GARDES DE LA MARINE — GARDES DU CORPS
les cerémonies publiques, à ses repas, au spectacle, etc, En 1474 et 1475, Louis XI créa deux nouvelles compagnies de gardes du corps, qui prirent la dénomination de première et deuxième compagnie française; elles furent formées des archers attachés aux deux compagnies de cent gentilshommes, quiavec la compagnie écossaise composaient la cavalerie de sa garde (voyez Gare ROYALE). François I°° institua une troisième compagnie française, en 1514 (ou 1545). Sous le règne de ceprince, et à la même date, la compagnie écossaise conserva son nomet son rang, mais ne fut plus composée que de gentilshommes français. A cette époque, les quatre compagnies, y compris les archers du corps, formaient un total de 430 gardes. Louis XIV éleva cette garde de 680 à 1,600 hommes ; à la fin du règne de ce prince, elle était réduite à 1,440. La reine mère et le duc d'Orléans avaient aussi chacun leur compagnie de gardes du corps.
Les gardes du corps portèrent successivement le casque et la cuirasse, le chapeau et l’habit galonnés, l’are et les fièches, l’arquebuse, le pistolet et la javeline, la carabine et le mousqueton, l'épée et le sabre. Chaque compagnie avait son étendard et sa devise particulière, Avant la révolution de 1789, ils se recrutaient parmi la noblesse du royaume ; il arrivait cependant quelquefois qu'après une campagne désastreuse, on remplissait les cadres éclaircis par le boulet avec des cavaliers pris dans les régiments de cavalerie de l’armée. Ces exemples étaient toutefois fort rares, par£e que ce moyen déplaisait à la noblesse; et la cour ne l’employait qu'avec la plus grande réserve. Supprimés par la révolution, le 12 septembre 1791, les gardes du corps reparurent avec la Restauration; mais au lieu des quatre compagnies, l'ordonnance du 12 mai 1814 en rétablit six, fortes chacune de 287 hommes, officiers et gardes, non compris l’état-major, La première conserva la dénomination de compagnie écossaise ; les cinq autres prirent celle de Gramont, Poix, Luxembourg, Wagram et Raguse. Elles se recrutaient originairement parmi de jeunes nobles, ou prétendus tels, à qui leurs parents assuraient une pension annuelle de 600 fr. A seizeans ils étaient reçus surnuméraires, s’entretenaient deux ans à leurs frais, et prenaient ensuite rang parmi les gardes titulaires, La maison militaire du roi ayant été licenciée au retour de l’empereur de l'ile d’Elbe, les six compagnies de gardes du corps subirent la même destinée. Les quatre premières furent rétablies en 1815, et l’on supprima définitivement les compagnies de Wagram et de Raguse. L'ordonnance du 30 décembre 1818 maintint le surplus des gardes du corps sous forme de quatre brigades, représentant deux escadrons et 1,400 gardes, divisés en trois classes, ayant rang de lieutenant en premier, lieutenant en second, et sous-lieutenant. Ceux de troisième classe étaient choisis parmi les élèves des écoles militaires et les sous-officiers de la ligne remplissant les conditions voulues pour devenir offieiers. Au-dessus des trois classes de gardes, chaque grade, laissé à l'option du roi, avait son assimilation dans l'armée: le capitaine était lieutenant général ; le lieutenant, commandant, et le major, maréchal de camp ; le lieutenant, colonel; le sous-lieutenant, lieutenant-colonel ; le maréchal des logis chef, chef d’escadron; le maréchal des logis, capitaine-commandant le brigadier, capitaine en second, Une ordonnance du 22 mai 1822 attribue, jusqu’au grade de colonel, le grade supérieur à tout officier employé dans les gardes du corps, du jour où il avait accompli huit années passées dans les fonctions inférieures.
L’uniforme des gardes du corps était magnifique : il se composait d’un habit bleu de roi, avec collet, parements et retroussis écarlates ; la poitrine, le collet, les parements, les poches, couverts de brandebourgs et de boutonnières en galon d’argent; le pantalon en drap bleu ou en casimir blanc ; le casque formé d’une bombe droite, en plaqué d’argent, entouré d’une peau de veau marin, ainsi que Ja visière et le couvre nuque; la banderole de giberne en galon d’argent ; les épaulettes et aiguillettes, de même ; mousqueton à baïonnette, sabre de cavalerie, pistolets, La couleur de la