroussis rouge clair. Ils ne furent pas plus épargnés par la Restauration que les autres institutions militaires qui pouvaient faire omhrage aux étrangers : une décision royale en prononça la suppression le 4 juin 1814. Un des premiers soins de Napoléon, à son retour de l’île d’Elbe, fut de rétablir ce puissant auxiliaire de son armée; mais une nouvelle ordonnance du 14 août 1815 rapporta bientôf le décret impérial du 15 avril précédent. Le gouvernement de Juillet, en reprenant le principe des garde-côtes, dut naturellement se borner à en faire l’applicafion sur les seuls points de la côte exposés à une surprise. En conséquence, une ordonnance du 1° août 1831 créa quatre compagnies de canonniers garde-côtes dans les possessions françaises , au nord de l'Afrique ; et le 17 octobre 1833 ce nombre fut porté à six. Ces compagnies, disséminées dans les batteries de la côte, contribuent, avec les croiseurs de la station navale, à écarter toute chance possible de débarquement.

On donne encore, dans la marine, le nom de garde-côtes aux croiseurs de diverses dimensions, dont nous venons de parler, et qui sont chargés, tout en veillant à lasûreté du littoral, de protéger les bâtiments marchands contre les corsaires et les pirates et d'empêcher le commerce interlope.

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